 | Journée mondiale de lutte contre le Sida:Solidarité, prévention… et dépistage !
11/12/2009
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Lundi 1er décembre, les différents pays du Maghreb ont célébré la Journée mondiale de lutte contre le Sida. Manifestations, conférences, témoignages…Différents évènements, tous relayés par la presse, ont été organisés à cette occasion. Compte rendu…
La Journée mondiale de lutte contre le Sida représente d’abord l’occasion de quantifier et de fournir des chiffres. D’après le rapport sur la maladie, intitulé « Le point sur l’épidémie de Sida en 2009 », rendu public le 24 novembre par le Programme Commun des Nations Unies sur le VIH/Sida (ONUSIDA), le nombre des nouvelles infections par le VIH dans le monde a diminué de 17% durant les huit dernières années. Une tendance qui ne se vérifie pas dans la plupart des pays du Maghreb…Ainsi en Mauritanie, on estime à 6.500 les personnes infectées par le VIH. Au Maroc, le nombre de cas de sida enregistrés depuis l’année 1986 est de 3.198. Selon les chiffres officiels du ministère de la Santé, l’Algérie comptait fin octobre 4.048 porteurs du virus et 1.011 personnes ayant développé la maladie. La Libye compte 11.152 personnes infectées au VIH/Sida, soit un taux de prévalence de 0,3%, a affirmé le directeur du département de la lutte contre le Sida au centre national libyen de lutte et de prévention contre les maladies transmissibles et endémiques, le Dr Hussein Ben Othmane.
De la fiabilité des chiffres…
Les chiffres officiels sont déjà éloquents. Mais les spécialistes et membres des associations n’aiment pas les évoquer. Selon eux, ils ne reflètent pas la réalité…et entre les chiffres officiels et l’estimation, il y a un fossé. « Des milliers de personnes sont atteintes sans le savoir », a indiqué le Dr Scander Abdelkader Soufi, président de l’Association de lutte contre les infections sexuellement transmissibles et le sida (AnisS).
Le principal problème est le dépistage. Dans tous les pays du Maghreb, le constat est unanime. Rares sont les gens à effectuer un dépistage volontaire. De fait, les statistiques du VIH effectués, sont essentiellement des chiffres fractionnaires, obtenus à partir des registres des hôpitaux ou des centres de dépistage. Ainsi, l’Organisation Panafricaine de Lutte contre le SIDA (OPALS Maroc 2008) estime à 20.000 le nombre de personnes vivant avec le sida au Maroc. La tranche d’âge la plus touchée dans le Royaume serait celle des jeunes et des adultes de moins de 40 ans, et la transmission hétérosexuelle serait la plus répandue avec 78% des cas. De même, en Algérie, selon “les estimations les plus réalistes”, 21.000 personnes seraient touchées par la maladie.
Le dépistage n’est pas uniquement un instrument comptable. Les différents praticiens qui se sont exprimés sont formels… Un dépistage précoce permet une meilleure prise en charge de la maladie, et ce avant l’apparition de symptômes. La situation des personnes touchées par le sida qui se présentent pour des soins à un stade très avancé de la maladie rend le traitement difficile.
Le dépistage constitue l’un des axes prioritaires dans les pays du Maghreb… Au Maroc, les autorités, en collaboration avec les associations, ont déployés des efforts pour la promotion du dépistage et ont permis la réalisation de 75.000 tests anonymes et volontaires. L’objectif visé est d’arriver à faire 150.000 tests volontaires dans les différents centres et unités mobiles de dépistage.
Les stratégies nationales
En matière de lutte contre le Sida, différents plans ont été adoptés par les gouvernements. Généralement ils s’articulent autour de trois axes.
Le traitement et la prise en charge … Au Maroc, le plan stratégique national de lutte contre le sida vise à « assurer un accès universel à des services de prévention, de traitement, et de prise en charge ». Actuellement, 2.500 personnes vivant avec le VIH par les antirétroviraux sont prises en charge. Le prix du traitement antirétroviral a fortement baissé, passant de 10.000 Dirhams (1.672 DT) par mois, à environ 800 Dirhams (133 DT) par mois et par patient.
La coordination des structures…Il est fondamental de multiplier les mesures ponctuelles. Cependant, constatent les associations, sans une réelle coordination, ces mesures se révèlent rapidement inopérantes. Dans ce cadre que 18 comités multisectoriels de lutte contre le Sida ont été créés dans les municipalités en Libye.
La sensibilisation de la population…. Les différents gouvernements concentrent leurs efforts sur la mise en place d’une stratégie nationale de sensibilisation. L’objectif est de faire connaître au public les modes et voies de transmission de cette maladie et les moyens de s’en prémunir en vue d’éviter les nouvelles contaminations. En Libye, certaines catégories spécifiques telles que les élèves ou les leaders religieux ont été ciblés dans le cadre de cette campagne. En Algérie, et selon une étude effectuée par l’Unicef, seuls 15% de notre population possèdent les connaissances nécessaires sur les modes de transmission et de prévention des infections sexuellement transmissibles et du sida. Ce chiffre serait, cependant, inférieur à 10% chez les femmes.
Encore et toujours des défis…
Les sociétés maghrébines souffrent d’un problème de communication. Parler du sida n’est pas chose aisée. Pourtant, s’alarment les bénévoles, ceux qui sont les plus exposés au risque de la contamination et qui doivent en premier lieu être la cibles de la sensibilisation sont les jeunes. En Algérie, le rappeur Double Kanon a livré au cours d’une réunion son témoignage, en tant que bénévole. Et de constater avec effarement que les jeunes « ne savent pas se servir des préservatifs ». Pis encore, il a avoué avoir rencontré des personnes qui n’ont jamais vu un préservatif ou qui ne savent même pas à quoi il sert.
