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Le Blog Médias&Sida

Le Sida au Maroc vu par la presse

Le SIDA dans les autres pays du Maghreb: Algérie, Tunisie, Mauritanie, Lybie 
La réunion s’ouvre aujourd’hui à Genève:L’Algérie présente à la 63ème assemblée mondiale de la santé   17/05/2010


L’Algérie prend part, à partir d’aujourd’hui à Genève, à la 63ème assemblée mondiale de la santé. Le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Saïd Barkat, est arrivé hier à Genève accompagné de la délégation algérienne devant
participer aux travaux de la 63ème assemblée mondiale de la santé dont les travaux s’étaleront jusqu’au vendredi 21 mai. A l’ordre du jour, une rencontre pour discuter des Objectifs du millénaire pour le développement dans le domaine de la santé, et des grandes questions qui préoccupent les sociétés du monde entier : la réduction de la mortalité infantile, l’amélioration de la santé maternelle et la lutte contre le VIH/sida.



Ces objectifs, qui feront l’objet d’une revue à l’occasion d’une réunion de haut niveau en septembre prochain à New York, selon un
communiqué de presse parvenu hier à notre rédaction, ont été adoptés en l’an 2000 par l’Assemblée générale des Nations unies et doivent être atteints d’ici à 2015. A cinq ans de cette échéance, l’Algérie a franchi un pas important dans la voie de la réalisation de ces objectifs, selon la même source.

Une multitude d’autres sujets importants seront abordés par l’Assemblée, tels que ceux relatifs à l’application du règlement sanitaire international, l’élaboration d’un code de pratique pour le recrutement international des personnels de santé, la stratégie OMS visant à réduire l’usage nocif de l’alcool, la protection contre les médicaments contrefaits.

Cette réunion sera également l’occasion pour les Etats d’exprimer leurs positions sur l’évaluation de la lutte contre la pandémie de 2009 et sur le rôle de l’OMS, à la lumière des discussions en cours sur le cadre de préparation en cas de grippe pandémique.

Le groupe Afro dont l’Algérie fait partie a tenu dans la matinée de samedi dernier sa première réunion de coordination sous la présidence du ministre de la Santé rwandais et en présence du directeur régional de l’OMS, précise le communiqué de presse. La réunion a notamment permis d’affirmer la contribution que les pays africains entendent apporter aux travaux de l’Assemblée. Cette réunion a été suivie dans l’après-midi de la tenue d’une session spéciale de la 4ème conférence des ministres de la Santé de l’Union africaine.

Cette réunion a été l’occasion pour les délégations africaines de tenter de faire le point sur les préparatifs au sommet de Kampala de juillet 2010 sur la santé maternelle et infantile. Saïd Barkat était censé prendre part dans la soirée d’hier aux travaux du bureau exécutif du conseil des ministres arabes de la Santé qui se doit de préparer la 36ème session extraordinaire du conseil des ministres arabes de la Santé prévue aujourd’hui même juste avant l’ouverture des travaux de l’assemblée mondiale de la santé. Les ministres arabes auront donc l’occasion d’évoquer, selon la même source, les moyens à même de contribuer à l’amélioration de la situation dans les territoires arabes occupés.
Par Fella Bouredji
Rédigé par Par Fella Bouredji le 17/05/2010 à 10:09 | Permalien | Commentaires (0)
 
Le SIDA dans les autres pays du Maghreb: Algérie, Tunisie, Mauritanie, Lybie 
Au troisième jour de ses travaux L’OUSA plaide pour le dialogue social et la consécration du tripartisme  16/05/2010


Le secrétaire général de l’Organisation syndicale de l’Union africaine (OUSA), M. Hassen Sunmono, a appelé, vendredi dernier, les
gouvernements africains à la «consolidation» de la démocratie participative et la bonne gouvernance, en soulignant «l’intérêt des peuples africains à aller dans le sens du dialogue social et la consécration du tripartisme».


Lors de la lecture du rapport d’activité du comité exécutif de l’OUSA devant la 33ème session du conseil général de cette organisation, ayant pour thème : «le dialogue social… l’expérience algérienne», M. Sunmono, a fait le constat de l’échec des politiques néolibérales adoptées depuis les années 1980, relevant qu’elles ont «consommé leur échec en 2008», ajoutant que «les pays africains qui ont recouru au rééchelonnement de leurs dettes sont devenus les esclaves de la Banque mondiale». «L’erreur du paradigme néolibéral réside dans le fait que le marché prime sur la stabilité sociale», a-t-il souligné, plaidant pour «l’adoption par les gouvernements de systèmes socio-économiques qui mettent en avant l’investissement dans les ressources humaines et rompent avec la vision qui rend prioritaire le marché sur l’individu».

En affirmant que l’OUSA pousse les pays africains «à mettre en œuvre des programmes économiques liant le développement et la bonne gouvernance à la mise en œuvre des programmes par pays pour un travail décent», il a plaidé non seulement pour la mise en œuvre de politiques de lutte contre la pauvreté et les endémies en Afrique, ainsi que pour la poursuite de la lutte contre le sida, mais aussi pour la poursuite du processus d’intégration économique en Afrique, à travers, a-t-il suggéré, «le renforcement» des huit communautés économiques régionales africaines, et le renforcement des centrales syndicales régionales.Sur le plan international, M. Sunmono a regretté l’attitude «négative» de certains pays qui retardent «l’application des résolutions des Nations unies au Sahara occidental et l’organisation d’un référendum d’autodétermination dans ce territoire colonisé par le Maroc». M. Sunmono a rappelé, en outre, la position de l’OUSA dans le conflit en Palestine, affirmant que les habitants de Ghaza vivent dans «une prison à ciel ouvert».

