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Au Pays des Lettres

Au Pays des Lettres

P H O T O S
Mercredi 27 Juin 2007
To be continued...  - Mon blog
Salut tout le monde ;

Rendez-vous à la nouvelle adresse : simplemind.hautetfort.com

A toute
Rédigé par Simple Mind le Mercredi 27 Juin 2007 à 01:25 | Permalien | Commentaires (6)

Vendredi 22 Juin 2007
News  - Fun
Après presque deux jours de commentaires interdits, je me rends à l’évidence : je suis assez causante pour ne pas supporter de pondre des billets, recevoir d’intéressants commentaires, sans avoir la possibilité d’y répondre.

Mon attachement à ce blog est très fort, mon attachement à vous qui faites son charme, l’est plus.

Wa 3alaîh, la décision a été prise pour changer de plateforme.

Etant donné mon indisponibilité permanente (ma paresse aussi, mais bon schuuut !;) ), une personne qui m’est très spéciale se chargera du travail colossal de récupération des billets.

J’ignore encore si les commentaires pourront aussi être rapatriés, mais je reste confiante que l’avenir nous réserve encore plein plein de commentaires, et d’intéressantes choses à partager…

Avant de vous libérer de ce speech insensé causé par une mauvaise digestion des steaks pris à midi, je tiens à exprimer mes sincères remerciements à mon précieux ange gardien, et ma plus grande gratitude à vous qui êtes arrivé(e)s à me supporter jusqu’à la dernière ligne*.

Je vous aime ;))))))))

* Les lectures diagonales, les sauts de lignes sont exclus ;)
Rédigé par Simple Mind le Vendredi 22 Juin 2007 à 03:06 | Permalien | Commentaires (9)

Mercredi 20 Juin 2007
Trop, c'est trop!!  - Mon blog
Alors là c’est vraiment la meilleure !

Qu’il me fasse subir ses sauts d’humeur je veux bien;
Qu’il ne soit pas fan des vidéos et de la zik c’est pas grave;
Qu’il n’arrive pas à bien tenir ses comptes, ce n’est pas la fin du monde;
Qu’il ignore complètement mes amis, je peux laisser passer;
Mais de là à m’interdire de m’exprimer, de parler, non, je n’en peux plus...

C’est qui ??
Et bien c’est mon sympa fils de sympa blog.

Pas de vidéos, pas de fichiers audio à partager, statistiques non disponibles en permanence, liste des favoris impossible à afficher, et la dernière il BLOQUE mes PROPRES COMMENTAIRES. Oui oui, mes propres commentaires.

La recherche d’un autre partenaire me parait difficile, tant de belles choses que je ne voudrais pas perdre, que faire ??
Rédigé par Simple Mind le Mercredi 20 Juin 2007 à 03:02 | Permalien | Commentaires (10)

Mardi 19 Juin 2007
......  - SIMPLE Confidences

Rédigé par Simple Mind le Mardi 19 Juin 2007 à 00:49 | Permalien | Commentaires (3821)

Mardi 12 Juin 2007
Wake up  - Mon blog
Trop de choses sur le cœur, trop de choses sur les épaules, un tourbillon de sentiments, des nouveaux découverts, des anciens interpellés, une bonne masse de travail et un examen raté…

FEDERER battu, la garde robe à changer, des cervelles à faire sauter, et un collègue qui veut sauter

La cerise sur le gâteau, une attaque massive des spammeurs descendants et transcendants de viagra.

Elle est belle la vie, hein ??
Rédigé par Simple Mind le Mardi 12 Juin 2007 à 23:25 | Permalien | Commentaires (21)

Mardi 29 Mai 2007
Compte rendu!!!  - SIMPLE Life
Au Centre de Beauté

Oui oui, j’y suis allée !!!En effet, après quelques essais pour me maquiller personnellement, j’ai fini par un reflet de miroir inquiétant, et un visage sens dessus dessous, trop de khoul sous l’un des yeux, pas assez sur l’autre, alors on a décidé A et moi de laisser les professionnels faire leur travail.
Nous avons galéré un moment parce qu’on avait pas pris de rendez vous à l’avance, mais nous avons fini par nous faire accepter entre deux rendez vous.
Allongées sur les fauteuils, et de la bonne musique de fond, les maquilleuses semblaient agiter leurs pinceaux comme des artistes. Au bout d’une demie heure A avait fini, elle était belle comme le jour.
Moi, étant donné que je posais trop de questions, et que je faisais bouger les eux dans tous les sens pour observer les mouvements des visiteurs, la maquieuse a prolongé son mandat et a pris une heure pour me pomponner le visage. Pour me punir de ma grande curiosité et mon indiscipline, elle refusait, malgrés plusieurs tentatives, de me laisser regarder le miroir avant d’avoir terminé. Au contact du khoul mes yeux se mettaient à larmoyer…bon bref, ce n’était pas un exercice aisé pour nos deux.
Enfin, elle m'a fait signe de me relever, et là surprise :Un autre visage
J’ai ouvert grands les yeux, aouaaaaaaaaaaaaaaaaaah, ça peut pas être moi : dak les yeux grands grands bien tirés, le teint doré, les cils courbés à souhait, les lèvres dessinées à la perfection, ……………j’ai muté…………………………………………………j’étais devenue Hyafa…..............