Le rôle de la société civile est fondamental dans la prévention contre la maladie grâce à la distribution de préservatifs ou l’organisation de rencontres d’information visant les jeunes. Au Maroc, quelques associations comme l’Association de Lutte Contre le Sida (ALCS Maroc) sont actives dans tout le pays grâce à leurs sections. Leurs volontaires proposent des campagnes d’information et de sensibilisation, des centres d’écoute (numéros de téléphones économiques), des dépistages gratuits et anonymes ou encore des programmes de prévention pour les professionnels du sexe. Cependant, les associations rencontrent souvent des problèmes pour faire passer le message. En Mauritanie, par exemple, des volontaires témoignent « d’injures non seulement de la part des hommes, mais même aussi des femmes ». Certains chefs religieux se réfèrent toujours à eux « comme des infidèles ou des non-croyants qui sont en train d’être utilisés par l’Occident pour combattre l’Islam ». Autre problème…Les personnes vivant avec le HIV continuent à être la cible d’attitudes stigmatiques et de comportements discriminatoires portant atteinte à leur dignité et les privant de leurs droits. Outre la discrimination à l’emploi, ces personnes sont mises en quarantaine et rejetés, y compris dans le milieu médical. Refusant le stigmate social, certains sont obligés de dissimuler leur maladie, y compris à leurs proches.
Au Maroc, plusieurs associations œuvrant dans la lutte contre le VIH/Sida, dont l’Association marocaine de planification familiale et la Ligue marocaine de lutte contre les MST, ont tenu à rappeler que le sida n’était pas seulement un problème d’ordre sanitaire. Et afin de renforcer la prévention précoce, encourager la solidarité avec les personnes vivant avec le VIH et se mobiliser contre la marginalisation, une marche de sensibilisation a été organisée à Rabat….
Lundi 1er décembre, les différents pays du Maghreb ont célébré la Journée mondiale de lutte contre le Sida. Manifestations, conférences, témoignages…Différents évènements, tous relayés par la presse, ont été organisés à cette occasion. Compte rendu…
La Journée mondiale de lutte contre le Sida représente d’abord l’occasion de quantifier et de fournir des chiffres. D’après le rapport sur la maladie, intitulé « Le point sur l’épidémie de Sida en 2009 », rendu public le 24 novembre par le Programme Commun des Nations Unies sur le VIH/Sida (ONUSIDA), le nombre des nouvelles infections par le VIH dans le monde a diminué de 17% durant les huit dernières années. Une tendance qui ne se vérifie pas dans la plupart des pays du Maghreb…Ainsi en Mauritanie, on estime à 6.500 les personnes infectées par le VIH. Au Maroc, le nombre de cas de sida enregistrés depuis l’année 1986 est de 3.198. Selon les chiffres officiels du ministère de la Santé, l’Algérie comptait fin octobre 4.048 porteurs du virus et 1.011 personnes ayant développé la maladie. La Libye compte 11.152 personnes infectées au VIH/Sida, soit un taux de prévalence de 0,3%, a affirmé le directeur du département de la lutte contre le Sida au centre national libyen de lutte et de prévention contre les maladies transmissibles et endémiques, le Dr Hussein Ben Othmane.
De la fiabilité des chiffres…
Les chiffres officiels sont déjà éloquents. Mais les spécialistes et membres des associations n’aiment pas les évoquer. Selon eux, ils ne reflètent pas la réalité…et entre les chiffres officiels et l’estimation, il y a un fossé. « Des milliers de personnes sont atteintes sans le savoir », a indiqué le Dr Scander Abdelkader Soufi, président de l’Association de lutte contre les infections sexuellement transmissibles et le sida (AnisS).
Le principal problème est le dépistage. Dans tous les pays du Maghreb, le constat est unanime. Rares sont les gens à effectuer un dépistage volontaire. De fait, les statistiques du VIH effectués, sont essentiellement des chiffres fractionnaires, obtenus à partir des registres des hôpitaux ou des centres de dépistage. Ainsi, l’Organisation Panafricaine de Lutte contre le SIDA (OPALS Maroc 2008) estime à 20.000 le nombre de personnes vivant avec le sida au Maroc. La tranche d’âge la plus touchée dans le Royaume serait celle des jeunes et des adultes de moins de 40 ans, et la transmission hétérosexuelle serait la plus répandue avec 78% des cas. De même, en Algérie,
selon “les estimations les plus réalistes”, 21.000 personnes seraient touchées par la maladie.
Le dépistage n’est pas uniquement un instrument comptable. Les différents praticiens qui se sont exprimés sont formels… Un dépistage précoce permet une meilleure prise en charge de la maladie, et ce avant l’apparition de symptômes. La situation des personnes touchées par le sida qui se présentent pour des soins à un stade très avancé de la maladie rend le traitement difficile.
Le dépistage constitue l’un des axes prioritaires dans les pays du Maghreb… Au Maroc, les autorités, en collaboration avec les associations, ont déployés des efforts pour la promotion du dépistage et ont permis la réalisation de 75.000 tests anonymes et volontaires. L’objectif visé est d’arriver à faire 150.000 tests volontaires dans les différents centres et unités mobiles de dépistage.
Les stratégies nationales
En matière de lutte contre le Sida, différents plans ont été adoptés par les gouvernements. Généralement ils s’articulent autour de trois axes.
Le traitement et la prise en charge … Au Maroc, le plan stratégique national de lutte contre le sida vise à « assurer un accès universel à des services de prévention, de traitement, et de prise en charge ». Actuellement, 2.500 personnes vivant avec le VIH par les antirétroviraux sont prises en charge. Le prix du traitement antirétroviral a fortement baissé, passant de 10.000 Dirhams (1.672 DT) par mois, à environ 800 Dirhams (133 DT) par mois et par patient.