Il a mis en avant, également, la position de l’OUSA au Darfour, estimant que l’exploitation des richesses de cette région, à savoir l’uranium, le gaz et le pétrole, «est derrière la décision de la Cour pénale internationale à l’encontre du président du Soudan».
Par Amar Rafa
Rédigé par Par Amar Rafa le 16/05/2010 à 10:22 | Permalien | Commentaires (0)
 
Le SIDA dans les autres pays du Maghreb: Algérie, Tunisie, Mauritanie, Lybie 
VIH : plus accessible aux pays du Sud   12/04/2010


La mise en œuvre de procédures permettant de diagnostiquer l’infection à VIH dès les premières semaines de vie améliore la connaissance des facteurs intervenant dans la transmission mère-enfant, et favorise une prise en charge plus précoce. Peu onéreux, plus maniables que leurs prédécesseurs, de nouveaux tests disponibles depuis quelques mois ont été présentés à la 5ème Conférence francophone VIH/SIDA, à Casablanca (Maroc). Ils ont été développés au premier semestre 2009, en réponse à une demande de l’UNICEF qui souhaitait élargir le dépistage de l’infection à VIH.

Mis au point par l’Américain Abbott – inventeur du premier test diagnostic homologué en 1985 aux Etats-Unis – ils extraient l’ARN du virus sur papier buvard. Mise en œuvre soit sur sang total soit sur plasma, cette technologie « DBS » peut être réalisée au moyen d’automates ou manuellement.

Elle est surtout, compatible avec les conditions logistiques souvent difficiles des pays du Sud. Prélevé au talon à partir de la sixième semaine de vie, le sang est « posé » sur papier buvard et conservé sans problème. Simplement « collectés par un transporteur de courrier » comme l’explique le Dr Aurore Ogouyemi-Hounto (Université de Cotonou, Bénin), les échantillons sont ensuite transmis « au laboratoire de référence du Programme national de Lutte contre le SIDA (PNLS). Quelques prélèvements négatifs et tous les positifs bénéficient d’une mesure de la charge virale ».

Au Burkina Faso, une autre équipe a évalué cette technique et constaté « sa très bonne corrélation à la quantification de l’ARN viral réalisée sur plasma ». Pour le Dr Lassana Sangaré (Université de Ouagadougou), cette approche « présente de nombreux avantages dans les pays à ressources limitées, car elle nécessite moins de support logistique et le recours à moins d’échantillons ». Et surtout « elle est extensible au diagnostic précoce de l’infection à VIH chez l’enfant, (favorisant ainsi) une prise en charge plus rapide et sur une plus large population ».

Favorisée par une coopération entre Abbott qui a développé et produit les tests, et la Fondation Bill Clinton qui s’en porte acquéreur à « prix coûtant », cette technique devrait permettre d’asseoir le dépistage sur une large base de population : évalué aux environs de 3 dollars américains, le coût unitaire de ce test devrait augmenter l’accessibilité du diagnostic précoce chez les enfants, et favoriser une réduction du coût des soins. Il est aussi et tout à la fois « un bon indicateur du suivi des programmes de prévention de la transmission mère-enfant (PTME) et un indicateur de base pour les soins et les traitements pédiatriques de l’infection à VIH »
Santé Tunisie
Rédigé par Santé Tunisie le 12/04/2010 à 09:48 | Permalien | Commentaires (0)
 
Le SIDA dans les autres pays du Maghreb: Algérie, Tunisie, Mauritanie, Lybie 
MALADIES SEXUELLEMENT TRANSMISSIBLES: La religion fait partie de la solution  07/04/2010


Des religieux algérien et syrien mènent campagne pour lutter contre la progression du sida.

Qui a dit que les autorités religieuses ne s’impliquent pas dans le combat mené par la société contre le VIH/sida? La lutte et la prévention contre cette épidémie qui ne cesse de gagner du terrain et, en général, les maladies sexuellement transmissibles est, désormais, le cheval de bataille de beaucoup d’hommes de religion. En effet, «la lutte contre le sida, ce n’est pas seulement le combat des médecins, mais aussi celui des leaders religieux». C’est là, la position, sans équivoque, du docteur Alla Eddine Hamaoui, recteur de l’Institut des sciences islamiques de Damas (Syrie) et conseiller du Programme de lutte contre le sida dans le monde arabe, lors d’une conférence animée dernièrement à Annaba par l’Association Aniss de lutte contre le sida et pour la promotion de la santé en partenariat avec la direction des affaires religieuses et des wakfs. Cet éminent religieux, brisant tous les tabous, n’a pas hésité à faire la promotion de l’usage de préservatifs pour mieux inciter les gens à se prémunir et à prémunir autrui contre le syndrome de l’immunodéficience acquise. «Aujourd’hui, plus que jamais, nous devons comprendre le recours des médecins à la promotion de l’usage des moyens de protection», a-t-il soutenu, fustigeant, de cette manière, beaucoup de leaders religieux qui n’ont pas cessé de diaboliser toute personne parlant de l’usage de préservatifs. Le Cheikh Salim Benmohamed, imam réputé dans la région de l’Est, a abondé dans le même sens. «Il est de notre devoir, nous, hommes de religion, de traiter modérément ce fléau», a-t-il mentionné dans une déclaration à L’Expression. Selon lui, les personnes vivant avec le virus du sida sont celles qui doivent avoir leur place dans la société. «On ne doit pas les condamner, ni les rejeter», a-t-il ajouté en maintenant que les sujets atteints doivent avoir l’occasion de mener une vie normale et de se marier.

«Et pour ce faire, ils doivent se protéger et protéger leurs conjoints en utilisant les moyens de protection». Dans le même contexte, le Dr Hamaoui a appelé, également, à l’implication des religieux dans la promotion de la solidarité envers les personnes atteintes du sida sans prendre en compte leur statut. «La religion est pour le soutien et la défense des droits des malades quel que soit leur statut», a-t-il mentionné, faisant allusion aux groupes les plus exposés à cette maladie, à savoir les homosexuels, les péripatéticiennes ainsi que les usagers de drogues injectables. Selon lui, «il faut que l’accès aux soins se fasse sans aucune discrimination».

