Tous les alliés français d'Israël, c'est-à-dire tous ceux - ça va du ministre des affaires étrangères, l'abruti profond Philippe Douste-Blazy au ministre de l'intérieur
Nicolas Sarkozy en passant par Dominique Voynet - qui avaient
critiqué Ségolène Royal pour ne pas avoir quitté la salle de réunion où un député du Hezbollah - ce crétin peut être fier de leur avoir fourni un excellent prétexte - comparait l'armée israëlienne aux nazis peuvent en roter d'aise: les
récentes déclarations de Ségolène sur le conflit israëlo-palestinien auraient pu être rédigées par
Alain Finkielkraut ,
Roger Cukierman ou
François Hollande .
Que dit-elle? Qu'il n'a
jamais été question de discuter avec le Hamas, et
qu'Israël a raison de construire le mur de l'apartheid, pourtant
condamné par la
Cour internationale de justice comme contraire au droit international - mais les juges de La Haye sont sans doute des antisémites. Et pour couronner le tout, elle s'est
obstinée à vouloir interdire à l'Iran ce que le
traité de non-prolifération nucléaire lui permet, à savoir le développement de l'énergie nucléaire à des fins civiles...
Il est intéressant de noter à quelle vitesse la France se met à ressembler aux Etats-Unis dans la surenchère politicienne sur le soutien inconditionnel à Israël - pauvres électeurs français, le choix entre Sarko et Ségo équivaut à celui entre
Netanyahou et
ould Bejaad - vive le vote blanc!
PS: Après avoir terminé ce billet je me rends compte que Nidal apporte
des infos tendant à mettre en doute la réalité des propos antisémites d'Ali Ammar , le député hezbollahi qui aurait comparé Israël aux nazis...