Créer votre Blog  

Le Blog Médias&Sida

Le Sida au Maroc vu par la presse

Le Sida vu par la presse Marocaine 
Sida : Le point au Maroc. Le Maroc vient de célébrer la journée mondiale de lutte contre le Sida, une occasion pour les associatifs de rappeler aux décideurs les dangers du virus.   20/12/2009
A l’occasion de la célébration de la journée mondiale de lutte contre le Sida, le 6 décembre, l’Association de lutte contre le Sida (ALCS) avec l’Association de lutte contre le sida (ALCS), l’Association du Jour pour les personnes vivants avec le VIH/sida, l’Association Marocaine de Planification Familiale (AMPF), l’Association Marocaine de Solidarité Et de Développement (AMSED) et l’Association Soleil, pour le soutien des enfants infectés et/ou affectés par le VIH/sida, ont organisé, dimanche dernier, une marche symbolique contre le virus à Casablanca. Cette manifestation a connu la participation d’une centaine de volontaires des différentes associations concernées ainsi que les partenaires et des instances officielles. Selon l’ALCS, la journée mondiale contre le Sida permet de faire le point sur la progression de l’épidémie, qui ne cesse d’augmenter.

Selon les statistiques communiquées par le ministère de la santé à l’ONUSIDA, on estime le nombre des séropositifs à 22300 personnes au Maroc en 2008 alors que les anciennes données le situaient entre 20 000 et 21 000 personnes vivant avec le VIH en 2007. La tranche d’âge la plus affectée dans le Royaume est celle des jeunes et des adultes de moins de 40 ans, et la transmission hétérosexuelle est la plus répandue avec 78% des cas enregistrés. Les mêmes statistiques révèlent que le nombre des infections sexuellement transmissibles est de l’ordre de 380000 cas déclarés selon un rythme annuel. Par ailleurs, l’on apprend que le pourcentage des femmes atteintes du Sida est de 40%.

Des chiffres effarants

Pour ce qui est de la prévalence du virus parmi les professionnelles du sexe, celle-ci était de 2,4% en 2008, ce qui rapproche le Maroc, selon l’ALCS, des données de pays d’Afrique subsaharienne tel que le Sénégal. Le sida est encore « entouré de tabous, de silence, de stigmatisation et de discrimination », déplore l’association dans un communiqué publié sur son site officiel.

S’agissant de la répartition géographique des personnes atteintes du virus, l’étude qui a été réalisée par le ministère de la santé et des organismes internationaux comme l’OMS et l’ONUSIDA montre que cinq régions du Royaume concentrent les deux tiers des cas déclarés. Souss Massa Drâa arrive en premier lieu avec un taux de 22%, suivi de Marrakech Tensift Al Haouz avec 16%, du Grand Casablanca avec un taux de 16%, de Doukkala Abda avec 8% de cas et en dernière position la région de Rabat Salé Zemmour Zaïre avec 7%. Il faut signaler que le ministère de la santé consacre une enveloppe budgétaire de 18 millions de dirhams pour la lutte contre la pandémie. Une situation qui incombe aux acteurs de lutte contre le VIH la mission de combattre efficacement contre l’épidémie dans notre pays, souligne l’ALCS, avant d’ajouter « En organisant cette marche sous le thème:
« L’accès pour tous à la prévention, au traitement, aux soins et aux services de soutien est un droit humain impératif »,
Nous visons un renforcement de la prévention précoce, une solidarité avec les Personnes Vivants avec le VIH, une mobilisation contre la marginalisation, la stigmatisation et l’exclusion et la promotion du test de dépistage anonyme et gratuit
Nous lançons à travers cette marche un appel à la mobilisation des acteurs politiques, économiques et de la société civile. ».

A rappeler qu’au niveau du département de la santé, un plan stratégique national de lutte contre le sida a été mis en place à l’horizon de 2012. Il prévoit entre autres la réalisation de 150.000 tests de dépistage.

Sous le Haut Patronage de Sa Majesté Le Roi Mohammed VI, la 5ème Conférence Francophone sur le VIH se tiendra à la Faculté de Médecine et de Pharmacie de Casablanca, du 28 au 31 mars 2010. Elle sera présidée par le professeur, Hakimma Himmich, présidente de l’Association de Lutte Contre le Sida.

Une cinquième conférence sur le VIH en 2010
Le Reporter
Rédigé par Le Reporter le 20/12/2009 à 10:17 | Permalien | Commentaires (0)
 
Le Sida vu par la presse Marocaine 
Rencontre à Rabat sur les droits de l'enfant atteints ou porteurs du VIH/SIDA  18/12/2009
Rabat, 17/12/09 - Une rencontre d'études sur les droits de l'enfant atteints ou porteurs du VIH/SIDA au Maroc s'est déroulée, jeudi à Rabat, à l'initiative de l'association Soleil pour le soutien des enfants affectés et infectés par le VIH/SIDA

Cette rencontre, organisée à l'occasion de la célébration de la journée mondiale de lutte contre le Sida, vise à contribuer à la sensibilisation au VIH-SIDA et à la prévention de la transmission de cette pandémie à la mère à l'enfant et à faire valoir le droit de l'enfant à la scolarisation et à la protection médicale et sociale.

Elle ambitionne, en outre, de contribuer à trouver des solutions adéquates en matière des droits de l'enfant atteints ou porteurs de ce virus et proposer des recommandations en la matière afin de garantir un meilleur respect vis-à- vis de leurs droits.

Elle s'assigne également comme objectifs d'échanger les expériences entre les spécialistes marocains et leurs homologues étrangers dans le domaine de la protection des enfants atteints du VIH/SIDA ou ceux qui vivent dans une famille où l'un de ses membres en est également atteint.