Le Cheikh Salim Benmohamed, de son côté, a signalé que la religion interdit formellement de donner un statut à ces groupes. «On n’a pas le droit de les appeler homosexuels, lesbiennes ou prostituées. Par contre, il est de notre devoir de les aider à vaincre cette maladie», a-t-il indiqué tout en précisant que condamner l’acte ne veut pas dire rejeter le coupable. Cela dit, il est nécessaire de rappeler que les personnes vivant avec le VIH/sida, ont été frappés d’ostracisme par certains leaders religieux. Dans ce contexte, beaucoup reste à faire pour éradiquer la stigmatisation et la discrimination liées au VIH/sida.

Par ailleurs, le docteur Skander Soufi, président de l’Association Aniss, a signalé que le leadership des religieux exerce une grande influence sur la vie de nombreux individus. C’est pourquoi, les leaders qui s’expriment d’une manière responsable sur le sida, «peuvent avoir un impact important dans la lutte et la prévention contre cette épidémie», a-t-il indiqué à L’Expression.
Meriam SADAT
Rédigé par Meriam SADAT le 07/04/2010 à 18:05 | Permalien | Commentaires (0)
 
Le SIDA dans les autres pays du Maghreb: Algérie, Tunisie, Mauritanie, Lybie 
Lutte contre le sida : AnisS lance « Le mois de la prévention »  21/03/2010



L’association « AnisS » de lutte contre les IST/Sida et de promotion de la santé, connue pour son engagement et son activisme, n’a pas dérogé à ses traditions.


Dans le sillage du travail de sensibilisation continu, ses membres réitèrent l’effort en organisant, durant un mois, une campagne d’information et de prévention contre les infections sexuellement transmissibles et du Sida. Sont associés à cette manifestation d’importance les directions de la santé et de la population, des affaires religieuses et des différents organismes culturels, étudiants et de jeunesse. La campagne, lancée mercredi dernier, concernera tous les milieux de jeunes de l’Est Algérien. Des centres de loisirs, des parcs d’attractions, des auberges de jeunesse, des boîtes de nuit, des centres de formation professionnelle, des cités universitaires, des lycées, des centres culturels, des salons de coiffure et des mosquées, repartis sur cinq wilayas, (Annaba, Guelma, Souk Ahras, El Tarf, Skikda) seront investis par les bénévoles de l’association spécialement formés pour animer des séances éducatives individuelles sur les IST/Sida basées sur des techniques de la communication interpersonnelles accompagnées de distribution d’outils adaptés à l’âge et au sexe. La campagne ciblera certaines catégories, souvent oubliées, à l’image des personnes en situation de handicap et des hémophiles. Parallèlement, un cycle de formation d’une nouvelle promotion d’intervenants dans la lutte contre le Sida se tient au siège d’AnisS dans le but de renforcer le nombre de relais d’information sur la maladie auprès des jeunes des cinq wilayas concernées. L’association a placé la barre haute en matière d’objectifs. Les intervenants tablent sur le chiffre de 50 000 jeunes de ces wilayas.


« Les jeunes sont expressément ciblés car ce sont ces derniers qui encourent le plus de risques en raison notamment du fait que c’est le milieu où il est enregistré le plus grand nombre d’usagers de drogues injectables, de prostituées, permanentes ou occasionnelles, et de personnes mobiles (migrants, routiers…) ; ces derniers constituent les groupes les plus exposés à la contamination par le VIH/Sida et par les infections sexuellement transmissibles », relèvent avec insistance les animateurs de cette action de prévention. Officiellement, 5 000 personnes vivent avec le VIH dans notre pays, alors que des estimations plus réalistes parlent de 30 000 cas. L’Algérie, à l’instar des autres pays du monde arabe, enregistre une prévalence relativement faible, inférieure à 1% de la population générale. Cet état de fait procure souvent un sentiment de sécurité alors que la réalité est beaucoup plus alarmante. A vrai dire, ces chiffres occultent une autre réalité, celle de la concentration de l’épidémie chez certains groupes marginalisés de la société et connus aussi bien pour leurs pratiques à risque que pour leur accès difficile à l’information et aux services de santé. Nous citerons, à ce titre, les usagers de drogues injectables, les personnes migrantes ou en situation de mobilité et les minorités sexuelles. A ce propos, les résultats d’enquêtes officielles en Algérie confirment cet état de fait, puisque la prévalence du VIH/Sida chez les prostituées en Algérie est de 4%, alors que plus de 30% des usagers de drogues injectables seraient atteints de VIH/Sida ou d’hépatite. L’absence de données fiables sur la propagation de l’épidémie auprès des migrants et des homosexuels n’occulte pas pour autant que la forte exposition de ces deux groupes aux risques de contamination soit un fait connu et avéré à travers le monde. Il s’agit de tirer les conclusions de cette situation et d’agir avant que ces foyers du VIH/Sida ne se propagent à la population générale, situation synonyme d’une généralisation de l’épidémie avec les conséquences graves que nous pouvons imaginer. En effet, une grande part du drame de l’explosion du VIH/Sida dans d’autres régions du monde est imputée au manque d’intérêt accordé aux groupes les plus exposés à un moment où ces pays enregistraient une épidémie à faible prévalence. Dans ce cadre, l’association AnisS de lutte contre les IST/Sida et de promotion de la santé vient de représenter l’Algérie au Caire à la conférence régionale organisée par le plan des Nations unies au développement (P.N.U.D) dans le cadre de la mise en œuvre de son programme de lutte contre le Sida dans le monde arabe baptisé Harpas. Tenue en présence de hauts dignitaires religieux, d’imminents juristes et d’ONG, tous connus pour leur rôle actif par rapport aux questions de développement dans les différents pays arabes, la rencontre avait pour but d’aborder la problématique de l’identification des meilleures approches et stratégies d’accès aux groupes les plus exposés au VIH/Sida dans la région arabe marquée par des spécificités culturelles et sociétales.
Par Arezki Saouli
Rédigé par Par Arezki Saouli le 21/03/2010 à 11:06 | Permalien | Commentaires (0)
 
Le SIDA dans les autres pays du Maghreb: Algérie, Tunisie, Mauritanie, Lybie 
L’association Aniss sillonne les wilayas de l’Est  17/03/2010


Association Aniss | Une campagne éducative d’information et de prévention des infections sexuellement transmissibles et du sida sera lancée à travers cinq wilayas de l’Est algérien. Sous le thème “Le mois de la prévention”, cette campagne débutera à partir d’aujourd’hui, et s’étalera jusqu’au 16 avril prochain. Cette initiative est lancée par l’association Aniss de lutte contre les infections sexuellement transmissibles et le sida.