La coordination des structures…Il est fondamental de multiplier les mesures ponctuelles. Cependant, constatent les associations, sans une réelle coordination, ces mesures se révèlent rapidement inopérantes. Dans ce cadre que 18 comités multisectoriels de lutte contre le Sida ont été créés dans les municipalités en Libye.
La sensibilisation de la population…. Les différents gouvernements concentrent leurs efforts sur la mise en place d’une stratégie nationale de sensibilisation. L’objectif est de faire connaître au public les modes et voies de transmission de cette maladie et les moyens de s’en prémunir en vue d’éviter les nouvelles contaminations. En Libye, certaines catégories spécifiques telles que les élèves ou les leaders religieux ont été ciblés dans le cadre de cette campagne. En Algérie, et selon une étude effectuée par l’Unicef, seuls 15% de notre population possèdent les connaissances nécessaires sur les modes de transmission et de prévention des infections sexuellement transmissibles et du sida. Ce chiffre serait, cependant, inférieur à 10% chez les femmes.
Encore et toujours des défis…
Les sociétés maghrébines souffrent d’un problème de communication. Parler du sida n’est pas chose aisée. Pourtant, s’alarment les bénévoles, ceux qui sont les plus exposés au risque de la contamination et qui doivent en premier lieu être la cibles de la sensibilisation sont les jeunes. En Algérie, le rappeur Double Kanon a livré au cours d’une réunion son témoignage, en tant que bénévole. Et de constater avec effarement que les jeunes « ne savent pas se servir des préservatifs ». Pis encore, il a avoué avoir rencontré des personnes qui n’ont jamais vu un préservatif ou qui ne savent même pas à quoi il sert.
Le rôle de la société civile est fondamental dans la prévention contre la maladie grâce à la distribution de préservatifs ou l’organisation de rencontres d’information visant les jeunes. Au Maroc, quelques associations comme l’Association de Lutte Contre le Sida (ALCS Maroc) sont actives dans tout le pays grâce à leurs sections. Leurs volontaires proposent des campagnes d’information et de sensibilisation, des centres d’écoute (numéros de téléphones économiques), des dépistages gratuits et anonymes ou encore des programmes de prévention pour les professionnels du sexe. Cependant, les associations rencontrent souvent des problèmes pour faire passer le message. En Mauritanie, par exemple, des volontaires témoignent « d’injures non seulement de la part des hommes, mais même aussi des femmes ». Certains chefs religieux se réfèrent toujours à eux « comme des infidèles ou des non-croyants qui sont en train d’être utilisés par l’Occident pour combattre l’Islam ». Autre problème…Les personnes vivant avec le HIV continuent à être la cible d’attitudes stigmatiques et de comportements discriminatoires portant atteinte à leur dignité et les privant de leurs droits. Outre la discrimination à l’emploi, ces personnes sont mises en quarantaine et rejetés, y compris dans le milieu médical. Refusant le stigmate social, certains sont obligés de dissimuler leur maladie, y compris à leurs proches.
Au Maroc, plusieurs associations œuvrant dans la lutte contre le VIH/Sida, dont l’Association marocaine de planification familiale et la Ligue marocaine de lutte contre les MST, ont tenu à rappeler que le sida n’était pas seulement un problème d’ordre sanitaire. Et afin de renforcer la prévention précoce, encourager la solidarité avec les personnes vivant avec le VIH et se mobiliser contre la marginalisation, une marche de sensibilisation a été organisée à Rabat….
Azza Turki
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| Rédigé par Azza Turki le 11/12/2009 à 15:27 | Permalien | Commentaires (0) |
 | Sida: préserver les droits des personnes atteintes du HIV, objectif primordial de la campagne de cette année
04/12/2009
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TUNIS, 30 novembre 2009 (TAP) - dans sa déclaration a l'occasion de la célébration, demain, de la journée mondiale de lutte contre le sida, le secrétaire général des Nations Unis, Ban Ki-Moon a relevé la nécessité de ''rejeter tout genre de discrimination visant les sidéens et l'importance de préserver leurs droits''.
'' Garantir les droits de chaque sidéen ou séropositif permet également une meilleure accession aux informations et prestations ayant trait aux moyens de lutte contre le sida et l'éradication de ce fléau'', a dit M. ban.
Selon le dernier rapport de l'organisation mondiale de la sante OMS et le programme Onusida, le nombre de personnes infectées par le virus HIV s'élevait fin 2008 a 33,4 millions a travers le monde, en hausse de 400.000 par rapport a l'année précédente.
Cette hausse ne peut traduire qu'un mauvais accès aux moyens préventifs permettant de faire face au fléau du sida, selon l'OMS précisant que près de 430.000 enfants sont nés porteurs du virus en 2008 estimant a 2,1 millions le nombre d'enfants de moins de 15 ans vivant avec l'infection.
''Le principal problème auquel nous sommes confrontés aujourd'hui est l'inégalité. Il est très important que nous n'ayons plus chaque année en Afrique 400.000 bébés naissant avec le virus HIV'', a déclare le directeur général de l'Onusida, Michel Sidibe.
Il est vrai que cette inégalité est due entre autre au coût élevé du traitement, mais aussi essentiellement aux discriminations subies par les personnes porteuses du virus.
En Russie, Svetlana Izambaieva, lauréate en 2005 du premier concours de beauté pour les femmes infectées par le VIH, se bat pour obtenir la garde de son petit frère orphelin, mais les autorités russes lui ont opposé une fin de non-recevoir, arguant de la séropositivité de cette jeune femme de 28 ans. ''En conformité avec le décret du gouvernement russe du 1er mai 1996, les maladies infectieuses constituent un motif de refus de garde (..) dans l'intérêt de l'enfant''.