Les participants à cette rencontre ont souligné la nécessité de trouver les moyens à même d'améliorer la prise en charge médicale, psychologique et sociale de cette catégorie sociale et consolider les efforts susceptibles d'élever le niveau de médicalisation sans omettre la prévention de cette épidémie chez les enfants.

Ils ont indiqué que les obstacles, qui empêchent certains enfants atteints de ce virus de bénéficier des soins, résident notamment dans la carence en matière d'équipements pour identifier cette maladie chez le nourrisson et le manque d'aide destiné aux enfants atteints ou porteurs de ce virus.

Dans ce contexte, ils ont mis l'accent sur le rôle que doivent remplir les médias dans ce domaine.

Au programme de cette rencontre, à laquelle ont participé les représentants des départements ministériels, de la société civile et d'agences onusiennes, ainsi que des professionnels de la santé, figurait l'examen de thèmes relatifs en particulier au "droit de l'enfant à la santé au Maroc", "la situation des enfants atteints ou porteurs du VIH/SIDA au Maroc" et "les droits de l'enfant entre législation et application".
Actualités du Maroc
Rédigé par Actualités du Maroc le 18/12/2009 à 06:03 | Permalien | Commentaires (0)
 
Le Sida vu par la presse Marocaine 
Sida La communication reste fondamentale La jeunesse doit être bien informée afin d'éviter un mal qui peut toucher toute une population.   15/12/2009
Le sida a fait la une de l'actualité il y a quelques semaines au Maroc et ailleurs. C'était la journée mondiale de lutte contre cette maladie contagieuse. Cette maladie ne cesse de gagner du terrain et ronger la jeunesse des pays du monde entier, surtout du sud de la planète.

Hicham qui s'apprêtait à célébrer son mariage a été frappé par les chiffres et les statistiques marocaines et mondiales, au sujet de l'épidémie dans notre pays, présentés dans le cadre de la journée du premier décembre dernier. Il n'a pas hésité une seconde à contacter les associations afin de mieux s'informer et passer le test de dépistage. «Jeudi dernier, j'ai passé des minutes horribles en attente des résultats de mon test de dépistage auprès d'une association. Une dizaine de personnes était là, dans la salle d'attente, pour s'assurer comme moi d'ailleurs. La gratuité et l'anonymat du test m'ont encouragé à venir pour mettre un terme à mon doute». La journée mondiale de lutte contre le sida a permis à Hicham et à un nombre considérable de citoyens de s'informer davantage sur la maladie et aux chercheurs de faire le point sur la progression de l'épidémie, qui ne cesse d'augmenter.

Le SIDA ou le syndrome d'immunodéficience acquise se présente comme une infection contagieuse qui atteint l'être humain en attaquant le système immunitaire, rendant la personne vulnérable face à toutes les infections. Le premier cas du sida a été découvert en 1981 en Californie (USA). Dans la même année, des chercheurs américains ont reconnu le caractère contagieux de la maladie et qu'elle est transmissible par voie sexuelle et par le sang. Ainsi, le sida peut se transmettre par un rapport sexuel non protégé, soit homosexuel ou hétérosexuel, de même par le contact avec un sang contaminé, par le biais d'une transfusion sanguine, ou l'utilisation de seringues ou d'autres objets tranchants.

Et enfin de la mère à son bébé, soit pendant la grossesse, lors de l'accouchement ou bien l'allaitement. Notons au passage que dans le monde, 33,2 millions de personnes vivent avec le virus du sida, dont 70% en Afrique subsaharienne, selon les données de l'Onusida. Parmi les séropositifs, nous trouvons que 40% sont des femmes. Quant au Maroc, le nombre de personnes séropositives est de 22.300, selon les statistiques du ministère de la Santé communiquées à l'Onusida.
La gravité du problème résiderait dans le manque d'information. Ainsi, pour beaucoup, le Sida n'existe que chez les occidentaux. Pour certains, le Sida ne serait qu'une création occidentale. Pour d'autres enfin, le fait de s'abstenir à avoir des relations charnelles est suffisant pour les protéger de la transmission du Sida. Le sida est une réalité marocaine aussi. Il ne faut pas se voiler la face.

Le ministère de la Santé et l'ensemble des acteurs de la société civile doivent déployer les efforts pour endiguer la propagation de la maladie. Informer, prévenir et traiter. A noter que le volet de prévention et d'information est la clé de réussite de la lutte contre le mal du siècle. Elle demeure désormais la seule arme pour lutter contre cette pandémie. Par ailleurs, une bonne éducation sanitaire "particulièrement sexuelle", ainsi que la fidélité aux partenaires et l'usage du préservatif, constituent également de loin les meilleures options.
Finalement, il est opportun de noter qu'à l'heure actuelle malgré les efforts de recherche, il n'existe pas encore, malheureusement, de traitement efficace permettant la guérison définitive du sida.

Le seul remède, qui réside dans l'association de certains médicaments antiviraux dits trithérapies, permet de réduire l'action du virus. Dans les pays sous-développés, les plus touchés par le fléau, ces traitements sont souvent inaccessibles vu leur coût. La recherche d'un vaccin continue; c'est l'espoir de l'humanité entière, cependant les progrès enregistrés sont encore lents; Il nous reste la prévention.
-----------------------------------------------------------

Sida et discrimination
Le fait que le sida se transmet principalement par voie sexuelle explique les discriminations rencontrées par les personnes vivant avec le VIH/SIDA, en particulier dans les sociétés, dites conservatrices, qui ont développé beaucoup de tabous autour de la sexualité. L'ignorance concernant les modes de transmission de la maladie entraîne la persistance d'idées fausses qui jouent un rôle négatif dans le traitement des malades mais aussi dans le domaine de la prévention. La stigmatisation de ces personnes a pour conséquences notamment la perte d'emploi, l'exclusion hors de la famille et de la société, le rejet des enfants qui sont touchés, la violence morale et physique, les menaces sur la vie ainsi que la violation des droits de l'Homme.