Le but de cette opération est de cibler 50 000 jeunes dans les villes d’Annaba, Guelma, Souk-Ahras, El-Tarf et Skikda. En fait, les bénévoles de l’association, spécialement formés pour animer des séances éducatives individuelles sur les IST-sida, basées sur des techniques de la communication interpersonnelle accompagnées de distribution d’outils adaptés à l’âge et au sexe, sillonneront ces villes.

Par ailleurs, ces bénévoles investiront des centres de loisirs, des parcs d’attractions, des auberges de jeunesse, des boîtes de nuit, des lycées, des centres culturels et des cités universitaires. Ils cibleront aussi quelques cas souvent marginalisés comme les personnes souffrant d’un handicap et d’hémophile.

“Avec un nombre de 5 000 personnes vivant avec le VIH en 2009 et sur des estimations plus réalistes de 30 000 cas. À l’instar des autres pays arabes, l’Algérie enregistre une prévalence inférieure à 1% de la population. Alors que la réalité est beaucoup plus alarmante”, est-il écrit dans un communiqué du Dr Adel Belloum, secrétaire général d’Aniss.

D’ailleurs, Aniss vise les jeunes car ils entrent dans les trois groupes les plus exposés au virus, notamment la prostitution, les usagers de drogues injectables et les personnes mobiles comme les routiers et les migrants. “Les résultats de l’enquête officielle en Algérie révèlent que la prévalence du VIH sida chez les travailleuses du sexe est de 4%. Concernant les usagers de la drogue, 30% sont atteints du VIH sida et d’hépatite”, selon le même communiqué. De ce fait, l’association entamera tout un mois, à informer les jeunes sur ce fléau. Par ailleurs, dans le même cadre, Aniss a participé à la rencontre régionale au Caire, sur l’accès aux groupes les plus exposés au VIH sida dans le monde arabe.

Cette conférence, qui a eu lieu du 1er au 5 mars, a eu pour objectif de débattre sur la problématique de l’identification des meilleures approches et stratégies d’accès aux groupes les plus exposés au VIH sida dans la région arabe marquée par des spécificités culturelles et sociétales. Organisée par le Plan des Nations unies au développement (Pnud) dans le cadre de la mise en œuvre de son programme de lutte contre le sida dans le monde arabe baptisé Harpas.
source: Liberte
Rédigé par source: Liberte le 17/03/2010 à 15:18 | Permalien | Commentaires (0)
 
Le SIDA dans les autres pays du Maghreb: Algérie, Tunisie, Mauritanie, Lybie 
Algérie : des risques en prisons  23/02/2010

Selon une étude réalisée au sein des prisons en Algérie et révélée par l'association Aniss de lutte contre les infections sexuellement transmissible et le sida, le "trafic des stupéfiants ferait rage dans les prisons et serait même l'une des causes de transmission les plus virulentes [du sida] en Algérie", indique le journal algérien Le Temps.

"Les usagers de drogue injectable ont de tout temps constitué un groupe exposé à la contamination par le VIH/sida et l'hépatite C. Ainsi, 30 à 40 % des utilisateurs de drogues injectables au Maghreb seraient contaminés par le VIH/sida.

Cet état de fait est expliqué par les conduites à risque des injecteurs qui partagent leurs seringues ainsi que le matériel d'injection en absence totale des règles élémentaires de stérilisation", indique un médecin interrogé par Le Temps.

Selon l'étude conduite par l'association Aniss : "La consommation de drogue prend depuis quelques années des proportions alarmantes en Algérie, le pays n'étant plus une terre de transit mais de consommation". L'étude fait également état de la vente de ces produits dans les prisons où leurs prix seraient plus élevés que dans la rue ou dans les pharmacies.
le temps d'Algérie
Rédigé par le temps d'Algérie le 23/02/2010 à 07:02 | Permalien | Commentaires (0)
 
Le SIDA dans les autres pays du Maghreb: Algérie, Tunisie, Mauritanie, Lybie 
Les utilisateurs de drogues injectables sont plus exposés au virus du sida  19/02/2010



Selon une étude réalisée au sein de nombreux pénitenciers du pays et révélée par l'association AnisS de lutte contre les IST/sida et de promotion de la santé, le trafic des stupéfiants ferait rage dans les prisons et serait même l'une des causes de transmission les plus virulentes de ce fléau en Algérie.

les résultats de cette étude démontrent que la quasi-totalité des sujets interrogés consomment ou ont consommé des psychotropes (cachets) avec un taux de 97% (Annaba 99%, Alger 98%, Oran 94%), suivis du kif/cannabis qui reste, de loin, la deuxième drogue consommée avec un taux de 93% des usagers enquêtés (Annaba 87%, Alger 96%, Oran 95%), du sirop Codéine/Périactine dont la consommation est retrouvée chez 48,4% des enquêtés.