Pour ne pas estomper le charme du visage avec mes bouclettes rebelles, on m’a VIVEMENT recommander de faire une petite coiff (c’est comme ça qu’on l’appelle apparemment).
Bon au final, je suis sortie du centre en réfléchissant sérieusement à changer de métier !!!

A la fête
Le mariage se tenait dans un hôtel 5 étoiles. A l’entrée, il y avait des fillettes de 16-18 ans, en guise d’apprenties neggafa, qui répétaient le SLA ou SLAM à chaque arrivage des invités.
La salle était immense, de grands lustres l’ornaient, l’orchestre avait déjà commencé à chantonner quelques « Amdahs », et « MAOUAWIL »
Après des small talks avec les hôtes, nous avons fini partrouver des places sur une table plutôt bien située selon les normes PEE « Piste -- Entrée -- Estrade».
Une fois installée, j’étais vite rassurée quant à la question existentielle qui me harcelait toute la route « en avait je trop mis ? » : en fait la salle était remplie à 85%, la balade visuelle parcourait un joli spectacle, les belles tenues, les jolis tissus, les coiffures bien soignées, et des rivières de couleurs sur les visages : tout le monde avait bonne mine, tout le monde avait la peau matte, toutes les femmes avaient les cils battants, enfin on dirait qu’on était sur une île de beauté, de charme et de bon goût.
Les 18 % restants (car il y en a tjrs un peu plus que prévu), continuaient à affluer : les démarches de princesses, les bras de princes, les costards bien tirés, les barbes soignées, lmouhim, tout le monde 3ala singuit 3achara (ptit clin d’œil à Jihane).
Sauf que je m’ennuyais trop, habituée au grand chahut de nos mariages de 3roubia, et freinée par la délicatesse des gestes et les paroles au mot près des co-table, je trouvais ma consolation dans les amuse-gueules -bien maquillées cette fois-
Le3roussa est venue à temps, pour que l’orchestre change de registre et diffuse des morceaux moins monotones. Elle était belle comme le jour, avait les yeux grands ouverts de trac, et semblait respirer difficilement.

J’ai profité de l’occasion pour traîner mon amie à la piste. Et c’est au moment où j’essayais de relever un peu ma tekchita pour entamer le déhanchement, que j’ai constaté une danse uniforme, une sorte de chancellement genre « je danse mais tout lentement pour ne pas froisser ma tenue, ni abimer mon maquillage et pour rester CLASS ». j’ai essayé de m’acclimater pendant un moment avec le code régnant, puis profitant d’une YAIILI YAIILI qui a attisé toutes les envies de bouger, je me suis plongé dans la foule, et dansé de plus belle.

Affammée, j’ai regagné la table au bon moment car qu’on avait commencé à distribuer de petits mets (briouates, chaussons, nems….) que je prenais avec modération pour aménager mon ventre au diner.
Et ce n’est qu’au bout du 5ème passage que j’ai compris que c’était ça le menu !!! A ce moment là, j’ai bien regretté la délicieuse pizza proposée par ma coloc, et bêtement refusée en perspective d’une bonne pastilla toute chaude et croustillante…
Après l’orchestre, c’était au tour de chikha khadija de faire bougers les c***. Leghrama battait son plein, et zid derdek aoued derdek s’est bizarrement transformé en « lève bien ta tenue déjà bien ouverte, pour faire apparaître tes jambes et la moitié de tes cuisses, tout en insistant un peu sur les talents pour bien marquer la qualité de tes sandales, et la beauté de ta pédicure », et du coup on avait un cercle qui se fermait sur l’artiste, représentatif de tout le boulevard EL MASSIRA (ZARA, MANGO, ALDO, PROMOD, MASSIMO DUTTI….alakh alakh)
Vers 4 h du matin, après quelques passages à la piste, pleins d’applaudissement, des photos prises avec les jeunes mariés, j’étais au bout de mes forces et l’appel de Morphée devenait plus persistant, plus alléchant que le grand gâteau blanc que les mariés ont mis une demie heure pour lancer son coup d’envoi.
Au retour, malgré la fatigue, la séquence des commentaires à chaud ne pouvait être zapée : iwa chefti O…, il n’arrêtait pas de mater moulat noir,
Tu parles, sa femme semblait bien fâchée, elle a à peine prononcé quelques mots …
Et la nana au caftan bleu, qui dansait..
T’as vu comment sa mère lui donnait les consignes pour bouger, et se mettre en valeur…
etc etc