-----------------------------------------------------------------------

Explication


«Il n'existe actuellement aucun vaccin capable de protéger efficacement contre le VIH»
Comment se transmet le sida ?

Le Syndrome de l'Immunodéficience Acquise, connu communément sous appellation Sida(Aids en anglais) est causé par un virus dit VIH qui attaque et détruit le système de défense immunitaire de l'espèce humaine. Trois modes de transmission ont été observés où la voie sexuelle est de loin la principale et la plus rencontrée. La voie sanguine demeure moins fréquente et concerne particulièrement les conduites à risque (toxicomanie par injections de drogues, les hémophiles, les transfusés et les professionnels de la santé par exposition); la dernière est celle de la mère à l'enfant et qui peut survenir essentiellement dans les dernières semaines de la grossesse ou au moment de l'accouchement.

Comment se protéger et protéger les autres ?

Il faut avoir à l'esprit qu'il n'existe actuellement aucun vaccin capable de protéger efficacement contre le VIH. La prévention reste la seule arme pour lutter contre cette pandémie notamment l'éducation sanitaire particulièrement sexuelle; la fidélité et l'usage due préservatif qui constitue de loin les meilleures options.
Pour la voie sanguine ; il est obligatoire de respecter des règles strictes et draconiennes de stérilisation. L'utilisation de matériel à usage unique, la lutte contre la toxicomanie ainsi que la sensibilisation des usagers des drogues du danger du partage de seringues souillées sont également primordiales.

Comment savoir si j'ai le sida ?

Souvent, les premiers stades de l'infection passent inaperçus et silencieux jusqu'à ce que la maladie se constate au stade terminal à l'occasion d'une infection opportuniste ou maladie cancéreuse. Le dépistage volontaire de la séropositivité par prise de sang est rare. Parfois, le test sérologique est effectué dans le cadre d'un don de sang.
Plus rarement en prénuptial ou pendant la grossesse à l'occasion d'un bilan ou de don d'organes pour transplantation. Pour savoir, il suffit d'effectuer un test de dépistage qui est anonyme et gratuit dans les centres de dépistage.

Mon test est positif, que faire ?

Devant un test positif, il faut contacter le médecin traitant qui va tout d'abord le confirmer par un deuxième test et préparer et orienter le patient vers un centre spécialisé et habilité dans la prise en charge médicale, psychologique et sociale.

Existe-t-il un traitement ?

A l'heure actuelle, malgré les efforts de recherche, il n'existe pas encore de traitement efficace permettant la guérison définitive du sida. Cependant, l'association de certains médicaments antiviraux dits trithérapies permet de réduire l'action du virus.

Docteur Abdelatif Achibet • médecin généraliste
Abderrahim Bourkia | LE MATIN
Rédigé par Abderrahim Bourkia | LE MATIN le 15/12/2009 à 14:06 | Permalien | Commentaires (0)
 
Le Sida vu par la presse Marocaine 
Lutte contre le sida : pour une forte implication de la société civile La 3ème rencontre du NANASO s’est tenue samedi à Marrakech. A cette occasion, un appel a été lancé pour l’appui des associations agissantes en la matière.   14/12/2009
L’appui des associations agissantes en matière de lutte contre le sida et leur implication effective constituent le gage de la réussite de toute action entreprise dans ce domaine, a souligné samedi à Marrakech, le docteur Cheikh Tidiane Tall, président du Conseil africain des organisations d’action contre le sida (AFRICASO). Tidiane Tall qui s’exprimait à l’ouverture des travaux de la 3ème rencontre de NANASO (Réseau d’Afrique du Nord des organisations de la société civile pour la lutte contre le sida), sous le thème «unifions nos forces» a ajouté que «sans une implication effective de la société civile, l’accès aux ressources et aux services adéquats demeure impossible». Il a, dans ce contexte, plaidé en faveur davantage de professionnalisme des associations agissantes en matière de lutte contre le sida et leur dotation en moyens suffisants, estimant qu’il s’agit là d’une condition indispensable «si on veut vraiment atteindre des résultats satisfaisants et mener des actions efficientes en matière de lutte contre cette épidémie». Après avoir mis en lumière les opportunités existantes pour une implication effective de la société civile dans ce domaine, Tidiane Tall a mis l’accent sur l’importance de la coopération et du partenariat entre les différents réseaux agissants en matière de lutte contre le sida. Il a en outre tenu à indiquer que les pays de la région sont confrontés à nombre de défis liés, entre autres, à la pérennisation de l’accès au traitement, à la stigmatisation et la discrimination des personnes vivant avec le VIH, et à la mobilisation des ressources.
Par : MAP
Rédigé par Par : MAP le 14/12/2009 à 12:10 | Permalien | Commentaires (0)
 
Le Sida vu par la presse Marocaine 
Sida-Région Mena La société civile œuvre davantage   14/12/2009
La société civile dans la région de l'Afrique du Nord et du Moyen-Orient (Mena) est consciente de son rôle et est déterminée à œuvrer davantage en matière de lutte contre le sida, a souligné dimanche à Marrakech, le docteur Nadia Bezad, présidente de l'Organisation panafricaine de lutte contre le sida (OPALS).