«Les usagers de drogue injectable ont de tout temps constitué un groupe exposé à la contamination par le VIH/sida et l'hépatite C. Ainsi, 30 à 40% des utilisateurs de drogues injectables au Maghreb seraient contaminés par le VIH/sida. Cet état de fait est expliqué par les conduites à risque des injecteurs qui partagent leurs seringues ainsi que le matériel d'injection en absence totale des règles élémentaires de stérilisation, assure le Dr Scander Soufi que nous avons pu joindre par téléphone.

Cette information figure d'ailleurs dans le compte rendu d'une étude réalisée par le programme commun de lutte contre le sida des Nations unies (Onusida) auprès de toxicomanes résidant au niveau de trois villes algériennes : Oran, Alger et Annaba.

Dans un communiqué adressé à l'opinion publique par l'association AnisS, cette étude devrait être présentée aux participants à la rencontre régionale du Moyen-Orient et Afrique du Nord (Mena), qui a débuté hier et qui se prolongera jusqu'au 10 février courant à Rabat (Maroc).

Cette encontre est consacrée à l'élaboration des stratégies et politiques nationales de réduction du risque du VIH/sida chez les usagers de drogues injectables de chacun des pays de la région citée. Elle est organisée à l'initiative de l'OMS et du Menahra, un réseau d'experts et organismes ayant pour mission la réduction du risque sida dans la région Mena. Y prennent part les différents organismes gouvernementaux (ministères de la Santé et offices de lutte contre la drogue) des pays concernés.

Indiquons que l'association AnisS est la seule association algérienne invitée à cette rencontre. Commentant les résultats de cette enquête, AnisS s'inquiète de l'usage de la drogue en Algérie qui est passé d'une terre de simple transit à une terre de consommation.

L’Algérie terre de consommation

La consommation de drogue prend depuis quelques années des proportions alarmantes en Algérie, le pays n'étant plus une terre de transit mais de consommation. Cette consommation concerne aussi bien les drogues douces (cannabis ou hachisch et opium) que les drogues dures telles que l'héroïne et la cocaïne en passant par les produits médicamenteux tels que les sirops Codéine, Périactine ou bien le Tamgesic/Subutex, déplorent les responsables de ladite association.

Ces mêmes responsables soulignent que la consommation de Tamgesic/Subutex qu'on retrouve chez 43,5% des usagers de drogue interrogés (Annaba 52%, Alger 58%, Oran 20%) dépasse celle de l'héroïne qui est prisée par 36% des addicts interrogés (Annaba 32%, Alger 51%, Oran 26%), de la cocaïne (35%) et de l'opium (23,5%).

L'étude fait également état de la vente de ces produits dans les prisons où leurs prix seraient plus élevés que dans la rue ou dans les pharmacies. En ce qui concerne le lien étroit entre l'usage de drogue injectable et VIH/sida, l'enquête prouve également que l'usage partagé des seringues est particulièrement incriminé.


Le temps d’Algérie
Par Mouna Skander
Rédigé par Par Mouna Skander le 19/02/2010 à 09:17 | Permalien | Commentaires (0)
 
Le SIDA dans les autres pays du Maghreb: Algérie, Tunisie, Mauritanie, Lybie 
Journée mondiale de lutte contre le Sida:Solidarité, prévention… et dépistage !   11/12/2009
Lundi 1er décembre, les différents pays du Maghreb ont célébré la Journée mondiale de lutte contre le Sida. Manifestations, conférences, témoignages…Différents évènements, tous relayés par la presse, ont été organisés à cette occasion. Compte rendu…

La Journée mondiale de lutte contre le Sida représente d’abord l’occasion de quantifier et de fournir des chiffres. D’après le rapport sur la maladie, intitulé « Le point sur l’épidémie de Sida en 2009 », rendu public le 24 novembre par le Programme Commun des Nations Unies sur le VIH/Sida (ONUSIDA), le nombre des nouvelles infections par le VIH dans le monde a diminué de 17% durant les huit dernières années. Une tendance qui ne se vérifie pas dans la plupart des pays du Maghreb…Ainsi en Mauritanie, on estime à 6.500 les personnes infectées par le VIH. Au Maroc, le nombre de cas de sida enregistrés depuis l’année 1986 est de 3.198. Selon les chiffres officiels du ministère de la Santé, l’Algérie comptait fin octobre 4.048 porteurs du virus et 1.011 personnes ayant développé la maladie. La Libye compte 11.152 personnes infectées au VIH/Sida, soit un taux de prévalence de 0,3%, a affirmé le directeur du département de la lutte contre le Sida au centre national libyen de lutte et de prévention contre les maladies transmissibles et endémiques, le Dr Hussein Ben Othmane.

De la fiabilité des chiffres…
Les chiffres officiels sont déjà éloquents. Mais les spécialistes et membres des associations n’aiment pas les évoquer. Selon eux, ils ne reflètent pas la réalité…et entre les chiffres officiels et l’estimation, il y a un fossé. « Des milliers de personnes sont atteintes sans le savoir », a indiqué le Dr Scander Abdelkader Soufi, président de l’Association de lutte contre les infections sexuellement transmissibles et le sida (AnisS).
Le principal problème est le dépistage. Dans tous les pays du Maghreb, le constat est unanime. Rares sont les gens à effectuer un dépistage volontaire. De fait, les statistiques du VIH effectués, sont essentiellement des chiffres fractionnaires, obtenus à partir des registres des hôpitaux ou des centres de dépistage. Ainsi, l’Organisation Panafricaine de Lutte contre le SIDA (OPALS Maroc 2008) estime à 20.000 le nombre de personnes vivant avec le sida au Maroc. La tranche d’âge la plus touchée dans le Royaume serait celle des jeunes et des adultes de moins de 40 ans, et la transmission hétérosexuelle serait la plus répandue avec 78% des cas. De même, en Algérie, selon “les estimations les plus réalistes”, 21.000 personnes seraient touchées par la maladie.
Le dépistage n’est pas uniquement un instrument comptable. Les différents praticiens qui se sont exprimés sont formels… Un dépistage précoce permet une meilleure prise en charge de la maladie, et ce avant l’apparition de symptômes. La situation des personnes touchées par le sida qui se présentent pour des soins à un stade très avancé de la maladie rend le traitement difficile.
Le dépistage constitue l’un des axes prioritaires dans les pays du Maghreb… Au Maroc, les autorités, en collaboration avec les associations, ont déployés des efforts pour la promotion du dépistage et ont permis la réalisation de 75.000 tests anonymes et volontaires. L’objectif visé est d’arriver à faire 150.000 tests volontaires dans les différents centres et unités mobiles de dépistage.