Faisant recours a une ONG de défense des droits de l'homme Izambaieva, mène une lutte contre cette loi discriminatoire.
Le juriste de l'ONG indique que cette politique discriminatoire relève de la peur, des idées reçues et du manque d'information sur le sida.
Il relève en effet du rôle de l'Etat d'expliquer que cette maladie n'est pas aussi horrible qu'on le disait avant et surtout de montrer que les séropositifs sont des citoyens comme les autres.
En Chine, par exemple, ou les séropositifs souffrent de discrimination et de stigmatisation, le personnel médical refuse même parfois d'entrer en contact avec ces malades, affirme-t-on dans un rapport rendu public récemment par l'organisation Onusida.
On compte entre 97.000 et 112.000 personnes contaminées par le virus en Chine, selon les statistiques du ministre chinois de la sante et de l'Onusida.
Plus de 40 pc d'entre eux se sentent victimes de discrimination liées à leur statut sérologique, selon une étude de l'Onusida. Plus de 10 pc ont dit s'être vu refuser au moins une fois l'accès à des soins médicaux.
Des enfants séropositifs qui n'étaient pas forcement porteurs du virus ont été contraints de quitter leur école, souligne-t-on dans l'enquête.
Devant de telles situations alarmantes, le secrétaire général de l'ONU a appelé, conformément a la campagne lancée cette année dont le slogan est ''rejoignez nous dans la riposte au sida. Vous aussi vous êtes concernes'', tous les pays à déployer davantage d'efforts afin de lutter contre la discrimination visant les porteurs de virus afin d'alléger leur souffrance et les aider à accéder plus facilement aux soins et aux prestations nécessaires.
Le secrétaire général de l'ONU a exhorté, en outre, les pays qui interdisent aux personnes vivant avec le VIH d'entrer sur le territoire de lever ces restrictions comme viennent de le faire les USA.
''Je félicite le président Obama concernant l'annonce de la levée de l'interdiction aux personnes vivant avec le VIH d'entrer aux USA'' a déclaré Ban K-Moon.
''J'appelle tous les autres pays ayant de telles restrictions à prendre des mesures pour les lever le plus tôt possible''.
Le programme commun des Nations Unies sur le VIH/Sida rappelle a ce propos que de telles restrictions sont discriminatoires et ne protègent pas la sante publique.
L'organisation mondiale de la sante OMS avait proclamé le 1er décembre journée mondiale du sida, qui est un problème a long terme et exige une riposte fondée sur des preuves et sur les droits humains et nécessitant un solide leadership et un financement soutenu.
Le rapport de l'ONUSIDA montre explicitement que des mesures plus énergiques sont nécessaires pour faire reculer l'épidémie et que le fait de connaitre ''votre épidémie locale'' reste essentiel pour une riposte efficace.
Bien que le nombre de décès ait baisse de plus de 10 pc au cours des cinq dernières années grâce à un accès accru aux traitements, en 2008, 2,7 millions de personnes sont nouvellement infectées, c'est pourquoi les efforts doivent se poursuivre pour mieux sensibiliser les gens au virus du sida et mieux préserver les droits des séropositifs pour continuer a mener une vie avec dignité.
TAP
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| Rédigé par TAP le 04/12/2009 à 21:48 | Permalien | Commentaires (0) |
 | Algérie: Propagation inquiétante du VIH sida - 114 nouveaux cas enregistrés durant le premier semestre 2009
01/12/2009
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L'Algérie compte 4 045 personnes porteuses du virus (VIH) et 1 011 personnes ayant développé la maladie. Ce sont les derniers chiffres officiels communiqués à l'occasion de la Journée mondiale de lutte contre le sida, célébrée aujourd'hui, 1er décembre.
Mais ces chiffres sont loin de refléter la réalité en l'absence de dépistage précoce, régulier et systématique de la maladie, a indiqué le professeur Abdelwahab Dif, chef de service à l'hôpital Laadi Flici (ex-El Kettar) et président du Comité national de lutte contre les maladies sexuellement transmissibles et sida (CNLIST-SIDA). L'épidémie du VIH/sida progresse à un rythme inquiétant. «Ainsi, 114 nouveaux cas de sida ont été enregistrés durant le premier semestre 2009, ce qui est pratiquement le double des cas enregistrés durant l'année 2008 [60 cas]», dira-t-il, ajoutant que, pour le seul premier semestre de l'année en cours, 553 cas séropositifs ont été recensés contre 585 l'année dernière.
UNAIDS/P.Virot
Selon ce spécialiste, la prévention demeure le seul moyen de faire face à cette maladie et de freiner sa propagation, même si, a-t-il reconnu, «le nombre des personnes infectées en Algérie est nettement inférieur à celui enregistré dans d'autres pays». Il ajoutera que le sida n'est pas seulement un problème de santé, il est devenu depuis 1995 une charge sociale». Ainsi, expliquera-t-il, «si la prise en charge thérapeutique du malade était la prérogative du ministère de la Santé, la prise en charge psychologique et sociale est le devoir de la société tout entière». Le professeur Dif a, d'autre part, déploré «la situation des personnes touchées par le sida qui se présentent pour des soins à un stade très avancé de la maladie, ce qui rend le traitement difficile nécessitant une prise en charge beaucoup plus psychologique que thérapeutique». Il a, dans sens, insisté pour la formation de psychologues spécialisés dans les maladies graves comme le sida, ajoutant que la majorité de ces spécialistes refusent de prendre en charge cette catégorie de malades. S'agissant de l'accès aux traitements, ce spécialiste a exprimé sa satisfaction quant à la disponibilité de la trithérapie dispensée aux patients gratuitement. Le Pr Dif a, en outre, qualifié de «positives», les lois qui obligent les nouveaux mariés à effectuer des analyses pour le dépistage des maladies infectieuses car, a-t-il dit, elles protègent la société de la propagation de ces fléaux. Il a par ailleurs mis en exergue l'intérêt des campagnes de sensibilisation afin de mieux informer la population et de lutter contre cette maladie mortelle.