Dans une déclaration à la MAP, en marge de la clôture des travaux de la 3ème rencontre de Nanaso (Réseau d'Afrique du Nord des organisations de la société civile pour la lutte contre le sida), initiée sous le thème «Unifions nos forces», Mme Bazad a fait savoir qu'il y a une très bonne coordination entre les pays de la région et que tout le monde réitère son engagement à travailler en vue d'obtenir des résultats satisfaisants dans ce domaine.

Mme Bazad s'est dite aussi en faveur du renforcement du rôle de la société civile à travers son appui permanent. «La société civile peut aider aussi et peut être efficace là où les gouvernements ne le seront pas», a-t-elle dit.

Et de poursuivre que «la société civile est actuelle mûre et parfaitement consciente de son rôle et il est temps de l'aider dans la réussite de ses actions car, toujours proche de la population et connaît parfaitement ses besoins et attentes», notant que les actions de la société civile ne peuvent être que complémentaires à ce que font les gouvernements.

Mme Bazad a estimé également que «s'il s'est avéré que pour ce qui est de la région Mena, on parle de très faible prévalence du VIH, il ne faut plus parler ainsi, parce que les gens se sentent un peu protégés», notant qu'au contraire, il faut renforcer les droits des personnes séropositives dans toute cette région.

Mme Bazad s'est félicitée aussi des efforts inlassables déployés par les associations agissantes en matière de lutte contre le Sida, notant qu'un grand travail se fait actuellement en ce qui concerne les groupes vulnérables et les personnes les plus exposées au VIH.

Cette rencontre de travail est très importante dans la mesure où elle a permis aux participants de mener des débats fructueux et francs, de prendre connaissance des points forts mais également des points faibles de chaque pays en la matière et de se pencher davantage sur la définition de la mission, des objectifs ainsi que des différents axes du plan d'action du Nanaso.

Mme Bazad n'a pas manqué également de faire part de la satisfaction des pays participants du grand travail accompli par le Royaume en matière de lutte contre le sida.

Initiée par l'Organisation Panafricaine de Lutte Contre le Sida (OPALS- Maroc), cette rencontre, de 2 jours, a été l'occasion pour l'examen de nombre de questions ayant trait, entre autres, à «La lutte contre le sida : quel défi pour la riposte régionale ?», à «L'organisation du Nanaso», et à «La présentation de son plan d'action».

L'OPALS-Maroc, rappelle-t-on, est une organisation à caractère humanitaire reconnue d'utilité publique. Créée en 1994, cette entité, dont le siège est à Rabat, fait partie de la Fédération d'OPALS internationale et dispose de 15 sections à travers le Royaume.

Sa philosophie d'action est fondée sur le triptyque : prise en charge médicale et psychosociale, l'action communautaire et le plaidoyer.
MAP
Rédigé par MAP le 14/12/2009 à 09:40 | Permalien | Commentaires (0)
 
Le SIDA dans les autres pays du Maghreb: Algérie, Tunisie, Mauritanie, Lybie 
Journée mondiale de lutte contre le Sida:Solidarité, prévention… et dépistage !   11/12/2009
Lundi 1er décembre, les différents pays du Maghreb ont célébré la Journée mondiale de lutte contre le Sida. Manifestations, conférences, témoignages…Différents évènements, tous relayés par la presse, ont été organisés à cette occasion. Compte rendu…

La Journée mondiale de lutte contre le Sida représente d’abord l’occasion de quantifier et de fournir des chiffres. D’après le rapport sur la maladie, intitulé « Le point sur l’épidémie de Sida en 2009 », rendu public le 24 novembre par le Programme Commun des Nations Unies sur le VIH/Sida (ONUSIDA), le nombre des nouvelles infections par le VIH dans le monde a diminué de 17% durant les huit dernières années. Une tendance qui ne se vérifie pas dans la plupart des pays du Maghreb…Ainsi en Mauritanie, on estime à 6.500 les personnes infectées par le VIH. Au Maroc, le nombre de cas de sida enregistrés depuis l’année 1986 est de 3.198. Selon les chiffres officiels du ministère de la Santé, l’Algérie comptait fin octobre 4.048 porteurs du virus et 1.011 personnes ayant développé la maladie. La Libye compte 11.152 personnes infectées au VIH/Sida, soit un taux de prévalence de 0,3%, a affirmé le directeur du département de la lutte contre le Sida au centre national libyen de lutte et de prévention contre les maladies transmissibles et endémiques, le Dr Hussein Ben Othmane.

De la fiabilité des chiffres…
Les chiffres officiels sont déjà éloquents. Mais les spécialistes et membres des associations n’aiment pas les évoquer. Selon eux, ils ne reflètent pas la réalité…et entre les chiffres officiels et l’estimation, il y a un fossé. « Des milliers de personnes sont atteintes sans le savoir », a indiqué le Dr Scander Abdelkader Soufi, président de l’Association de lutte contre les infections sexuellement transmissibles et le sida (AnisS).
Le principal problème est le dépistage. Dans tous les pays du Maghreb, le constat est unanime. Rares sont les gens à effectuer un dépistage volontaire. De fait, les statistiques du VIH effectués, sont essentiellement des chiffres fractionnaires, obtenus à partir des registres des hôpitaux ou des centres de dépistage. Ainsi, l’Organisation Panafricaine de Lutte contre le SIDA (OPALS Maroc 2008) estime à 20.000 le nombre de personnes vivant avec le sida au Maroc. La tranche d’âge la plus touchée dans le Royaume serait celle des jeunes et des adultes de moins de 40 ans, et la transmission hétérosexuelle serait la plus répandue avec 78% des cas. De même, en Algérie, selon “les estimations les plus réalistes”, 21.000 personnes seraient touchées par la maladie.
Le dépistage n’est pas uniquement un instrument comptable. Les différents praticiens qui se sont exprimés sont formels… Un dépistage précoce permet une meilleure prise en charge de la maladie, et ce avant l’apparition de symptômes. La situation des personnes touchées par le sida qui se présentent pour des soins à un stade très avancé de la maladie rend le traitement difficile.
Le dépistage constitue l’un des axes prioritaires dans les pays du Maghreb… Au Maroc, les autorités, en collaboration avec les associations, ont déployés des efforts pour la promotion du dépistage et ont permis la réalisation de 75.000 tests anonymes et volontaires. L’objectif visé est d’arriver à faire 150.000 tests volontaires dans les différents centres et unités mobiles de dépistage.

