 | Un mois sans sexe pour une vie sans sida
08/07/2010
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Deux épidémiologistes préconisent l’abstinence pour réduire les infections VIH
S’abstenir de toutes relations sexuelles pendant un mois, c’est l’appel lancé aux dirigeants africains par deux scientifiques pour réduire la transmission du VIH. Dans une étude publiée en avril dernier dans la revue Southern African Journal of HIV Medicine, Alan Whiteside et Justin Parkhurst ont constaté que les hommes musulmans, interdits de rapports intimes pendant le ramadan, étaient protégés contre le VIH
L’abstinence sexuelle, une méthode qui devrait plaire aux religieux. Alan Whiteside et Justin Parkhurst, deux épidémiologistes spécialisés dans l’étude du sida, ont appelé les dirigeants africains à lancer une campagne « No sex » pour une durée d’un mois. Dans une étude publiée en avril dernier dans la revue Southern African Journal of HIV Medicine, ils ont constaté que les individus nouvellement infectés (moins de six mois, ndlr) seraient responsables de 10 à 45% des nouveaux cas de VIH. La période d’abstinence pourrait ainsi réduire les risques de contamination. « Cela pourrait être une bonne méthode dans certaines communautés les plus touchées. De telles initiatives pourraient apporter à ces pays une solution à court-terme, peu coûteuse, facile à contrôler, tout en évitant une stigmatisation supplémentaire », explique Alan Whiteside de l’université de Kwazulu-Natal en Afrique du sud, sur le site d’informations Aidsmap.
Les musulmans seraient mieux protégés contre le VIH
Pour leurs recherches, ces scientifiques se sont appuyés sur les pratiques des groupes religieux. Alan Whiteside révéle que les hommes musulmans sont protégés contre le VIH pendant le ramadan. Et ce, pour trois raisons principales. Il leur est interdit d’avoir des relations sexuelles en journée, de pratiquer l’adultère, la sodomie et de consommer de l’alcool. Un constat corroboré par l’ONUSIDA qui a montré que les pays à prédominance musulmane ont un taux de prévalence du VIH de 0,2%. Au Swaziland, pays qui a la plus forte proportion d’infections dans le monde (20,6%), cette méthode d’abstinence a été accueillie favorablement. « Nous voyons ce genre d’initiative comme un moyen de briser le cycle. Nous pensons que le mois d’octobre ou novembre serait une bonne période », a déclaré dans un article paru le 4 juillet sur le site The Guardian, Derek von Wissell, directeur du Conseil national de secours au Swaziland.
« Dans les pays hyper-endémiques, les décideurs, la population et les politiciens sont ouverts aux nouvelles idées pour lutter contre l’épidémie », concluent les professeurs qui refusent que leur méthode d’abstinence sexuelle soit détournée par les églises.
par Stéphanie Plasse / Afrik.com
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| Rédigé par par Stéphanie Plasse / Afrik.com le 08/07/2010 à 10:33 | Permalien | Commentaires (0) |
 | Le CNS très critique envers: le Plan national VIH/sida 2010/2014 Discriminations: l'ONU crée une commission
28/06/2010
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Elle sera chargée de faire un état des lieux des lois discriminatoires dans le monde entravant la lutte contre le sida
Le Programme des Nations-Unies pour le développement (Pnud) et Onusida ont annoncé le 24 juin le lancement ce cette commission.
Elle devrait répondre à "l'un des principaux handicaps" de la lutte contre la maladie qui a fait 2 millions de morts en 2008, selon le directeur du programme de l'Onusida, le Malien, Michel Sidibé.
Il faut constater que certaines lois criminalisant notamment les relations sexuelles entre hommes, les toxicomanes, les travailleurs de l'industrie du sexe, "punissent plutôt qu'elles ne protègent les personnes touchées", déplorent ainsi le Pnud et l'Onusida.
Selon Michel Sidibé, 49 pays de la planète ont des lois criminalisant la transmission ou l'exposition au VIH, 86 Etats ont établi des législations homophobes, dont 7 considèrent que l'homosexualité est passible de la peine de mort, pour la plupart au Moyen-Orient, a-t-il précisé. L'ONU a également dénombré 52 pays appliquant des restrictions de mouvement aux personnes atteintes du sida.