Le Pr Dif a rappelé certaines mesures qui contribuent à stopper la propagation du sida, comme la prise en charge de la femme enceinte pour éviter la transmission du virus à l'enfant, précisant que 80 nouveaux-nés ont été protégés jusque-là de la contraction du virus de mères séropositives. La prolifération de la prostitution non contrôlée, la migration et l'échange de seringues entre toxicomanes, sont, entre autres, les facteurs dangereux qui contribuent à la propagation du virus HIV, indiquera encore ce spécialiste. Selon lui, la création d'un conseil national qui regroupe sous sa bannière l'ensemble des ministères et institutions nationales aux côtés du secteur privé et de la société civile est nécessaire. Il permettra la mise en place d'un programme national de lutte contre le virus HIV, la consolidation de la relation avec les institutions internationales et de bénéficier du soutien nécessaire dans ce domaine. Plusieurs activités sont prévues aujourd'hui. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a recommandé hier, à la veille de la Journée mondiale du sida, de donner plus tôt des traitements antirétroviraux aux personnes séropositives, avant même l'apparition de symptômes de la maladie. Amel Bouakba
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| Rédigé par Amel Bouakba le 01/12/2009 à 15:55 | Permalien | Commentaires (0) |
 | Lutte contre le sida Les médecins attendent beaucoup du mouvement associatif
18/06/2008
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Pour accompagner le plan national de lutte contre le sida, le ministère de la Santé organise depuis hier une rencontre intitulée «plaidoyer pour la lutte contre le sida» avec la participation de la Bibliothèque nationale et l’appui du Fonds mondial contre le sida, la tuberculose et le paludisme. Loin de susciter l’intérêt des professionnels et des citoyens, le rendez-vous aura néanmoins permis aux quelques acteurs du monde associatif et médical présents sur le lieu de l’événement d’échanger leurs points de vue et de s’informer sur les nouvelles donnes liées à la maladie. Encore une fois, le rôle du mouvement associatif a été mis en évidence. Il reste néanmoins bien établi que le mouvement associatif n’a pas pour mission de lutter contre un fléau aussi complexe que le sida. Il ne peut faire mieux qu’accompagner une lutte que mèneraient naturellement les pouvoirs publics.
Pour le représentant du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, M. Fateh Zahi, «le rôle du mouvement associatif en matière de sensibilisation et de travail de proximité est énorme».
C’est dans cette logique que plusieurs associations, à l’image de l’association Etoile culturelle d’Akbou, ont tenu à accompagner la rencontre. Les membres de ces associations promettent pour le même objectif une contribution au bon déroulement de la saison estivale 2008. Le même intervenant a soutenu que l’Algérie est exposée davantage au fléau du sida à cause, expliquera-t-il, de la mobilité de la population. M. Zahi relèvera par ailleurs que le programme de lutte contre le sida, d’une enveloppe de 9 millions de dinars, n’est pas intégralement consommé parce que l’Algérie rencontre encore quelques difficultés en matière de lutte par la prévention.
Les représentants du Croissant-Rouge algérien estiment, quant à eux, que «leur travail s’appuie sur la prévention, les soins, les traitements et l’assistance, insistant sur la promotion de la dignité des personnes touchées». L’association El Hayet a organisé une exposition-vente des produits fabriqués par les personnes atteintes de cette maladie. Au cours de la conférence de presse, tenue la veille de l’ouverture de la manifestation, le professeur Dif a indiqué que «la vraie lutte contre le sida est de réussir à casser la chaîne de transmission du virus». Cela peut se réaliser grâce aux dépistages qui revêtent une importance dans le suivi et le traitement médicaux des malades. Selon lui, «le dépistage ne se fait pas d’une manière systématique par des personnes ayant vécu un risque de contamination, en dépit de sa gratuité au niveau de 54 centres nationaux de dépistage du VIH-sida». Les communications prévues porteront, entre autres, sur «la lutte contre le sida en Algérie», «la prise en charge psycho-socio-économique des personnes portant le VIH» et «la société civile et la lutte contre le sida en Algérie». D’autres activités sont prévues : la projection de trois courts-métrages Karima, Oum Salim et Jeunes leaders contre le sida, un concours de caricature et de dessin ainsi qu’un gala artistique.
860 sidéens et 3 183 séropositifs en Algérie
Selon le directeur de la prévention au ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, le Dr Mohamed Ouahdi, l’Algérie compte 3 183 séropositifs et 860 sidéens. Les statistiques concernent la période 1985 jusqu’au premier trimestre de l’année en cours.
Il a annoncé également que le réseau actuel de dépistage de cette maladie comprend 54 centres. Le nombre passera, incessamment, selon le même responsable, à 60 centres. Les wilayas qui bénéficieront de nouveaux centres de dépistage sont : Tiaret, Sidi Bel Abbès, Tlemcen et Ouargla qui viendront s’ajouter aux 8 centres actuels d’ici à la fin 2008.
Amirouche Yazid
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| Rédigé par Amirouche Yazid le 18/06/2008 à 13:06 | Permalien | Commentaires (0) |
 | L'algérie interpelle l'OMS
25/05/2008
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L’Algérie interpelle l’OMS
L'Algérie a fait part à l'Organisation mondiale de la santé (OMS) de ses "préoccupations" concernant la "complexité" des procédures de décaissement jugés entravant à la réalisation des projets de coopération.
Ces préoccupations ont été exprimées par la délégation algérienne au directeur exécutif du Fonds global pour la lutte contre le VIH/Sida, la tuberculose et le paludisme, M. Michel Kazatchine, lors d'une réunion tenue dans le cadre de la 61e session de l'assemblée mondiale de la santé qui se déroule à Genève.