Les stratégies nationales
En matière de lutte contre le Sida, différents plans ont été adoptés par les gouvernements. Généralement ils s’articulent autour de trois axes.
Le traitement et la prise en charge … Au Maroc, le plan stratégique national de lutte contre le sida vise à « assurer un accès universel à des services de prévention, de traitement, et de prise en charge ». Actuellement, 2.500 personnes vivant avec le VIH par les antirétroviraux sont prises en charge. Le prix du traitement antirétroviral a fortement baissé, passant de 10.000 Dirhams (1.672 DT) par mois, à environ 800 Dirhams (133 DT) par mois et par patient.
La coordination des structures…Il est fondamental de multiplier les mesures ponctuelles. Cependant, constatent les associations, sans une réelle coordination, ces mesures se révèlent rapidement inopérantes. Dans ce cadre que 18 comités multisectoriels de lutte contre le Sida ont été créés dans les municipalités en Libye.
La sensibilisation de la population…. Les différents gouvernements concentrent leurs efforts sur la mise en place d’une stratégie nationale de sensibilisation. L’objectif est de faire connaître au public les modes et voies de transmission de cette maladie et les moyens de s’en prémunir en vue d’éviter les nouvelles contaminations. En Libye, certaines catégories spécifiques telles que les élèves ou les leaders religieux ont été ciblés dans le cadre de cette campagne. En Algérie, et selon une étude effectuée par l’Unicef, seuls 15% de notre population possèdent les connaissances nécessaires sur les modes de transmission et de prévention des infections sexuellement transmissibles et du sida. Ce chiffre serait, cependant, inférieur à 10% chez les femmes.

Encore et toujours des défis…
Les sociétés maghrébines souffrent d’un problème de communication. Parler du sida n’est pas chose aisée. Pourtant, s’alarment les bénévoles, ceux qui sont les plus exposés au risque de la contamination et qui doivent en premier lieu être la cibles de la sensibilisation sont les jeunes. En Algérie, le rappeur Double Kanon a livré au cours d’une réunion son témoignage, en tant que bénévole. Et de constater avec effarement que les jeunes « ne savent pas se servir des préservatifs ». Pis encore, il a avoué avoir rencontré des personnes qui n’ont jamais vu un préservatif ou qui ne savent même pas à quoi il sert.
Le rôle de la société civile est fondamental dans la prévention contre la maladie grâce à la distribution de préservatifs ou l’organisation de rencontres d’information visant les jeunes. Au Maroc, quelques associations comme l’Association de Lutte Contre le Sida (ALCS Maroc) sont actives dans tout le pays grâce à leurs sections. Leurs volontaires proposent des campagnes d’information et de sensibilisation, des centres d’écoute (numéros de téléphones économiques), des dépistages gratuits et anonymes ou encore des programmes de prévention pour les professionnels du sexe. Cependant, les associations rencontrent souvent des problèmes pour faire passer le message. En Mauritanie, par exemple, des volontaires témoignent « d’injures non seulement de la part des hommes, mais même aussi des femmes ». Certains chefs religieux se réfèrent toujours à eux « comme des infidèles ou des non-croyants qui sont en train d’être utilisés par l’Occident pour combattre l’Islam ». Autre problème…Les personnes vivant avec le HIV continuent à être la cible d’attitudes stigmatiques et de comportements discriminatoires portant atteinte à leur dignité et les privant de leurs droits. Outre la discrimination à l’emploi, ces personnes sont mises en quarantaine et rejetés, y compris dans le milieu médical. Refusant le stigmate social, certains sont obligés de dissimuler leur maladie, y compris à leurs proches.
Au Maroc, plusieurs associations œuvrant dans la lutte contre le VIH/Sida, dont l’Association marocaine de planification familiale et la Ligue marocaine de lutte contre les MST, ont tenu à rappeler que le sida n’était pas seulement un problème d’ordre sanitaire. Et afin de renforcer la prévention précoce, encourager la solidarité avec les personnes vivant avec le VIH et se mobiliser contre la marginalisation, une marche de sensibilisation a été organisée à Rabat….


Lundi 1er décembre, les différents pays du Maghreb ont célébré la Journée mondiale de lutte contre le Sida. Manifestations, conférences, témoignages…Différents évènements, tous relayés par la presse, ont été organisés à cette occasion. Compte rendu…

La Journée mondiale de lutte contre le Sida représente d’abord l’occasion de quantifier et de fournir des chiffres. D’après le rapport sur la maladie, intitulé « Le point sur l’épidémie de Sida en 2009 », rendu public le 24 novembre par le Programme Commun des Nations Unies sur le VIH/Sida (ONUSIDA), le nombre des nouvelles infections par le VIH dans le monde a diminué de 17% durant les huit dernières années. Une tendance qui ne se vérifie pas dans la plupart des pays du Maghreb…Ainsi en Mauritanie, on estime à 6.500 les personnes infectées par le VIH. Au Maroc, le nombre de cas de sida enregistrés depuis l’année 1986 est de 3.198. Selon les chiffres officiels du ministère de la Santé, l’Algérie comptait fin octobre 4.048 porteurs du virus et 1.011 personnes ayant développé la maladie. La Libye compte 11.152 personnes infectées au VIH/Sida, soit un taux de prévalence de 0,3%, a affirmé le directeur du département de la lutte contre le Sida au centre national libyen de lutte et de prévention contre les maladies transmissibles et endémiques, le Dr Hussein Ben Othmane.