Les stratégies nationales
En matière de lutte contre le Sida, différents plans ont été adoptés par les gouvernements. Généralement ils s’articulent autour de trois axes.
Le traitement et la prise en charge … Au Maroc, le plan stratégique national de lutte contre le sida vise à « assurer un accès universel à des services de prévention, de traitement, et de prise en charge ». Actuellement, 2.500 personnes vivant avec le VIH par les antirétroviraux sont prises en charge. Le prix du traitement antirétroviral a fortement baissé, passant de 10.000 Dirhams (1.672 DT) par mois, à environ 800 Dirhams (133 DT) par mois et par patient.
La coordination des structures…Il est fondamental de multiplier les mesures ponctuelles. Cependant, constatent les associations, sans une réelle coordination, ces mesures se révèlent rapidement inopérantes. Dans ce cadre que 18 comités multisectoriels de lutte contre le Sida ont été créés dans les municipalités en Libye.
La sensibilisation de la population…. Les différents gouvernements concentrent leurs efforts sur la mise en place d’une stratégie nationale de sensibilisation. L’objectif est de faire connaître au public les modes et voies de transmission de cette maladie et les moyens de s’en prémunir en vue d’éviter les nouvelles contaminations. En Libye, certaines catégories spécifiques telles que les élèves ou les leaders religieux ont été ciblés dans le cadre de cette campagne. En Algérie, et selon une étude effectuée par l’Unicef, seuls 15% de notre population possèdent les connaissances nécessaires sur les modes de transmission et de prévention des infections sexuellement transmissibles et du sida. Ce chiffre serait, cependant, inférieur à 10% chez les femmes.

Encore et toujours des défis…
Les sociétés maghrébines souffrent d’un problème de communication. Parler du sida n’est pas chose aisée. Pourtant, s’alarment les bénévoles, ceux qui sont les plus exposés au risque de la contamination et qui doivent en premier lieu être la cibles de la sensibilisation sont les jeunes. En Algérie, le rappeur Double Kanon a livré au cours d’une réunion son témoignage, en tant que bénévole. Et de constater avec effarement que les jeunes « ne savent pas se servir des préservatifs ». Pis encore, il a avoué avoir rencontré des personnes qui n’ont jamais vu un préservatif ou qui ne savent même pas à quoi il sert.
Le rôle de la société civile est fondamental dans la prévention contre la maladie grâce à la distribution de préservatifs ou l’organisation de rencontres d’information visant les jeunes. Au Maroc, quelques associations comme l’Association de Lutte Contre le Sida (ALCS Maroc) sont actives dans tout le pays grâce à leurs sections. Leurs volontaires proposent des campagnes d’information et de sensibilisation, des centres d’écoute (numéros de téléphones économiques), des dépistages gratuits et anonymes ou encore des programmes de prévention pour les professionnels du sexe. Cependant, les associations rencontrent souvent des problèmes pour faire passer le message. En Mauritanie, par exemple, des volontaires témoignent « d’injures non seulement de la part des hommes, mais même aussi des femmes ». Certains chefs religieux se réfèrent toujours à eux « comme des infidèles ou des non-croyants qui sont en train d’être utilisés par l’Occident pour combattre l’Islam ». Autre problème…Les personnes vivant avec le HIV continuent à être la cible d’attitudes stigmatiques et de comportements discriminatoires portant atteinte à leur dignité et les privant de leurs droits. Outre la discrimination à l’emploi, ces personnes sont mises en quarantaine et rejetés, y compris dans le milieu médical. Refusant le stigmate social, certains sont obligés de dissimuler leur maladie, y compris à leurs proches.
Au Maroc, plusieurs associations œuvrant dans la lutte contre le VIH/Sida, dont l’Association marocaine de planification familiale et la Ligue marocaine de lutte contre les MST, ont tenu à rappeler que le sida n’était pas seulement un problème d’ordre sanitaire. Et afin de renforcer la prévention précoce, encourager la solidarité avec les personnes vivant avec le VIH et se mobiliser contre la marginalisation, une marche de sensibilisation a été organisée à Rabat….


Lundi 1er décembre, les différents pays du Maghreb ont célébré la Journée mondiale de lutte contre le Sida. Manifestations, conférences, témoignages…Différents évènements, tous relayés par la presse, ont été organisés à cette occasion. Compte rendu…

La Journée mondiale de lutte contre le Sida représente d’abord l’occasion de quantifier et de fournir des chiffres. D’après le rapport sur la maladie, intitulé « Le point sur l’épidémie de Sida en 2009 », rendu public le 24 novembre par le Programme Commun des Nations Unies sur le VIH/Sida (ONUSIDA), le nombre des nouvelles infections par le VIH dans le monde a diminué de 17% durant les huit dernières années. Une tendance qui ne se vérifie pas dans la plupart des pays du Maghreb…Ainsi en Mauritanie, on estime à 6.500 les personnes infectées par le VIH. Au Maroc, le nombre de cas de sida enregistrés depuis l’année 1986 est de 3.198. Selon les chiffres officiels du ministère de la Santé, l’Algérie comptait fin octobre 4.048 porteurs du virus et 1.011 personnes ayant développé la maladie. La Libye compte 11.152 personnes infectées au VIH/Sida, soit un taux de prévalence de 0,3%, a affirmé le directeur du département de la lutte contre le Sida au centre national libyen de lutte et de prévention contre les maladies transmissibles et endémiques, le Dr Hussein Ben Othmane.