Le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, M. Amar Tou, qui conduit la délégation algérienne à cette session, a assisté aux réunions du Conseil des ministres arabes de la Santé et de la session spéciale du Conseil des ministres de la Santé de la région Afrique de l'OMS, indique mercredi son département ministériel dans un communiqué. Il s'est également réuni avec ses homologues du Maroc, de Tunisie, de Libye et de Mauritanie avec lesquels il a évoqué les "enseignements à tirer des expériences respectives des pays maghrébins en matière de réalisation des objectifs de la santé pour tous et de réalisations des réformes en cours dans le secteur hospitalier", précise la même source.
Avec son homologue sud-africain, M. Tou a particulièrement évoqué la "relance de la coopération entre les deux pays en matière de chirurgie cardiaque et pédiatrique", ainsi que les "opportunités d'investissement dans le domaine du médicament". M. Tou a rencontré, dans le même esprit, le ministre iranien de la Santé et de l'Enseignement médical avec qui il a convenu d'"élever la coopération médicale en harmonie avec la qualité des relations existant entre les deux pays", note la même source.
la nouvelle république
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| Rédigé par la nouvelle république le 25/05/2008 à 11:39 | Permalien | Commentaires (0) |
 | Les pays de la région Moyen-Orient-Afrique du Nord se mobilisent contre le sida (Compte rendu)
06/12/2007
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TUNIS ENVOYÉ SPÉCIAL
Avec 70 000 nouvelles infections par le VIH en 2007, l'ensemble Moyen-Orient - Afrique du Nord est, derrière l'Europe de l'Est-Asie centrale, la deuxième région au monde où l'épidémie de sida progresse le plus vite. "Il n'est pas possible d'attendre, ni sur le plan humain, ni sur le plan économique", a affirmé Michel Kazatchkine, directeur exécutif du Fonds mondial contre le sida, la tuberculose et le paludisme, qui organisait, du lundi 3 au jeudi 6 décembre à Tunis, sa cinquième réunion pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord.
Après une période souvent marquée par le déni de l'épidémie et la stigmatisation des personnes , les pays de la région ont commencé à agir. L'état de mobilisation varie beaucoup d'un pays à l'autre. "Deux décisions importantes ont été prises en Tunisie : contrôler le sang, à partir de 1984-1985, et fournir gratuitement les trithérapies aux malades quand elles ont été disponibles", souligne le docteur Nabiha Gueddana, directrice générale de l'Office national de la famille et de la population (ONFP), chargé de mettre en oeuvre des actions d'information, de diffusion des moyens de prévention, de recherche et de coopération internationale en matière de sida.
651 MILLIONS DE DE DOLLARS
D'autres pays se sont montrés plus fermés. Mais, comme l'indique Abdallah Miguil, ministre de la santé de Djibouti et membre du conseil d'administration du Fonds mondial, "le déni et le silence ont beaucoup reculé dans la région. On ne peut plus cacher la réalité". Le montant des financements accordés par le Fonds aux pays de la région Moyen-Orient - Afrique du Nord (MENA, dans la terminologie internationale) est un indice de cette évolution. Il s'élève au total à 651 millions de dollars pour les trois maladies, dont 269 millions pour la lutte contre le sida. Seize des 17 pays éligibles ont reçu un appui financier du Fonds pour leurs programmes.
"Ce n'est pas qu'une question de financement", soutient Khadidja Moalla, qui coordonne, dans les pays arabes, l'action contre le VIH/sida du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD). Basée en Egypte, cette Tunisienne très attachée à la laïcité estime indispensable d'impliquer les leaders religieux . "Le discours des religieux a une grande influence dans les pays arabes et notre expérience montre qu'avec un travail patient, il est possible de les faire s'engager contre le sida. L'imam de la mosquée de Khartoum fait maintenant des prêches sur le sida devant 20 000 fidèles lors de la prière du vendredi et il a fait venir des personnes vivant avec le VIH", dit-elle. Plusieurs conférences internationales ont eu lieu avec des leaders religieux, musulmans et chrétiens.
La réunion a décidé la création dans la région de l'association des Amis du Fonds-MENA, comme il en existe aux Etats-Unis, au Japon ou en Europe. La Tunisie en assurera le secrétariat.
Paul Benkimoun
Article paru dans l'édition du 06.12.07. Rak ALCS
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| Rédigé par Rak ALCS le 06/12/2007 à 23:03 | Permalien | Commentaires (0) |
 | Réunion régionale, à Tunis, du Fonds mondial de lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme
03/12/2007
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Les travaux de la 5ème réunion régionale du Fonds mondial de lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord se sont ouverts, lundi après-midi, dans la banlieue nord de Tunis.
La cérémonie d'ouverture a été présidée par MM Mondher Zenaidi, ministre de la Santé publique, Chadli Neffati, secrétaire général adjoint de la Ligue arabe, Michel Kazatchkine, directeur exécutif du Fonds mondial de lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme et Abdallah Abdillahi Miguil, ministre de la santé de Djibouti et membre du conseil d'administration du Fonds mondial.
Plusieurs thèmes sont inscrits à l'ordre du jour de cette réunion régionale qui se poursuit jusqu'à jeudi 6 décembre, ayant trait au renforcement du partenariat, la mobilisation des ressources et l'impulsion du rôle de la société civile dans le renforcement des programmes du Fonds mondial .
L'accent sera mis, également, sur le rôle des amis du Fonds mondial dans la mise en place de programmes de lutte contre ces pandémie.