De la fiabilité des chiffres…
Les chiffres officiels sont déjà éloquents. Mais les spécialistes et membres des associations n’aiment pas les évoquer. Selon eux, ils ne reflètent pas la réalité…et entre les chiffres officiels et l’estimation, il y a un fossé. « Des milliers de personnes sont atteintes sans le savoir », a indiqué le Dr Scander Abdelkader Soufi, président de l’Association de lutte contre les infections sexuellement transmissibles et le sida (AnisS).
Le principal problème est le dépistage. Dans tous les pays du Maghreb, le constat est unanime. Rares sont les gens à effectuer un dépistage volontaire. De fait, les statistiques du VIH effectués, sont essentiellement des chiffres fractionnaires, obtenus à partir des registres des hôpitaux ou des centres de dépistage. Ainsi, l’Organisation Panafricaine de Lutte contre le SIDA (OPALS Maroc 2008) estime à 20.000 le nombre de personnes vivant avec le sida au Maroc. La tranche d’âge la plus touchée dans le Royaume serait celle des jeunes et des adultes de moins de 40 ans, et la transmission hétérosexuelle serait la plus répandue avec 78% des cas. De même, en Algérie,

selon “les estimations les plus réalistes”, 21.000 personnes seraient touchées par la maladie.
Le dépistage n’est pas uniquement un instrument comptable. Les différents praticiens qui se sont exprimés sont formels… Un dépistage précoce permet une meilleure prise en charge de la maladie, et ce avant l’apparition de symptômes. La situation des personnes touchées par le sida qui se présentent pour des soins à un stade très avancé de la maladie rend le traitement difficile.
Le dépistage constitue l’un des axes prioritaires dans les pays du Maghreb… Au Maroc, les autorités, en collaboration avec les associations, ont déployés des efforts pour la promotion du dépistage et ont permis la réalisation de 75.000 tests anonymes et volontaires. L’objectif visé est d’arriver à faire 150.000 tests volontaires dans les différents centres et unités mobiles de dépistage.

Les stratégies nationales
En matière de lutte contre le Sida, différents plans ont été adoptés par les gouvernements. Généralement ils s’articulent autour de trois axes.
Le traitement et la prise en charge … Au Maroc, le plan stratégique national de lutte contre le sida vise à « assurer un accès universel à des services de prévention, de traitement, et de prise en charge ». Actuellement, 2.500 personnes vivant avec le VIH par les antirétroviraux sont prises en charge. Le prix du traitement antirétroviral a fortement baissé, passant de 10.000 Dirhams (1.672 DT) par mois, à environ 800 Dirhams (133 DT) par mois et par patient.
La coordination des structures…Il est fondamental de multiplier les mesures ponctuelles. Cependant, constatent les associations, sans une réelle coordination, ces mesures se révèlent rapidement inopérantes. Dans ce cadre que 18 comités multisectoriels de lutte contre le Sida ont été créés dans les municipalités en Libye.
La sensibilisation de la population…. Les différents gouvernements concentrent leurs efforts sur la mise en place d’une stratégie nationale de sensibilisation. L’objectif est de faire connaître au public les modes et voies de transmission de cette maladie et les moyens de s’en prémunir en vue d’éviter les nouvelles contaminations. En Libye, certaines catégories spécifiques telles que les élèves ou les leaders religieux ont été ciblés dans le cadre de cette campagne. En Algérie, et selon une étude effectuée par l’Unicef, seuls 15% de notre population possèdent les connaissances nécessaires sur les modes de transmission et de prévention des infections sexuellement transmissibles et du sida. Ce chiffre serait, cependant, inférieur à 10% chez les femmes.

Encore et toujours des défis…
Les sociétés maghrébines souffrent d’un problème de communication. Parler du sida n’est pas chose aisée. Pourtant, s’alarment les bénévoles, ceux qui sont les plus exposés au risque de la contamination et qui doivent en premier lieu être la cibles de la sensibilisation sont les jeunes. En Algérie, le rappeur Double Kanon a livré au cours d’une réunion son témoignage, en tant que bénévole. Et de constater avec effarement que les jeunes « ne savent pas se servir des préservatifs ». Pis encore, il a avoué avoir rencontré des personnes qui n’ont jamais vu un préservatif ou qui ne savent même pas à quoi il sert.
Le rôle de la société civile est fondamental dans la prévention contre la maladie grâce à la distribution de préservatifs ou l’organisation de rencontres d’information visant les jeunes. Au Maroc, quelques associations comme l’Association de Lutte Contre le Sida (ALCS Maroc) sont actives dans tout le pays grâce à leurs sections. Leurs volontaires proposent des campagnes d’information et de sensibilisation, des centres d’écoute (numéros de téléphones économiques), des dépistages gratuits et anonymes ou encore des programmes de prévention pour les professionnels du sexe. Cependant, les associations rencontrent souvent des problèmes pour faire passer le message. En Mauritanie, par exemple, des volontaires témoignent « d’injures non seulement de la part des hommes, mais même aussi des femmes ». Certains chefs religieux se réfèrent toujours à eux « comme des infidèles ou des non-croyants qui sont en train d’être utilisés par l’Occident pour combattre l’Islam ». Autre problème…Les personnes vivant avec le HIV continuent à être la cible d’attitudes stigmatiques et de comportements discriminatoires portant atteinte à leur dignité et les privant de leurs droits. Outre la discrimination à l’emploi, ces personnes sont mises en quarantaine et rejetés, y compris dans le milieu médical. Refusant le stigmate social, certains sont obligés de dissimuler leur maladie, y compris à leurs proches.
Au Maroc, plusieurs associations œuvrant dans la lutte contre le VIH/Sida, dont l’Association marocaine de planification familiale et la Ligue marocaine de lutte contre les MST, ont tenu à rappeler que le sida n’était pas seulement un problème d’ordre sanitaire. Et afin de renforcer la prévention précoce, encourager la solidarité avec les personnes vivant avec le VIH et se mobiliser contre la marginalisation, une marche de sensibilisation a été organisée à Rabat….
Azza Turki
Rédigé par Azza Turki le 11/12/2009 à 15:27 | Permalien | Commentaires (0)
 