Pratiquement 70% des nouvelles infections au VIH en Europe de l'Est et en Asie centrale affectent des personnes qui se droguent dont la grande majorité n'ont accès à aucun service car les lois ne les y autorisent pas. Il est grand temps de "restaurer la dignité de ces personnes et de mettre un terme à ces mauvaises lois", a insisté le directeur du programme commun de l'Onusida.
Pour "remédier aux lois punitives, aux violations des droits de l'Homme qui entravent l'efficacité des réponses au sida", la commission a été chargée d'envoyer des experts dans différents pays afin d'y "réunir et échanger des informations" et y organiser des auditions. Elle doit émettre dans 18 mois des "recommandations" sur des lois offrant un accès universel à la prévention, au traitement et aux soins pour toutes les personnes atteintes par le virus VIH, évaluées à 33,4 millions de personnes en 2008.
Par FTV avec agences
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| Rédigé par Par FTV avec agences le 28/06/2010 à 17:37 | Permalien | Commentaires (0) |
 | L'association de lutte contre le sida au Maroc est la première association de lutte contre le sida constituée dans la Région du Maghreb et du Moyen-Orient.
16/05/2010
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Cette association a vu le jour en 1988. Elle se définit comme un espace d'aide et de défense des droits des personnes atteintes par le Sida.: accès au savoir, droit aux soins, droit au travail, droit à la vie.
En 1992, l’association ouvre le premier centre d'information et de diagnostic anonyme et gratuit.
Grâce à un partenariat avec le Sida Info Service et le soutien de la Mairie de Paris, l'association ouvre en 2003 la première ligne téléphonique du Maghreb d'écoute et d'information sur le Sida: 0810 025 025.
Tous les jours, l'association reçoit 40 personnes par jours. 20 personnes viennent chercher des lots de six préservatifs distribués gratuitement.
Les 20 autres personnes viennent réaliser un dépistage. Les motifs de ces dépistages sont des rapports sexuels sans préservatif et un bilan avant un mariage. Il faut attendre 10 minutes pour avoir les résultats du dépistage. En cas de résultat positif, le résultat doit être confirmé en laboratoire par un autre test qui prend plusieurs jours.
Dans la population venant au dépistage, 37% sont des femmes, 63% sont des hommes.
En 2009, lors des tests, 254 personnes se sont révélées séropositives soit 0,7% des dépistages.
Publié dans Le Journal de Libertés-Culture
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| Rédigé par Publié dans Le Journal de Libertés-Culture le 16/05/2010 à 01:36 | Permalien | Commentaires (0) |
 | Maroc, terre rebelle au sida
20/04/2010
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Au royaume de Mohammed VI comme dans tout le Maghreb, l’épidémie de VIH reste contenue. Une exception qui tient à des facteurs socio-culturels, mais aussi au travail réalisé par la professeure Hakima Himmich et son Association de lutte contre le sida.
Une petite maison anodine en plein centre de Casablanca. Ce sont les locaux de l’Association de lutte contre le sida (ALCS). Lundi soir, 19 heures, l’heure de la réunion d’information sur le sida avec les professionnels du sexe. L’ambiance est détendue, rigolarde même. L’animatrice est voilée. Elle est jeune, se montre très professionnelle.
Des dessins et des photos défilent sur un tableau. «Des réactions ?» demande l’animatrice. «Ah, il ne faut pas se fier aux apparences, lâche une toute jeune fille devant l’image qu’on lui présente, qui est celle d’un homme aux allures de cadre. C’est avec eux que l’on a le plus de problèmes», raconte-t-elle. Une autre : «Moi, si j’ai le choix, je choisis toujours le vieux client. A peine a-t-on eu le temps de lui mettre un préservatif que c’est fini.» Elles éclatent de rire, se donnent des conseils. Certaines sont si jeunes. Puis l’animatrice revient sur les règles d’hygiène, s’inquiète de cette mauvaise habitude qu’ont les prostituées de se nettoyer le vagin avec les doigts après un rapport sexuel. «Cela risque de vous provoquer des lacérations, insiste-t-elle. Et puis ne jamais passer le doigt de l’anus au vagin, mais toujours l’inverse.» Tout est abordé. On essaye même les préservatifs sur une maquette. Ensuite, les filles vont voir un médecin et repartent par une porte dérobée, certaines avec des traitements contre la syphilis, toutes avec des préservatifs. La moitié sont voilées, la plupart ne savent ni lire ni écrire. «C’est vraiment cela notre travail : être là où il y a des risques», explique l’animatrice.
