|
Lancement de l'association "PLUS", coalition internationale sida
PARIS - Des associations francophones viennent de lancer "PLUS, coalition internationale sida" pour que les personnes vivant avec le virus du sida puissent "peser auprès des financeurs internationaux" et "jouer un rôle central dans les politiques de santé liées à la maladie", ont déclaré lundi ses initiateurs.
Présentée en présence du Dr Philippe Douste-Blazy, président de Unitaid et secrétaire général adjoint à l'Onu, la coalition est née de l'initiative de quatre associations, a précisé Bruno Spire, président de Aides-France.
Outre Aides-France, les trois autres associations sont Arcad-sida Mali (association de recherche, de communication et d'accompagnement à domicile des personnes vivant avec le vih/sida), Cocqsida au Québec (coalitions des organismes communautaires québécois de lutte contre le sida) et Alcs, association marocaine, présidée par le professeur Hakima Himmich.
La coalition a déjà reçu des demandes d'adhésion (Roumanie, Pologne, Togo...), les associations devant remplir des critères de bonne gestion et représenter réellement des personnes concernées, notamment dans les instances dirigeantes, selon Aides.
Unitaid, lancée en septembre 2006 et financé par une taxe de solidarité sur les billets d'avion, adoptée par certains pays, est une "centrale d'achats" de médicaments au meilleur prix possible, pour le traitement du vih/sida, du paludisme et de la tuberculose dans les pays en développement.
Cela a notamment permis de soigner 140.000 enfants par trithérapies anti-sida, a relevé M. Douste-Blazy. La mise en place d'un système de santé avec "des professionnels qui savent ce qu'est un dispensaire, un hôpital de brousse" dans les pays qui en sont dépourvus est indispensable et nécessite de nouveaux financements, a-t-il souligné. Il a cité à ce sujet des pistes de "contributions citoyennes" évoquant des "contributions individuelles volontaires indolores" qui pourraient concerner l'e-commerce, par exemple.
"Dans la région Maghreb-Moyen Orient, le vih/sida est sous diagnostiqué, sous déclaré et 5% seulement des patients qui en ont besoin ont accès aux traitements", a par ailleurs indiqué le Pr Himmich.
Romandie News
|