En tout cas, ce que j’ai aimé le plus parmi tout ce tralala c’est la jeune mariée un peu stressée et son mari qui n’épargnait pas d’effort pour la rassurer et la détendre….Ils étaient trop mignons
MBAREK OU MES3OUD LIHOUM, O L3EKBA L3ENDKOUM, mais PLZ servez nous un bon dîner !!!
Rédigé par Simple Mind le Mardi 29 Mai 2007 à 02:07 | Permalien | Commentaires (63)

Vendredi 25 Mai 2007
SDF  - SIMPLE Life
Après une journée bien chargée, j’ai décidé de faire le tour des vitrines pour dénicher une tenue convenable au mariage du samedi.

Plusieurs magasins visités, différentes tenues essayées, j’ai finalement craqué pour une belle tekchita aux couleurs festives (el hayha mohammed !!), après une heure supplémentaire j’ai pu dénicher les sandales, le sac à main, et les accessoires.
Vers 09 H 00, j’avais bouclé mes courses, vidé mon portefeuille, et épuisé les dernières calories d’énergie qui me restaient. Sur la route vers la maison, je ne rêvais que d’une douche tiède, de quatre pots de mon yaourt préfèré, et du lit..
Devant la porte de la maison, surprise : je n’arrive pas à trouver les clès. Mon sac désorganisé n’aidant pas, j’ai du le vider, pour bien chercher, mais walou. Aucune trace.
Je m’acharne sur l’interphone, aucune réponse, personne n’est à la maison. J’appelle mes deux colocs, la première son portable est éteint, la deuxième est à des lieux de la maison, elle n’arrive qu’après deux heures. Je suis restée scotchée à la porte, que faire ? Mon désespoir ne fait qu’accentuer la fatigue, mes souliers me font mal, et je ne supporte plus de porter les multiples sachets.

Partir chez Lhajja Khadija (la couturière d’à côté) impliquerait des discussions prolifiques sur bnat lyoum, lem3arif qui s’est dénaturé, les franchises qui ne vendent que de la camelote aux prix excessifs… , et je me sentais pas d’humeur à en débattre. Je décide alors de me diriger vers le cyber du coin, au moins là, je pourrais surfer, lire, écouter de la musique, et éventuellement me débarrasser des chaussures.

Et me voilà entrain de vous écrire, SDF, fatiguée, crevée, souffrante !!

Bilan de la navigation, jusqu’à maintenant :

  • What a wonderful world * 2: pour me remonter le moral;
  • Beautifull liar *5 : pour appréhender le samedi
  • La danse de barry WHITE (ALLY MC BEAL) * 6 : ça me fait toujours sourire
  • Felicity and ben’s first kiss * 8 : ça me fait sourie mais autrement
  • What goes aroun comes around * 7 : j’adore sa musique
  • Blogs *n

    Il me reste encore du temps à faire passer, deux heures de ma vie limitée passée à attendre qu’on m’ouvre la porte !!?
    Ce qui me vient à l’esprit maintenant : ce que peuvent ressentir ceux qui n’ont pas de toit, qui doivent collecter des bouts de cartons pour se construire un toit aussi fragil que leur situation…
    Finalement, je n’ai pas à me plaindre, au moins, moi je sais que ça finira dans pas longtemps (enfin j’espère !!)

    Je pense que je vous ai assez assommé avec ma mésaventure, et un récit d’une piètre qualité, mais pour celles et ceux qui sont bien au chaud à leur maison, une petite pensée à ceux qui attendent que les boulevards soient désertés pour se faire leurs pseudo lits, et une toute petite pensée à moi ;-)
Rédigé par Simple Mind le Vendredi 25 Mai 2007 à 08:03 | Permalien | Commentaires (18)

Vendredi 18 Mai 2007
Torture  - Romances
La salle est comblée, des va et viens, le bruit des couverts se mêle à celui des humains,

tu es là, à l’autre bout de la table, ta bouche mâchant machinalement ton repas

Je te sens me fixer, je sens presque la chaleur de ton souffle me brûler

Je suis toute rouge, je n’arrive plus à respirer…

Je te supplie au plus profond de moi d’arrêter, tu ne fais qu’insister

Je rassemble toutes mes forces, je me force de me retourner

Ton regard est plus persistant que je ne l’imaginait,

ton visage est pâle, un timide sourire se trace sur tes lèvres…

ça semble durer une éternité…

Je baisse les yeux, je souhaite pouvoir plonger dans ce verre, je souhaite être invisible….