Deux jours plus tard, le matin, à la gare routière de Casablanca. Le lieu est glauque. Le camion de dépistage est installé depuis les toutes premières heures du jour. Autour de lui, des conducteurs d’autocars et leurs accompagnateurs, souvent de très jeunes garçons. «Ici, ça marche très bien. On fait plus de 60 tests antisida par demi-journée», explique le médecin de l’ALCS. Les hommes vont et viennent, on leur donne des préservatifs. Ils reçoivent un cahier d’instruction. «C’est un groupe à risque, poursuit le médecin. Ils sont souvent partis plusieurs jours. Dans le voyage, il y a des lieux où ils s’arrêtent, avec des filles qui les attendent. On a cinq camions comme celui-là dans le pays.»
Au Maroc, comme dans tout le Maghreb, l’épidémie de VIH reste faible. «En Algérie, à peine un millier de malades. L’épidémie de VIH n’est pas importante», nous expliquait un chef de service de maladies infectieuses d’Alger lors de la 5e conférence francophone VIH-sida, qui s’est tenue à Casablanca, fin mars. En Tunisie, même son de cloche. Au Maroc, selon le ministère de la Santé, on a enregistré 3 198 cas de sida depuis l’année 1986. Pour 2008, le nombre de séropositifs a été estimé à 22 300. C’est peu. Un taux de prévalence autour de 0,08% au sein de la population générale, trois fois moins qu’en France (environ 0,25%).
«La circoncision fait baisser les risques de transmission»
Il y a vingt ans, pourtant, on redoutait le pire. Nombreux étaient ceux qui imaginaient que le Maroc ne serait pas épargné. Comment expliquer ce faible taux de prévalence, alors que le tourisme sexuel, certes tabou, est bien présent ? «Restons prudents, tempère un responsable de l’Onusida. Rien n’est définitif, et en particulier ce qui se passe avec les usagers de drogues est inquiétant. On peut avancer quelques éléments qui expliquent cette faible prévalence.» La circoncision, d’abord : «Les pays d’Afrique du Nord sont des pays où les hommes sont très majoritairement circoncis. Or, on sait que la circoncision fait baisser de 60% les risques de transmission.» Second facteur : les sociétés d’Afrique du Nord sont très contrôlées, la place de la religion y est importante, et le multipartenariat peu developpé. Dans les années 90, certains religieux allaient même jusqu’à affirmer que les valeurs culturelles de la région apportaient «une sorte d’immunité face au VIH» !
L’essentiel, dans la lutte contre l’épidémie, c’est l’action des hommes ou des femmes. La fatalité a parfois bon dos. Au Maroc, tous les observateurs notent le rôle essentiel joué par le milieu associatif, et en particulier par l’Association de lutte contre le sida, fondée et dirigée par Hakima Himmich. Elle fait partie de ces quelques rares personnalités dont on peut dire qu’elles ont eu une influence directe sur l’évolution, et en l’occurrence sur la faible progression, du VIH au royaume du Maroc. Pourtant, Hakima Himmich s’en défend. Elle dit que «c’est avant tout une histoire collective». Ajoute : «Vous avez bien vu lors des réunions avec les travailleuses du sexe ou avec les camionneurs, nous sommes nombreux dans l’association.» Assurément, mais Hakima est la chef de bande. Une boule d’énergie que rien n’arrête. Et surtout pas les prophètes de l’immobilisme.