De la fiabilité des chiffres…
Les chiffres officiels sont déjà éloquents. Mais les spécialistes et membres des associations n’aiment pas les évoquer. Selon eux, ils ne reflètent pas la réalité…et entre les chiffres officiels et l’estimation, il y a un fossé. « Des milliers de personnes sont atteintes sans le savoir », a indiqué le Dr Scander Abdelkader Soufi, président de l’Association de lutte contre les infections sexuellement transmissibles et le sida (AnisS).
Le principal problème est le dépistage. Dans tous les pays du Maghreb, le constat est unanime. Rares sont les gens à effectuer un dépistage volontaire. De fait, les statistiques du VIH effectués, sont essentiellement des chiffres fractionnaires, obtenus à partir des registres des hôpitaux ou des centres de dépistage. Ainsi, l’Organisation Panafricaine de Lutte contre le SIDA (OPALS Maroc 2008) estime à 20.000 le nombre de personnes vivant avec le sida au Maroc. La tranche d’âge la plus touchée dans le Royaume serait celle des jeunes et des adultes de moins de 40 ans, et la transmission hétérosexuelle serait la plus répandue avec 78% des cas. De même, en Algérie,

selon “les estimations les plus réalistes”, 21.000 personnes seraient touchées par la maladie.
Le dépistage n’est pas uniquement un instrument comptable. Les différents praticiens qui se sont exprimés sont formels… Un dépistage précoce permet une meilleure prise en charge de la maladie, et ce avant l’apparition de symptômes. La situation des personnes touchées par le sida qui se présentent pour des soins à un stade très avancé de la maladie rend le traitement difficile.
Le dépistage constitue l’un des axes prioritaires dans les pays du Maghreb… Au Maroc, les autorités, en collaboration avec les associations, ont déployés des efforts pour la promotion du dépistage et ont permis la réalisation de 75.000 tests anonymes et volontaires. L’objectif visé est d’arriver à faire 150.000 tests volontaires dans les différents centres et unités mobiles de dépistage.

Les stratégies nationales
En matière de lutte contre le Sida, différents plans ont été adoptés par les gouvernements. Généralement ils s’articulent autour de trois axes.
Le traitement et la prise en charge … Au Maroc, le plan stratégique national de lutte contre le sida vise à « assurer un accès universel à des services de prévention, de traitement, et de prise en charge ». Actuellement, 2.500 personnes vivant avec le VIH par les antirétroviraux sont prises en charge. Le prix du traitement antirétroviral a fortement baissé, passant de 10.000 Dirhams (1.672 DT) par mois, à environ 800 Dirhams (133 DT) par mois et par patient.
La coordination des structures…Il est fondamental de multiplier les mesures ponctuelles. Cependant, constatent les associations, sans une réelle coordination, ces mesures se révèlent rapidement inopérantes. Dans ce cadre que 18 comités multisectoriels de lutte contre le Sida ont été créés dans les municipalités en Libye.
La sensibilisation de la population…. Les différents gouvernements concentrent leurs efforts sur la mise en place d’une stratégie nationale de sensibilisation. L’objectif est de faire connaître au public les modes et voies de transmission de cette maladie et les moyens de s’en prémunir en vue d’éviter les nouvelles contaminations. En Libye, certaines catégories spécifiques telles que les élèves ou les leaders religieux ont été ciblés dans le cadre de cette campagne. En Algérie, et selon une étude effectuée par l’Unicef, seuls 15% de notre population possèdent les connaissances nécessaires sur les modes de transmission et de prévention des infections sexuellement transmissibles et du sida. Ce chiffre serait, cependant, inférieur à 10% chez les femmes.

Encore et toujours des défis…
Les sociétés maghrébines souffrent d’un problème de communication. Parler du sida n’est pas chose aisée. Pourtant, s’alarment les bénévoles, ceux qui sont les plus exposés au risque de la contamination et qui doivent en premier lieu être la cibles de la sensibilisation sont les jeunes. En Algérie, le rappeur Double Kanon a livré au cours d’une réunion son témoignage, en tant que bénévole. Et de constater avec effarement que les jeunes « ne savent pas se servir des préservatifs ». Pis encore, il a avoué avoir rencontré des personnes qui n’ont jamais vu un préservatif ou qui ne savent même pas à quoi il sert.
Le rôle de la société civile est fondamental dans la prévention contre la maladie grâce à la distribution de préservatifs ou l’organisation de rencontres d’information visant les jeunes. Au Maroc, quelques associations comme l’Association de Lutte Contre le Sida (ALCS Maroc) sont actives dans tout le pays grâce à leurs sections. Leurs volontaires proposent des campagnes d’information et de sensibilisation, des centres d’écoute (numéros de téléphones économiques), des dépistages gratuits et anonymes ou encore des programmes de prévention pour les professionnels du sexe. Cependant, les associations rencontrent souvent des problèmes pour faire passer le message. En Mauritanie, par exemple, des volontaires témoignent « d’injures non seulement de la part des hommes, mais même aussi des femmes ». Certains chefs religieux se réfèrent toujours à eux « comme des infidèles ou des non-croyants qui sont en train d’être utilisés par l’Occident pour combattre l’Islam ». Autre problème…Les personnes vivant avec le HIV continuent à être la cible d’attitudes stigmatiques et de comportements discriminatoires portant atteinte à leur dignité et les privant de leurs droits. Outre la discrimination à l’emploi, ces personnes sont mises en quarantaine et rejetés, y compris dans le milieu médical. Refusant le stigmate social, certains sont obligés de dissimuler leur maladie, y compris à leurs proches.
Au Maroc, plusieurs associations œuvrant dans la lutte contre le VIH/Sida, dont l’Association marocaine de planification familiale et la Ligue marocaine de lutte contre les MST, ont tenu à rappeler que le sida n’était pas seulement un problème d’ordre sanitaire. Et afin de renforcer la prévention précoce, encourager la solidarité avec les personnes vivant avec le VIH et se mobiliser contre la marginalisation, une marche de sensibilisation a été organisée à Rabat….
Azza Turki
Rédigé par Azza Turki le 11/12/2009 à 15:27 | Permalien | Commentaires (0)
 