Plus de 200 participants, responsables gouvernementaux, représentants d'organisations internationales et régionales ainsi que du secteur privé et de la société civile, prennent part à cette réunion qui se veut un plaidoyer à l'intention des nouveaux amis et bailleurs de fonds pour favoriser l'adhésion du secteur privé aux programmes du Fonds mondial .
Dans son allocution, M. Mondher Zenaidi a mis en évidence l'importance majeure que le Président de la République porte au secteur de la santé, faisant état du bond qualitatif enregistré par la Tunisie dans ce domaine durant les deux dernières décennies.
Il a cité, notamment l'évolution de l'espérance de vie à 74 ans, la réduction du taux de mortalité chez les enfants à 20 pour mille et l'augmentation du taux des naissances assistées médicalement à 94,5pc.
Le ministre a ensuite souligné les effets néfastes du SIDA, de la tuberculose et du paludisme, sur le développement économique et social d'un pays, indiquant que ces trois fléaux sont responsables du décès de 6 millions de personnes chaque année, dont la majorité sont des jeunes et originaires de pays pauvres ou en voie de développement.
Il a mis l'accent sur la nécessité de renforcer l'entraide et la solidarité mondiale pour combattre ces pandémies , rappelant les initiatives entreprises par la Tunisie dans ce sens.
Dans ce contexte, M. Zenaidi s'est prononcé en faveur de la création d'un forum pour les amis du Fonds mondial dans la régions du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord, une initiative qui contribuera à faire connaître le Fonds, sa mission, ses principes et ses objectifs.
De son côté, M. Chadli Neffati, a insisté sur l'importance du rôle des médias dans l'approfondissement de la prise de conscience des citoyens quant à la gravité de ces fléaux. Il a souligné la nécessité de renforcer les relations de coopération au niveau national, interrégional et international pour assurer aux populations le droit à la santé. M. Neffati a ensuite passé en revue les actions menées par la Ligue arabe dans ce domaine, indiquant, que plusieurs programmes sont mis sur pied au sein de l'organisation panarabe traitant de la santé en général.
Il a affirmé la disponibilité de la Ligue à coopérer avec toutes les parties concernées en vue de combattre la propagation de ces trois maladies dans la région arabe.
Traitant de la prévalence du Sida au Moyen-Orient et en Afrique du nord, M. Michel Kazatchkine a fait remarquer, que la région compte une importante population de jeunes et est concernée par trois phénomènes, à savoir l'émigration, la pauvreté et le chômage , ce qui constituent, a-t-il indiqué, un terrain favorable à la propagation du Sida.
Le directeur exécutif du Fonds mondial a appelé à la nécessité de renforcer les efforts de prévention en vue d'empêcher la propagation de cette pandémie, mettant l'accent sur l'urgence de rompre le silence sur les sujets jugés tabous et d'accorder toute l'attention requise à la population à risque.
Il a mis l'accent sur le rôle des associations amies du Fonds mondial dans le renforcement de ses programmes et de ses mécanismes de financement.
Pour sa part, M.Abdallah Abdillahi Miguil a appelé à l'élargissement de la couverture par le Fonds de la région du Moyen-Orient et de l'Afrique du nord. Il a mis l'accent sur la nécessité de procéder, au niveau national, au renforcement des stratégies et des programmes de santé .
Au cours de la séance d'ouverture, lecture a été donnée de l'allocution de la princesse Haya Bint Al Hussein, épouse de Cheikh Mohammed Ben Rached Al Maktoum qui a insisté sur la nécessité de mobiliser les ressources du fonds afin de lui permettre d'accomplir sa mission dans les meilleures conditions et d'élargir sa base de couverture. Elle a souligné, à cet égard, l'importance des programmes de lutte contre la pauvreté et l'analphabétisme dans la prévention des maladies.
A noter que le Fonds mondial est le principal bailleur de Fonds multilatéral pour le traitement de ces trois pandémies dans le monde. Il a été créé en 2002 afin d'attirer et de gérer les ressources nécessaires pour financer les stratégies et programmes nationaux de lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme.
MAP Rak ALCS
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| Rédigé par Rak ALCS le 03/12/2007 à 04:55 | Permalien | Commentaires (10) |
 | Atelier au Caire sur les médias religieux et la protection des séropositifs
30/11/2007
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LE CAIRE (MAP) - Un atelier sur le renforcement des capacités des médias religieux à traiter la question du Sida sans préjudice pour les droits des personnes vivant avec le VIH. Des dirigeants religieux arabes, musulmans et chrétiens, participent à cet atelier organisé par le programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et le Programme régional pour la lutte contre le Sida dans le monde arabe, sous le thème ""vers des médias religieux qui protègent les droits des séropositifs"".
Au programme de l'atelier figurent des exposés, des travaux pratiques, des documentaires et des témoignages enregistrés.
Le secrétaire général de la Ligue Mohammedia des Oulémas, M. Ahmed Abbadi (Maroc) a présenté une communication sur les progrès accomplis dans la mise en oeuvre de la ""Déclaration du Caire"" sur la conception que doivent se faire les responsables religieux du porteur du VIH.
Il a notamment rappelé la publication de guides islamique et chrétien pour aider les dirigeants des deux religions à contribuer à la lutte contre ce fléau.
Le Sida tue chaque jour près de quinze mille personnes dans le monde, particulièrement dans les pays pauvres, a-t-il ajouté, saluant les chefs religieux pour leur contribution à l'effort de lutte contre la pandémie.
En décembre 2004, des chefs religieux musulmans et chrétiens avait adopté la ""Déclaration du Caire"", texte dans lequel ils avaient notamment encouragé les imams, clergés et responsables des établissement d'enseignements à briser le silence sur le Sida, à en débattre et à contribuer à la prévention du mal.