«En 1986, nous raconte-t-elle, je suis alors jeune médecin à Paris, et je suis effrayée par tout ce que je vois venir. En France, on panique, mais je vois la société civile qui réagit, avec la création de l’association Aides.» Interne des hôpitaux de Paris, elle est en première ligne, chez Willy Rozenbaum, qui allait être la personnalité centrale dans la découverte du virus. «Je me suis dit que si on ne faisait rien, cela allait exploser dans mon pays. Il fallait réagir, et le faire avec la société civile.» Deux ans plus tard, en 1988, alors qu’il y a moins de 20 cas officiels, elle crée l’ALCS, avec l’objectif d’être au plus près du terrain. Elle devient chef du service de maladies infectieuses de l’hôpital universitaire de Casablanca, le seul qui va suivre pendant des années les malades marocains du sida. Vingt-deux ans plus tard, Hakima est toujours là. En ces premiers jours de printemps, elle préside la conférence francophone sur le sida, qui se tient au Maroc. C’est un peu son heure de gloire. A plusieurs reprises, elle a eu droit à des standing ovations de la part des participants. Elle est devenue un symbole.
Hakima a aujourd’hui près de 60 ans. En 2000, nous l’avions suivie dans son service, où elle se démenait pour que les malades marocains aient droit aux traitements. Elle y est parvenue, et les malades sont soignés. Ce sont les tout premiers en Afrique, plus d’une centaine d’abord, puis tous. Gratuitement. Hakima Himmich nous expliquait sa recette : «Les trois femmes de ménage de mon service, c’est une association d’aide aux malades qui nous les finance. Le jardin ? C’est une entreprise privée qui l’entretient.» Une camionnette a été offerte par l’ambassade du Japon. La pièce qui servait de pharmacie apparaissait comme un condensé de la situation. Chaque étagère avec son origine : don de l’ambassade de France, don de l’association Aides-Alsace, don d’Act Up, etc.
Aujourd’hui, entre l’argent du Fonds mondial de lutte contre le sida, le soutien du GIP Esther (Groupe d’intérêt public Ensemble pour une solidarité thérapeutique hospitalière en réseau), lancé par la France, et celui de l’Agence nationale de recherche sur le sida, tous les malades marocains sont pris en charge dans six centres dans le pays. Fin de l’histoire ? Le sida, une affaire réglée au royaume de Mohammed VI ?
«Faute de travail, les femmes se prostituent»
Pas si sûr… Des inquiétudes demeurent, en particulier dans le maintien d’une forte politique de prévention et de dépistage. «L’important, c’est d’arrêter les contaminations, répète Othman Mellouk, jeune dentiste et l’un des responsables de l’ALCS. Je ne dis pas que l’épidémie va exploser, mais nous avons des éléments de crainte. En particulier dans la région d’Agadir. C’est une grande région agricole, avec beaucoup de travailleurs saisonniers, des femmes surtout. Elles viennent travailler dans les fermes mais se prostituent aussi, faute de travail.»
L’autre source d’inquiétude porte sur les usagers de drogues. Au début, ils étaient concentrés dans le nord du pays, dans la région de Tanger. «Une population très pauvre, vivant souvent dans des conditions dramatiques. A Nador, on a des taux de prévalence qui peuvent monter jusqu’à 30%», raconte la professeure Himmich. Cette crainte sur les usagers de drogues concerne d’ailleurs tous les pays africains. Autre difficulté : la maladie reste peu «visible» dans la société et les médias : «Il n’y a quasiment pas de séropositifs, ni même de gays, qui acceptent de témoigner à visage découvert», constate Othman Mellouk.
Dans ses moments de lassitude, Hakima «rêve de passer la main». Mais tous le savent : elle est devenue indispensable. Alors Hakima reste. «Mon père était terriblement déçu que je ne sois pas un garçon. J’ai passé ma vie à lui montrer qu’il avait tort», ironise-t-elle. Au grand bénéfice de la lutte contre le VIH.
ERIC FAVEREAU
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| Rédigé par ERIC FAVEREAU le 20/04/2010 à 00:00 | Permalien | Commentaires (0) |
 | SOCIETE - Les tabous plus forts que le Sida
19/04/2010
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Pour preuve, une militante de l’Association de Lutte Contre le Sida (ALCS) a été récemment victime d’attaques suite à la médiatisation de son action de sensibilisation. La jeune femme, qui se déplace aux quatre coins du Royaume pour sensibiliser les professionnelles du sexe aux dangers du sida, a fait l’objet d’un reportage filmé par l’AFP. On y voit la jeune femme, voilée, expliquer à un groupe de prostitués comment mettre un préservatif à l’aide de la bouche puis sur un godemiché. Il n’en fallait pas plus pour créer l’indignation générale !