Ton regard acquéreur ne change pas, ta flamme semble s’attiser

Mais moi j’ai changé, mon cœur aussi, il n’est plus naïf, tes souffles ne le feront plus vibrer,

tes mots ne me feront plus rêver, je ne courais plus pour te voir, je ne me tuerai plus d’ennui quand je ne serai pas avec toi, je ne regretterai plus ma vie passé sans te connaître,

je ne perdrai plus la tête quand tu me dira « je t’aime », je ne te laisserai plus me le dire, je ne te laisserai plus m'aimer, je t’interdis de m’aimer…




PS: dédicace spéciale à une personne toute spéciale qui a choisi d'être à l'ombre (Oui c'est bien à toi ;-)))
Rédigé par Simple Mind le Vendredi 18 Mai 2007 à 07:24 | Permalien | Commentaires (13)

Jeudi 17 Mai 2007
Parfois  - SIMPLE Life
Il y a de ces jours, quand tu te réveilles le matin, tu sens que la journée sera toute particulière.

L’eau de la douche n’est pas suffisamment tiède, et tu ne sais pas quoi porter.
Au parking, la voiture est sale
Quand tu démarres, le clignotant du gasoil s’allume, et quand tu pars à la station de service, le gentil employé te fais remarquer que trois pneus sont dégonflés, et qu’il est temps de penser à la vidange.
Tu prends la route, tranquillement, tu te met un tube hit pour te dynamiser, et tu roules

Stop : le feu rouge sur Roudani, qui s’éternise..
Bon, les feux rouges, ça sert à réguler la circulation, c’est une bonne chose
Ouf, enfin c’est vert…

Sur ibnou Toufail, une longue file d’attente devant le feu rouge, ça avance lentement, patience patience!!!!! Au bout du quatrième feu vert, tu réussis à passer, c’est soulageant !!

Surprise : un accrochage du coté du siège de l’ONE qui bloque encore une fois la circulation.

Des gueules qui s’ouvrent, des klaxons qui assourdissent, de l’odeur du gasoil qui suffoque.

Un quart d’heure supplémentaire, tu arrives enfin au parking, toutes les places sont prises..

Après une randonnée dans les ruelles d’à côté, pleins de sourires et de demandes gentilles aux gardiens, tu arrives à caser la caisse

Tu prends l’ascenseur, tu franchis la porte du bureau, et tu es super en retard.

La réceptionniste-standardiste-secrétaire, te fais un petit sourire sournois, du genre, il est déjà là, il a demandé après toi!

Et quand le Windows XP se lance avec sa voix mélodieuse, le téléphone ne résiste pas à l’envie de l’accompagner:
Ring ring....
  • Alloo
  • Encore en retard, c’est la quatrième fois cette semaine (mais on est que Mercredi!!…), et la réunion peine à commencer à cause de toi
  • Ok, je viens

    A l’entrée de la salle, une opération de matage massif s’effectue, la moitié des présents sont des collègues, l’autre moitié des prestataires. La réunion dure deux heures, une heure et demi, pour relater ce qui devait se faire, et qui n’a pas été fait, et la demi heure restante pour rappeler encore une fois ce que l’on doit faire.

    En retournant au bureau, tu remarques une bonne pile de dossiers en attente de validation, de projets en suspens…parce que les délais ne sont pas respectés par les différentes parties, parce que certains se la coulent douce…

    Au milieu de tout ça, le portable sonne, et la copine est en larmes, elle vient de rompre avec son mec, pour la troisième fois ce mois. Tu essaies de la calmer :
  • faut pas trop dramatiser, vous allez vous réconcilier comme d’habitude, vous vous aimez…
  • non, non, jamais de la vie, celle là est la bonne, j’ai plus envie de le revoir, c’est fini…
  • bon, si tu le dis…
  • mais, c’est pas du tout évident, j’arrête pas de penser à lui…
  • Mmh, je vois
  • Dis, on se voit ce soir, j’ai envie de te parler..
  • Mais j’avais prévu autre chose..
  • Tu me laisse tomber aux moments difficiles de mon existence, je suis confuse, je ne sais pas quoi faire…
  • Mais….
  • A ce soir alors, bisou chérie
  • Bisou.