Le Sida vu par la presse Marocaine 
Une équipe onusienne planche sur la lutte contre le Sida : Le plan stratégique national décliné à Marrakech  09/12/2009
Les membres de l’équipe conjointe onusienne sur le Sida ont choisi de tenir leur rencontre annuelle à Marrakech, sous le thème “Un cadre de résultats pour renforcer et harmoniser notre contribution à la riposte au Sida au Maroc”.
Ce conclave organisé les 7 et 8 décembre par le bureau de l’ONUSIDA au Maroc a eu pour objectifs d’examiner le bilan du plan d’appui pour la période 2007-2009, y compris les obstacles et les défis et d’identifier les interventions à mettre en œuvre par les agences pour un appui aux domaines prioritaires du cadre de résultats 2010- 2011.
Les autres objectifs de cette rencontre étaient la définition des actions à mettre en œuvre pour renforcer le fonctionnement de l’équipe conjointe sur le Sida, la révision de la division des tâches dans l’appui technique et la discussion des modalités de renforcement, de l’harmonisation et la collaboration avec les partenaires.
L’équipe conjointe des Nations unies sur le Sida a été mise en place au Maroc suite à l’atelier de planification de l’appui au Système des Nations unies (SNU) organisé à Tanger en novembre 2007. Il s’agit du renforcement du groupe de travail sur le Sida, fonctionnel depuis l’année 2004, et son élargissement aux autres agences en plus des co-sponsors du programme. Parmi les mesures prises, la nomination des membres de l’équipe conjointe par les chefs d’agences, l’intégration de ce volet dans leurs termes de références et le renforcement de leurs compétences dans les différents domaines d’appui à la réponse nationale.
Les partenaires de l’équipe conjointe des Nations Unies Sida sont ONUSIDA, PNUD, FNUAP, UNICEF, UNESCO, UNIFEM, OMS, UNHCR, BIT, OIM, CEA, ONUDI.
S’agissant du plan d’appui des Nations unies à la riposte nationale au Sida 2007-2011, il a été élaboré et sa mise en œuvre est assurée conjointement par les différentes agences selon la division des tâches établies. Des plans de travail sont élaborés annuellement par l’équipe conjointe qui en assure le suivi régulier.
Dans son discours inaugural, Salim Lahjomri relevant du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération, s’est dit fier de constater que de profonds changements sont intervenus dans la riposte mondiale au Sida, notant que celle-ci s’inscrit désormais dans l’agenda des Nations unies en tant que priorité constante et permanente.
Concernant le Maroc, M. Lahjomri a fait savoir que notre pays s’est doté d’un plan stratégique national, d’un système unique de suivi et d’une instance de coordination des actions menées dans ce domaine. « Ce plan stratégique national de lutte contre le Sida pour la période 2007- 2011 est le résultat d’un travail collectif engagé par tous les acteurs institutionnels et associatifs impliqués dans la lutte contre le VIH/ Sida et constitue une étape essentielle de la mobilisation autour de la réponse nationale face à l’épidémie », a-t-il expliqué.
Ambitieux mais réaliste, ce plan vise l’accès universel des populations vulnérables aux programmes de prévention, la prise en charge globale des personnes vivant avec le VIH ainsi que la mise en place d’un dispositif d’appui psychosocial, a expliqué encore Lahjomri.
« Force est de constater que le Maroc a pu enregistrer des avancées notables en matière de prévention, de dépistage et de prise en charge des personnes vivant avec le VIH/Sida, ce qui lui a valu la reconnaissance des instances internationales notamment l’ONUSIDA et l’OMS », a-t-il dit, rappelant que le Maroc a été le premier pays d’Afrique du Nord et au Moyen-Orient à bénéficier de l’appui du Fonds mondial de lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme, dès le premier appel à soumission en 2003 ». Et de poursuivre qu’aujourd’hui, les manifestations et les conséquences de la crise de l’économie mondiale sur la lutte contre le VIH/Sida rendent plus difficile la concrétisation des engagements mondiaux pour lutter contre ce fléau mortel. Et seul l’accès à un arsenal d’investissements et de stratégies combinées permettrait de juguler le lourd tribut humanitaire et économique de l’épidémie.
« Cela suppose avant tout une volonté politique collective et soutenue, conjuguée à une augmentation plus substantielle de l’aide financière seule à même de garantir l’accès universel aux services de prévention, de traitement, de soins, et d’accompagnement pour accélérer la généralisation du traitement », a-t-il estimé.
Abderrahman Ben El Mamoun de la Direction de l’épidémiologie et de la lutte contre les maladies, a fait savoir que grâce à l’appui du Fonds mondial et des Nations unies, l’année 2009 a connu la concrétisation d’un certain nombre d’actions, particulièrement l’élaboration des plans régionaux au niveau de 9 régions, l’intégration d’une composante VIH dans la stratégie de lutte contre la violence à l’égard des femmes, la mise en place d’un dispositif national d’accompagnement psychologique et social aux personnes vivant avec le VIH et l’implantation d’un programme de prévention de la transmission de la mère à l’enfant et l’implantation de nouveaux algorithmes de prise en charge syndromique des infections sexuellement transmissibles curables. Et d’ajouter que les efforts ne cessent d’être déployés pour la promotion du dépistage. En outre, en matière de prise en charge, 2500 personnes vivant avec le VIH bénéficient d’un traitement gratuit au niveau des hôpitaux du ministère de la Santé dans 8 régions. « La réalisation de ces objectifs et l’efficacité de la gestion des programmes ont permis au Maroc de bénéficier de la deuxième tranche de l’appui du Fonds mondial de lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme, pour la période 2009- 2012.
Intervenant au nom du coordonnateur résident par intérim, Aloys Kamurajiye, représentant de l’UNICEF, Johannes Van Der Klaauw a indiqué, quant à lui, que la lutte contre le Sida fait partie intégrante de l’UNDAF 2007-2011, faisant remarquer que le plan d’appui des Nations unies à la riposte nationale au Sida au Maroc a défini le cadre d’intervention du système des Nations unies dans ce domaine.
«Je saisis cette occasion pour saluer les efforts déployés par le ministère de la Santé, les autres ministères et les ONG impliquées dans la mise en œuvre du plan stratégique national de lutte contre le Sida 2007- 2011 », a-t-il relevé.
Il reste certes beaucoup de défis à relever pour atteindre l’accès universel et les objectifs de développement pour le Millénaire, notamment la tendance à la concentration de l’épidémie relevée dans certaines populations exposées et les ressources pour étendre la couverture des programmes de prévention. Mais l’engagement de tous est un gage de succès, a-t-il expliqué, se disant en faveur d’une action continue.
L’équipe conjointe des Nations unies sur le Sida est composée des différentes agences, fonds et programmes de l’ONU au Maroc. Mise en place en 2004, elle a pour mission de coordonner l’appui onusien au plan stratégique national de lutte contre le Sida.
journal libération
Rédigé par journal libération le 09/12/2009 à 03:04 | Permalien | Commentaires (0)
 