La vidéo qui a circulé rapidement sur le web et dont les images ont été reprises à tort et à travers par certains médias locaux, a jeté la jeune femme et se famille dans la tourmente. Résident dans un quartier de Casablanca, elle a été prise à partie par son voisinage et amplement insultée, la contraignant elle et sa famille à quitter les lieux.
La militante, exilée hors de Casablanca à titre « préventif », à déclarer être « convaincue de l’utilité de son travail » et ne pas être impressionnée par ces intimidations. Heureusement, celle-ci peut compter sur le soutien de l’ALCS, dont la présidente Hakima Himmich a rappelé que « la prévalence du Sida dans les milieux des prostitués a atteint jusqu’à 8% dans certaines régions et, si on ne sensibilise pas cette population vulnérable, on doit fermer boutique ».
Il reste de gros progrès à faire dans notre société pour faire bouger les choses dans le domaine de la lutte contre le Sida. Surtout lorsque l’on sait que ces professionnelles du sexe ne sont pas les seules en danger puisque le sexe se pratique surtout à deux...
Le petit journal.com
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| Rédigé par Le petit journal.com le 19/04/2010 à 10:01 | Permalien | Commentaires (0) |
 | MONDE: Investir dans la lutte contre le sida, un « choix économique rationnel
14/04/2010
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Les nouvelles directives de prise en charge du VIH/SIDA pourraient permettre de diminuer la mortalité liée au virus de 20 pour cent et d’éviter un million de nouvelles infections entre 2010 et 2015, selon l'OMS (photo d'archives)
CASABLANCA, 6 avril 2010 (PlusNews) - Investir massivement dans la lutte contre le sida à un moment où les progrès scientifiques permettent d’espérer venir à bout de l’épidémie est non seulement indispensable pour atteindre l’Objectif du millénaire pour le développement (OMD) sur le sida mais constitue en outre le meilleur moyen de faire des économies à moyen et long terme, ont plaidé des intervenants lors de la 5ème Conférence francophone VIH/SIDA fin mars à Casablanca, au Maroc.
Au cours des derniers mois, alors que le monde traverse une grave crise économique et financière, « on a vu émerger dans les cercles de l’aide [internationale] une série d’idées courtes et démobilisatrices sur la lutte contre le sida, [suggérant que] le sida n’est peut-être pas si grave », a dit Jean-Paul Moatti, spécialiste en économie de la santé et directeur de recherche à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM) en France, lors d’une session de la conférence.
« Nous tous [dans la lutte contre le sida] savons qu’il s’agit d’une catastrophe sanitaire sans précédent [particulièrement] sur le continent africain… Et à un moment où nous sommes à un tournant, où de nouvelles techniques de prévention et de traitement précoce [de l’infection au VIH] peuvent éradiquer l’épidémie, on risque pourtant de nous refuser [cette opportunité] », a-t-il dit.
Selon de nombreuses recherches et essais, l’utilisation d’antirétroviraux (ARV) en préventif et le démarrage précoce d’une thérapie permettent de réduire considérablement le risque de transmission du virus. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a élaboré de nouvelles recommandations de prise en charge du VIH/SIDA, qui préconisent entre autres le démarrage des ARV lorsque les CD4, qui évaluent la résistance du système immunitaire, sont encore au-dessus de 350 – contre 200 précédemment. Selon l’OMS, cela permettrait de diminuer la mortalité de 20 pour cent et d’éviter un million de nouvelles infections entre 2010 et 2015.
La mise en œuvre de ces directives a un coût : selon les projections de l’OMS, fournir des traitements à 85 pour cent des patients qui en auraient besoin – contre 40 pour cent actuellement - nécessiterait un investissement supplémentaire de 57 pour cent sur plusieurs années.
Pour Bernard Hirschel, responsable de l’Unité VIH/SIDA des hôpitaux universitaires de Genève en Suisse, « si [au moins plus des trois quarts] des patients avec un CD4 de moins de 350 sont traités, l’épidémie s’éteindra. Ce sont de petits investissements pour de grandes économies, mais il faudra au moins une décennie d’investissements avant d’en voir les résultats ». Des projections effectuées en Afrique du Sud, l’un des pays au monde les plus lourdement touchés par l’épidémie, indiquent que les coûts devraient être plus élevés jusqu’en 2022 et que les économies interviendraient à partir de 2037.