    Tu finis tes heures de boulot, tu prends tes affaires, et tu claques la porte.

    En rentrant chez toi, t’es fatigué, lessivé, t’as l’estomac qui te fais mal, (tu t’es énervé, et t’as faim), le visage poussiéreux, la tête lourde, les épaules tendus. En plus, vous recevez des gens, et tu dois faire acte de participation aux travaux, et de présence, une fois les mets servis.

    Ta tête ne cesse de se gonfler davantage, ta gorge se resserre, tes tripes aussi, tu n’as qu’une envie, fuir, partir loin, bien loin de tous ces tracas, bien loin de toi-même, sortir de ce corps et de cette âme en peine, de cette tête sans répit. Tu souhaites ne jamais avoir existé.
Rédigé par Simple Mind le Jeudi 17 Mai 2007 à 01:58 | Permalien | Commentaires (20)

Vendredi 11 Mai 2007
Entre espoir et fatalisme  - SIMPLE Essais
Desines timere, si sperare desieris.
Ces cinq mots latins signifient que l’on cessera de craindre en cessant d'espérer.

Finalement, la recette de la paix et de la quiétude n’est pas aussi compliquée !!
Pour se débarrasser des ses soucis, de ses craintes, de ses appréhensions,il suffit tout simplement d’arrêter d’espérer, d’aspirer, de désirer,d’entrevoir (et tous les synonymes possibles et imaginables..)

A première vue, ça paraît un peu fataliste : ne pas espérer pour ne pas craindre de rater ce que l’on espère, ne rien souhaiter pour ne pas être déçu par la suite…
Finalement, qu’est ce que la vie, si ce n’est des souhaits qu’on entreprend,qu’on réussit des fois, qu’on rate d’autres fois, et toute la richesse et l’expérience qu’on accumule entre temps…Comment allons nous vivre, et pourquoi faire, si nous ne manquons de projets, d’appétences, et d’ambitions pour les réaliser…Enlever cette composante à l’être humain, ne le mettrai pas au même diapason que les autres créatures, qui vivent, parce qu’ils sont là, parce qu’ils doivent le faire, parce qu’ils ne se posent pas de question…

Et qu’est ce qui fera que l’on ne réalisera pas ce que l’on souhaite ?L’homme est assez intelligent pour pouvoir réussir, une bonne partie, si ce n’est la majorité de ses désirs « possibles et logiques disons »..Là, apparaît un concept, assez ancien, classiquement évoqué dans les ouvrages de leadership, c’est ce qu’ils appellent l’effet WALLENDA, en référence à un acrobate de renom, mort, en glissant de sa corde lors d’un spectacle. Ainsi, cet acrobate est tombé, et est mort, le jour où il a concentré ses efforts pour ne pas tomber, et non pas pour marcher sur la corde.
Morale de l’histoire : on se destine inéluctablement à l’échec,quand on consacre toute notre énergie pour l’éviter.
On arrive quelque part ainsi à l’inverse de l’affirmation de départ : on ne réussit pas nos désirs, parce qu’on pense trop aux éventualités d’échec, et parce qu’on craint. Autrement dit, on aura nos espérances, on cessant de craindre.

En même temps, et d’un autre côté, le grand écran, à travers une histoire plus ou moins anodine, nous a fournit, une illustration nette et claire à ces mots. Tom HANKS en jouant Forrest Gump, en est l’incarnation même. Un homme simple, ordinaire, avec un QI pas trop élevé (quoique c’est superrelatif !!), qui a arrive à faire des exploits, à réaliser des choses, que les autres, en auraient bien envie. Forest Gump, s’il a pu faire ce qu’il a fait, ce n’est pas parce qu’il était motivé de le faire, ou parce qu’il souhaitait ardemment le faire, mais tout simplement, parce qu’il s’appliquait à bien faire ce qu’il se devait de faire. Telle une abeille studieuse, qui, à n’importe quelle situation, imposée par la nature, (par le destin disons pour les humains), elle ne tarde pas de s’employer pour bien faire sa besogne, sans trop se demander pourquoi elle doit le faire,pourquoi les autres, sans ruer dans les brancards, sans protester…
Et l’amusant dans tout cela est que Forest Gump était plutôt heureux, en tout cas, pas malheureux, sans prises de tête...Ceci fait entendre en filigrane, que dans n’importe quelle situation, l’homme peut se trouver et trouver son bonheur, ou au moins de la paix...
Rédigé par Simple Mind le Vendredi 11 Mai 2007 à 20:18 | Permalien | Commentaires (10)