Selon le programme des Nations Unies pour la lutte contre le Sida, le nombre de séropositifs dans la région du Moyen Orient et de l'Afrique du Nord à augmenté de 68.000 cas en 2006, ce qui porte le nombre global des personnes contaminées à environ 460.000. Publié le:
30/11/2007 à 11:57:41 GMT Source : MAP
MAP
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| Rédigé par MAP le 30/11/2007 à 05:02 | Permalien | Commentaires (0) |
 | Lutte contre le VIH/sida: Les entreprises algériennes se mobilisent
26/10/2007
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Que ce soit dans le privé ou dans le public, les entreprises ont un rôle important à jouer dans la lutte menée contre le sida au niveau mondial, régional et national. Les entreprises ont, en effet, tout intérêt à combattre activement l’épidémie dans la mesure où elle touche leurs employés, leurs clients et autres parties prenantes. C’est dans doute dans ce contexte que s’inscrit l’objectif de la rencontre qui sera organisée le 30 octobre par le Forum des chefs d’entreprises (FCE) en collaboration avec l’ONU/Sida et autres organisations nationales et internationales telles que le CNLS, le BIT et le PNUD.
Dans son programme conjoint des Nations unies sur le VIH/sida, les organisations onusiennes, impliquées dans la lutte contre cette morbidité mondiale, sont conscientes que sans une mobilisation générale de tous les membres de la société, le sida ne peut être combattu efficacement, d’où la nécessité d’engager et de négocier des partenariats entre différents secteurs de la société (public privé et non gouvernemental) susceptibles de favoriser une riposte au VIH/sida plus coordonnée, plus efficace et durable. Ainsi, les entreprises sont appelées à travailler en partenariat avec les pouvoirs publics et les organisations onusiennes et non gouvernementales pour accroître l’efficacité du combat dans l’intérêt de toutes les parties concernées.
En Algérie, les rapports sexuels non protégés sont responsables de la majorité des infections du VIH qui sont au nombre de 740 cas de sida déclarés et 2.092 séropositifs. Par ailleurs, un niveau d’infection de 9% a été observé parmi les professionnelles du sexe à Saïda et à Tamanrasset.
Notons que la malgré la faible prévalence en Algérie, les responsables de la santé ont mobilisé tous les moyens pour combattre cette maladie et ce, à travers la création d’environ 53 centres de traitement et de dépistage du VIH/sida à travers le territoire national.
A retenir
* Près de 25 millions de personnes vivent avec le VIH en Afrique subsaharienne, soit 63% de toutes les personnes vivant avec le VIH dans le monde.
* En 2006, environ 2,1 millions d’Africains sont morts du sida, soit 72% de l’ensemble de décès à l’échelle mondiale.
* Dans le monde, 4,3 millions infections au VIH ont été enregistrées en 2006.
* 39,5 millions de personnes à travers le monde souffrent du VIH/sida, dont 2,3 millions d’enfants de moins de 15 ans.
* L’Algérie compte environ 740 cas de sida, déclarés et 2.092 séropositifs, selon les estimations du ministère de la Santé en 2006.
Kamélia H., pour El Moudjahid
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| Rédigé par Kamélia H., pour El Moudjahid le 26/10/2007 à 00:36 | Permalien | Commentaires (0) |
 | Commission économique pour l’Afrique: «L’impact du VIH/sida sur certaines économies d’Afrique du Nord»
19/10/2007
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« L’impact du VIH/sida sur certaines économies d’Afrique du Nord», tel est l’intitulé d’une publication d’une équipe du bureau pour l’Afrique du Nord de la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (CEA).
Le syndrome d’immunodéficience acquise (SIDA) est l’une des épidémies les plus dévastatrices de l’histoire de l’humanité. En effet, 25 millions de personnes ont été tuées par ce syndrome depuis qu’il a été identifié en 1981, selon l’ONUSIDA (programme de l’ONU destiné à coordonner l'action des différentes agences spécialisée de l’ONU pour lutter contre le SIDA). L’ONUSIDA estime par ailleurs que le nombre total de personnes vivant avec le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) s’élevait à 40,3 millions [36,7-45,3 millions] en 2005.
Selon la CEA, l'Afrique sub-saharienne reste la région la plus touchée avec un taux moyen de prévalence chez l’adulte de 7,2% en 2005. Elle abrite plus de 60% des personnes vivant avec le VIH/SIDA, ainsi que 77% de toutes les femmes vivant avec le VIH.
Compte tenu de l'impact de l’épidémie sur le développement de l'Afrique, la CEA a fait de la lutte contre le VIH/SIDA un de ses domaines d’intervention prioritaires ; d’ailleurs, la publication «L’impact du VIH/SIDA sur certaines économies d’Afrique du Nord» s’inscrit pleinement dans cet esprit. D’après la CEA, la publication a pour principaux objectifs, d’analyser l’impact économique de l’épidémie et de formuler des recommandations de manière à y faire face.
Le Bureau de la CEA pour l’Afrique du Nord a dans ce sens invité des chercheurs nord-africains à mener des études de cas pour éclaircir les tendances, les caractéristiques et les déterminants de l’impact économique du VIH/SIDA, actuel et potentiel, dans leurs pays respectifs. Les chercheurs ont dû formuler des recommandations d’actions à entreprendre pour en limiter les effets économiques actuels et en limiter les risques économiques potentiels.
Parmi ces études de cas, on note celle relative à la Tunisie menée par M. Jalel Berrebeh, Dr en sciences économiques de l’Université de Paris X à Nanterre et maître de conférence à la faculté des sciences économiques et de gestion de Nabeul et à l’Ecole Nationale d’Administration de Tunis.
ttp://www.webmanagercenter.com/management/article.php?id=340
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| Rédigé par ttp://www.webmanagercenter.com/management/article.php?id=340 le 19/10/2007 à 04:49 | Permalien | Commentaires (0) |
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