Inquiétudes sur les financements
Au moment où les avantages du démarrage précoce d’une thérapie sont de plus en plus largement acceptés, les bailleurs de fonds internationaux parlent pourtant de réduire leurs engagements en arguant de l’impact de la crise économique et financière mondiale, ont déploré plusieurs intervenants lors de la conférence.
« Dès 2010, on attend une baisse de l’aide allouée à la lutte contre le sida de 10 à 25 pour cent dans 30 pays en développement », a dit M. Moatti. « Les programmes pour les plus vulnérables en Afrique sont justement ceux qui dépendent le plus de l’aide, or la réponse à la crise [économique et financière] passe par la limitation de ses conséquences sociales sur les populations ».
« Un ralentissement [des financements pour le] sida à cause de la crise reviendrait à annuler les résultats obtenus [ces dernières années] avant même un retour sur investissement : c’est le contraire de ce qui est rationnel sur le plan économique », a-t-il dit. « Le gel de l’accès aux traitements permettrait des économies à court terme, mais sur le moyen et long terme, c’est l’accès universel qui produit le maximum de bénéfices ».
Il a appelé à « ne faut pas céder maintenant au discours qui consiste à déshabiller Pierre pour habiller Paul ».
« Restons concentrés et montrons en quoi la lutte contre le sida contribue à faire baisser la mortalité infantile et [améliorer la santé] maternelle, deux autres OMD », a-t-il dit, plaidant pour que les Etats fassent preuve de « courage politique » pour soutenir des initiatives en matière de financements innovants et de systèmes d’assurance maladie, tout en menant le combat pour faire baisser le prix des médicaments.
« Obtenir 10 milliards de dollars [dans le cadre de la reconstitution cette année des fonds du] Fonds mondial, comme pour la période 2008-2010, valent un renoncement par rapport aux OMD », a estimé M. Moatti. « Le seul scénario raisonnable pour atteindre ces objectifs, c’est un doublement minimum [des engagements financiers] au Fonds mondial pour les trois prochaines années ».
« Il y a actuellement 34 millions de personnes vivant avec le VIH dans le monde : c’est beaucoup, mais ce n’est pas incontrôlable », a dit Christine Katlama, présidente de l’Alliance des acteurs francophones de santé contre le VIH (AFRAVIH) organisatrice de la conférence de Casablanca. « Vingt milliards de dollars, c’est ‘peu de choses’ pour [espérer venir à bout] d’une épidémie », a-t-elle dit, appelant les activistes de la lutte contre le sida à intensifier leurs actions et à ne pas baisser les bras.
AIL
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| Rédigé par AIL le 14/04/2010 à 13:04 | Permalien | Commentaires (0) |
 | Prévention du Sida : Une vidéo en ligne touche les sensibilités des Marocains
12/04/2010
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Depuis fin mars, un reportage circulant notamment sur Youtube et Facebook suscite les débats sur les forums de Yabiladi.com. Le reportage de l’AFP, montré sur BFM TV, porte sur la prévention du Sida au Maroc. Une courte séquence à la fin de la vidéo montre une intervenante voilée de l’Association de Lutte Contre le Sida (ALCS) lors d’un atelier de prévention pour prostituées. Elle aborde la question de comment négocier avec un client pour qu’il utilise un préservatif.
Ce sont des gestes de la plus haute importance pour les prostituées et leurs clients, mais la séquence où l’intervenante démontre comment mettre un préservatif avec la bouche était vraisemblablement trop osée pour certains internautes. « Tout simplement une honte pour ce pays, je suis anéanti,.. », commente un yabiladien. Pour sa part, une internaute sur un autre forum marocain, critique le travail de l’ALCS : « Ce genre d'assos devrait plutôt sensibiliser [les prostituées] à se décourager de pratiquer cela (car contraire à l'Islam et aux mœurs du Maroc). » Elle déplore les conséquences de ce reportage : « De l'autre côté de la frontière marocaine, je ne vous dis pas les insultes qui fusent à l'encontre des Marocains et Marocaines. »
Cependant, les discussions n’en restent pas là. La réponse directe à cette internaute démontre la virulence de la discussion : « ce que tu dis est CRIMINEL... On devrait emprisonner les gens comme toi.... Le VIH est une maladie EXTREMEMENT grave et tous les moyens sont bons pour éviter les contaminations et sauver des vies....» Un yabiladien conseille à celui qui a honte du pays, de se « faire soigner »... tout simplement.