Le SIDA dans les autres pays du Maghreb: Algérie, Tunisie, Mauritanie, Lybie 
Sida: préserver les droits des personnes atteintes du HIV, objectif primordial de la campagne de cette année   04/12/2009
TUNIS, 30 novembre 2009 (TAP) - dans sa déclaration a l'occasion de la célébration, demain, de la journée mondiale de lutte contre le sida, le secrétaire général des Nations Unis, Ban Ki-Moon a relevé la nécessité de ''rejeter tout genre de discrimination visant les sidéens et l'importance de préserver leurs droits''.
'' Garantir les droits de chaque sidéen ou séropositif permet également une meilleure accession aux informations et prestations ayant trait aux moyens de lutte contre le sida et l'éradication de ce fléau'', a dit M. ban.
Selon le dernier rapport de l'organisation mondiale de la sante OMS et le programme Onusida, le nombre de personnes infectées par le virus HIV s'élevait fin 2008 a 33,4 millions a travers le monde, en hausse de 400.000 par rapport a l'année précédente.
Cette hausse ne peut traduire qu'un mauvais accès aux moyens préventifs permettant de faire face au fléau du sida, selon l'OMS précisant que près de 430.000 enfants sont nés porteurs du virus en 2008 estimant a 2,1 millions le nombre d'enfants de moins de 15 ans vivant avec l'infection.
''Le principal problème auquel nous sommes confrontés aujourd'hui est l'inégalité. Il est très important que nous n'ayons plus chaque année en Afrique 400.000 bébés naissant avec le virus HIV'', a déclare le directeur général de l'Onusida, Michel Sidibe.
Il est vrai que cette inégalité est due entre autre au coût élevé du traitement, mais aussi essentiellement aux discriminations subies par les personnes porteuses du virus.
En Russie, Svetlana Izambaieva, lauréate en 2005 du premier concours de beauté pour les femmes infectées par le VIH, se bat pour obtenir la garde de son petit frère orphelin, mais les autorités russes lui ont opposé une fin de non-recevoir, arguant de la séropositivité de cette jeune femme de 28 ans. ''En conformité avec le décret du gouvernement russe du 1er mai 1996, les maladies infectieuses constituent un motif de refus de garde (..) dans l'intérêt de l'enfant''.
Faisant recours a une ONG de défense des droits de l'homme Izambaieva, mène une lutte contre cette loi discriminatoire.
Le juriste de l'ONG indique que cette politique discriminatoire relève de la peur, des idées reçues et du manque d'information sur le sida.
Il relève en effet du rôle de l'Etat d'expliquer que cette maladie n'est pas aussi horrible qu'on le disait avant et surtout de montrer que les séropositifs sont des citoyens comme les autres.
En Chine, par exemple, ou les séropositifs souffrent de discrimination et de stigmatisation, le personnel médical refuse même parfois d'entrer en contact avec ces malades, affirme-t-on dans un rapport rendu public récemment par l'organisation Onusida.
On compte entre 97.000 et 112.000 personnes contaminées par le virus en Chine, selon les statistiques du ministre chinois de la sante et de l'Onusida.
Plus de 40 pc d'entre eux se sentent victimes de discrimination liées à leur statut sérologique, selon une étude de l'Onusida. Plus de 10 pc ont dit s'être vu refuser au moins une fois l'accès à des soins médicaux.
Des enfants séropositifs qui n'étaient pas forcement porteurs du virus ont été contraints de quitter leur école, souligne-t-on dans l'enquête.
Devant de telles situations alarmantes, le secrétaire général de l'ONU a appelé, conformément a la campagne lancée cette année dont le slogan est ''rejoignez nous dans la riposte au sida. Vous aussi vous êtes concernes'', tous les pays à déployer davantage d'efforts afin de lutter contre la discrimination visant les porteurs de virus afin d'alléger leur souffrance et les aider à accéder plus facilement aux soins et aux prestations nécessaires.
Le secrétaire général de l'ONU a exhorté, en outre, les pays qui interdisent aux personnes vivant avec le VIH d'entrer sur le territoire de lever ces restrictions comme viennent de le faire les USA.
''Je félicite le président Obama concernant l'annonce de la levée de l'interdiction aux personnes vivant avec le VIH d'entrer aux USA'' a déclaré Ban K-Moon.
''J'appelle tous les autres pays ayant de telles restrictions à prendre des mesures pour les lever le plus tôt possible''.
Le programme commun des Nations Unies sur le VIH/Sida rappelle a ce propos que de telles restrictions sont discriminatoires et ne protègent pas la sante publique.
L'organisation mondiale de la sante OMS avait proclamé le 1er décembre journée mondiale du sida, qui est un problème a long terme et exige une riposte fondée sur des preuves et sur les droits humains et nécessitant un solide leadership et un financement soutenu.
Le rapport de l'ONUSIDA montre explicitement que des mesures plus énergiques sont nécessaires pour faire reculer l'épidémie et que le fait de connaitre ''votre épidémie locale'' reste essentiel pour une riposte efficace.
Bien que le nombre de décès ait baisse de plus de 10 pc au cours des cinq dernières années grâce à un accès accru aux traitements, en 2008, 2,7 millions de personnes sont nouvellement infectées, c'est pourquoi les efforts doivent se poursuivre pour mieux sensibiliser les gens au virus du sida et mieux préserver les droits des séropositifs pour continuer a mener une vie avec dignité.
TAP
Rédigé par TAP le 04/12/2009 à 21:48 | Permalien | Commentaires (0)
 

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