Créer votre Blog  

BlogMouride

Dans la vie il faut avoir deux idées, l'une pour tuer l'autre (Amartya Sen, philosophe indien)

Dictionnaire en ligneVoyage dans le Maroc ancien : cartes postales, photos, gravures, affiches, monnaies et documents d'époque. MarocAntics, le site des arts traditionnels du Maroc. Egypte
http://www.wikio.fr
« « Mon combat pour les lumières » de Mohamed Charfi: L'homme des convictions | Home | Abdellah Le cruel de Patrick Girard: Andalous, Petites intrigues et grands meurtres »
chronique 
Démocratie au Maroc: Le dilemme  Mardi 21 Avril 2009
« Les partis politiques ont perdu leur crédibilité auprès des citoyens parce qu’ils ne savent plus mentir » déclare sans rire, un spécialiste de la chose sur une radio marocaine sur laquelle je suis tombé en surfant sur les ondes à la recherche d’une bonne musique.
« Mentir » dans la bouche de notre analyste c’est évidemment faire rêver, promettre un monde meilleur, bref présenter une vision enchantée du monde qui mettrait un peu d’enthousiasme sous la dent du citoyen.
J’avais entendu de tels propos chez un politique français qui parlait des partis politiques de son pays, il y a des mois déjà, à la télévision française. Probablement notre spécialiste maison les a piraté de là, comme il est d’usage dans la classe politique de chez-nous à l’instar des politiciens des pays anciennement sous tutelle française, qui n’arrivent pas à couper le cordon ombilical avec l’ancienne puissance dominatrice. Tout ce qui sort de la bouche d’un Français, est bon à prendre et surtout à promener de plateau de télé en réunion mondaine ou en colloques bidons, afin d’épater la galerie.
Nos partis politiques ne savent-ils donc plus mentir ? Ils ne savent faire que ça me diriez-vous. Peut-être mais à qui mentent-ils sinon à eux même ?
Le citoyen lui, sait que nous vivons depuis toujours, je ne dirais pas dans le mensonge, mais dans une sorte de leurre qui consiste à nous faire croire que nous sommes dans un démocratie où les partis politiques, une fois au gouvernement, ont le pouvoir de décider des choix politiques et économiques du pays. Ce qui est loin d’être le cas. « Que l’on vote ou pas, ça ne change rien, quelque soit le parti qui forme le gouvernement, il n’a d’autres choix que d’appliquer la politique du roi », me dit un chauffeur de taxi qui n’avait pas l’air d’avoir fait sciences po.
Abbas El Fassi, après son investiture, n’en a pas dit autre chose lorsqu’il a affirmé : « Ma politique est celle du roi ».
En clair, le programme dont Si Abbas s’est efforcé au nom de son parti, de convaincre les Marocains lors des dernières législatifs, c’était du baratin, et rien que du baratin question de faire un peu d’animation, de faire croire que nous aussi, comme dans d’autres pays, nous sommes en démocratie, que les électeurs ont le pouvoir de choisir le gouvernement qui déciderait de leur avenir.
La réalité du pouvoir est en fait au main du roi, d’après les termes mêmes de la constitution, le gouvernement étant réduit à assurer l’intendance.
S’il y a une explication au manque d’empressement du citoyen à aller déposer son bulletin de vote, c’est là qu’il faudrait la chercher et non ailleurs. Pourquoi donc aller voter quand les enjeux sont nulles, quand les dès sont jetés bien avant les élections.
Y a-t-il espoir d’une embellie des urnes ? Je ne crois pas. Pourquoi ? Pour une raison qu'aucun analyste ne semble devoir prendre en considération. C’est la grand popularité dont jouit le roi Mohamed VI auprès des Marocains qui, s’ils ne sont pas toujours rassurer quant à leurs conditions sociales, n’en sont pas moins convaincus qu’ils ont un bon roi qui fait de très bonnes choses et qui les change de la sclérose sous Hassan II.
Un sentiment qui, on s’en doute, n’est pas en faveur de l’empressement vers les urnes. Pourquoi allez voter quand on est en bonnes mains, notamment aux mains d’un bon roi ?
Or, un bon roi, c’est bien connu, est très mauvais pour la démocratie en tant de mode de participation des citoyens, à travers les urnes, à la gestion de leur destin commun. Il est en conséquence, très mauvais également pour les partis et leur aura dans la population.
C’est un vrai dilemme au Maroc : Faudrait-il consolider la démocratie en réduisant le pouvoir du roi ? Ou alors soutenir un bon roi qui gagne au prix de l’affaiblissement de la démocratie ?
| Permalien | Commentaires (0) | Trackbacks (0)
 

Recherche

Ma galerie

L'homme rompu.jpg (Hommage à Tahar Benjelloun)

mosaïques térnies.jpg (hommage à Abdelkader Chatt)

Archives

  • Mars  (0)
  • Février  (0)
  • Janvier  (0)
Apprendre/enseigner l'anglais!
e-marrakech
Limage
Cliquez-ici ! pour visiter l'annuaire de l'Egypte Francophone
Science Vikio
MarocInfo
07/08/2009
07/08/2009
07/08/2009
Ciel des hommes
L'image astronomique du jour - Un service du LHEA de la NASA, GSFC, Michigan Tech. U.
10/03/2010
09/03/2010
08/03/2010
Classement de sites, inscrivez le vôtre !
Partager sur Facebook

Artabus, Artistes contemporains