D’autres contributions essayent d’engager des discussions plus modérées, même si le sujet de fond, à savoir ce qui est acceptable et ce qui ne l’est pas en matière de prévention du Sida, sexualité, mœurs et religion, ne se prête pas à des conclusions claires. La scène est crue et reste à l’esprit, mais l’intervention s’est faite entre femmes, donc « rien de choquant ».
Une question est soulevée : est-ce que l’ALCS incite les prostituées à continuer dans leur travail ? « Oui », pensent certains, et invoquent chasteté, fidélité et mariage en renvoyant même au pape. « Non », disent les autres. Les prostituées n’ont-elles « pas le droit de bénéficier de la prévention? Les prostituées ne sont pas des citoyens? », demande un membre de Yabiladi. « Tu crois qu'on choisit d'être prostituée peut être? Ou qu'on peut arrêter du jour au lendemain d'être prostituée? Je suis d'accord qu'il faut les dissuader de gagner leur vie ainsi ‘vu que ça ne colle pas avec la morale (de la majorité) de la société marocaine actuelle’. Mais entre temps, il faut bien qu'elles se protègent, on n'est pas Hitler pour les laisser pourrir et les bruler pour avoir une société propres de tous défauts... » D’autres expriment leur respect envers l’intervenante : « Elle l’a fait parce qu’elle a un cœur.... oui elle s’est humiliée pour protéger les autres... ».
Mais au final, cet engouement autour de la vidéo n’aurait pas servi l’intervenante elle-même. S’étant fait involontairement un nom sur internet, le quotidien néerlandais de Volkskrant rapporte que la jeune femme ne pouvait plus sortir de chez elle, que les sept secondes où elle est visible dans la vidéo auraient ruiné sa carrière. Ayant travaillé pour Médecins sans frontières et depuis 2007 pour l’ALCS, elle intervenait régulièrement auprès des prostituées. Son travail était très apprécié, elle aurait contribué à « redonner aux femmes une meilleure estime d’elles-mêmes », écrit l’association BASOH qui a fait un projet photo avec l’ALCS. Si ce travail est réellement compromis aujourd’hui, cela démontre de manière impressionnante la capacité de nuisance de l’internet.
D’autre part, l’AFP, à l’origine du reportage, devrait être interrogée. Commentant la scène de prévention, la journaliste de l’AFP estimait : « Dans le Maroc musulman et conservateur, une telle ouverture détonne. » Elle n’a pas tort, mais c’est surtout la publication de ces images qui a « détonné ». Un point sur lequel la plupart des internautes se sont mis d’accord est qu’il n’était pas nécessaire d’inclure ces images dans le reportage. Le message de l’importance de la prévention était passé sans ces dernières 7 secondes.
Lors de la conférence de la Francophonie sur le VIH Sida, le directeur d’ONUSIDA, Michel Sibidé, a cité le travail de prévention au Maroc come exemple à suivre. En pratique, beaucoup d’ateliers de prévention sont proposés à des populations vulnérables. Un reportage ne doit pas mettre en péril le travail sur le terrain.
Dernière nouvelle : l’AFP a retiré la vidéo de youtube et des sites de quelques journaux qui l’avaient repris.
Le Post
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| Rédigé par Le Post le 12/04/2010 à 11:16 | Permalien | Commentaires (0) |
 | VIH : le dépistage élargi de l’infection à VIH plus accessible aux pays du Sud
12/04/2010
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La mise en œuvre de procédures permettant de diagnostiquer l’infection à VIH dès les premières semaines de vie améliore la connaissance des facteurs intervenant dans la transmission mère-enfant, et favorise une prise en charge plus précoce. Peu onéreux, plus maniables que leurs prédécesseurs, de nouveaux tests disponibles depuis quelques mois ont été présentés à la 5ème Conférence francophone VIH/SIDA, à Casablanca (Maroc).
Ils ont été développés au premier semestre 2009, en réponse à une demande de l’UNICEF qui souhaitait élargir le dépistage de l’infection à VIH. Mis au point par l’Américain Abbott – inventeur du premier test diagnostic homologué en 1985 aux Etats-Unis – ils extraient l’ARN du virus sur papier buvard. Mise en œuvre soit sur sang total soit sur plasma, cette technologie « DBS » peut être réalisée au moyen d’automates ou manuellement. Elle est surtout, compatible avec les conditions logistiques souvent difficiles des pays du Sud.
Prélevé au talon à partir de la sixième semaine de vie, le sang est « posé » sur papier buvard et conservé sans problème. Simplement « collectés par un transporteur de courrier » comme l’explique le Dr Aurore Ogouyemi-Hounto (Université de Cotonou, Bénin), les échantillons sont ensuite transmis « au laboratoire de référence du Programme national de Lutte contre le SIDA (PNLS). Quelques prélèvements négatifs et tous les positifs bénéficient d’une mesure de la charge virale ».
Au Burkina Faso, une autre équipe a évalué cette technique et constaté « sa très bonne corrélation à la quantification de l’ARN viral réalisée sur plasma ». Pour le Dr Lassana Sangaré (Université de Ouagadougou), cette approche « présente de nombreux avantages dans les pays à ressources limitées, car elle nécessite moins de support logistique et le recours à moins d’échantillons ». Et surtout « elle est extensible au diagnostic précoce de l’infection à VIH chez l’enfant, (favorisant ainsi) une prise en charge plus rapide et sur une plus large population ».
Favorisée par une coopération entre Abbott qui a développé et produit les tests, et la Fondation Bill Clinton qui s’en porte acquéreur à « prix coûtant », cette technique devrait permettre d’asseoir le dépistage sur une large base de population : évalué aux environs de 3 dollars américains, le coût unitaire de ce test devrait augmenter l’accessibilité du diagnostic précoce chez les enfants, et favoriser une réduction du coût des soins. Il est aussi et tout à la fois « un bon indicateur du suivi des programmes de prévention de la transmission mère-enfant (PTME) et un indicateur de base pour les soins et les traitements pédiatriques de l’infection à VIH »
Destination santé.com
Source : de notre envoyée spéciale à la 5ème Conférence fran
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| Rédigé par Source : de notre envoyée spéciale à la 5ème Conférence fran le 12/04/2010 à 10:05 | Permalien | Commentaires (0) |
 | 02/04: Maroc: clôture de la 5e conférence francophone VIH/sida à Casablanca
09/04/2010
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CASABLANCA (Maroc) - La 5e conférence francophone VIH/sida s'est terminée mercredi à Casablanca, avec une cérémonie de clôture dominée par la question du financement, selon les organisateurs.
Quelque 1.600 experts représentant une cinquantaine de pays ont participé à cette conférence, une première dans un pays africain et musulman.
"C'est tout simplement un franc succès. 1571 participants, 50 pays dont 27 africains, des présentations de qualité", a déclaré à l'AFP la Marocaine Hakima Himmich, présidente de cette 5e conférence francophone.
"La problématique récurrente est liée au financement. Nous sommes inquiets suite à la décision du G8 de diminuer le financement de la maladie (ndlr: le sida). Nous ne baisserons pas les bras", a-t-elle ajouté.
Au cours de cette cérémonie de clôture, Patrice Debré, ambassadeur pour la France chargé de la lutte contre le VIH-SIDA et les maladies transmissibles, "a été interpellé par des participants au sujet du financement", a précisé Mme Himmich.
Les précédentes conférences francophones VIH/sida s'étaient déroulées à Montréal (2001), Lyon (2003), Bruxelles (2005) et Paris (2007).
L'Afrique sub-saharienne compte 22,4 millions de personnes séropositives ou malades du sida, soit les deux-tiers du total mondial (33,4 millions), selon les estimations pour 2008 publiées par l'Onusida en novembre 2009.
AFP - Émis par TV5MONDE
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| Rédigé par Publié par : webmestre le 09/04/2010 à 12:13 | Permalien | Commentaires (0) |
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