Le SIDA dans les autres pays du Maghreb: Algérie, Tunisie, Mauritanie, Lybie 
Sida: préserver les droits des personnes atteintes du HIV, objectif primordial de la campagne de cette année   04/12/2009
TUNIS, 30 novembre 2009 (TAP) - dans sa déclaration a l'occasion de la célébration, demain, de la journée mondiale de lutte contre le sida, le secrétaire général des Nations Unis, Ban Ki-Moon a relevé la nécessité de ''rejeter tout genre de discrimination visant les sidéens et l'importance de préserver leurs droits''.
'' Garantir les droits de chaque sidéen ou séropositif permet également une meilleure accession aux informations et prestations ayant trait aux moyens de lutte contre le sida et l'éradication de ce fléau'', a dit M. ban.
Selon le dernier rapport de l'organisation mondiale de la sante OMS et le programme Onusida, le nombre de personnes infectées par le virus HIV s'élevait fin 2008 a 33,4 millions a travers le monde, en hausse de 400.000 par rapport a l'année précédente.
Cette hausse ne peut traduire qu'un mauvais accès aux moyens préventifs permettant de faire face au fléau du sida, selon l'OMS précisant que près de 430.000 enfants sont nés porteurs du virus en 2008 estimant a 2,1 millions le nombre d'enfants de moins de 15 ans vivant avec l'infection.
''Le principal problème auquel nous sommes confrontés aujourd'hui est l'inégalité. Il est très important que nous n'ayons plus chaque année en Afrique 400.000 bébés naissant avec le virus HIV'', a déclare le directeur général de l'Onusida, Michel Sidibe.
Il est vrai que cette inégalité est due entre autre au coût élevé du traitement, mais aussi essentiellement aux discriminations subies par les personnes porteuses du virus.
En Russie, Svetlana Izambaieva, lauréate en 2005 du premier concours de beauté pour les femmes infectées par le VIH, se bat pour obtenir la garde de son petit frère orphelin, mais les autorités russes lui ont opposé une fin de non-recevoir, arguant de la séropositivité de cette jeune femme de 28 ans. ''En conformité avec le décret du gouvernement russe du 1er mai 1996, les maladies infectieuses constituent un motif de refus de garde (..) dans l'intérêt de l'enfant''.
Faisant recours a une ONG de défense des droits de l'homme Izambaieva, mène une lutte contre cette loi discriminatoire.
Le juriste de l'ONG indique que cette politique discriminatoire relève de la peur, des idées reçues et du manque d'information sur le sida.
Il relève en effet du rôle de l'Etat d'expliquer que cette maladie n'est pas aussi horrible qu'on le disait avant et surtout de montrer que les séropositifs sont des citoyens comme les autres.
En Chine, par exemple, ou les séropositifs souffrent de discrimination et de stigmatisation, le personnel médical refuse même parfois d'entrer en contact avec ces malades, affirme-t-on dans un rapport rendu public récemment par l'organisation Onusida.
On compte entre 97.000 et 112.000 personnes contaminées par le virus en Chine, selon les statistiques du ministre chinois de la sante et de l'Onusida.
Plus de 40 pc d'entre eux se sentent victimes de discrimination liées à leur statut sérologique, selon une étude de l'Onusida. Plus de 10 pc ont dit s'être vu refuser au moins une fois l'accès à des soins médicaux.
Des enfants séropositifs qui n'étaient pas forcement porteurs du virus ont été contraints de quitter leur école, souligne-t-on dans l'enquête.
Devant de telles situations alarmantes, le secrétaire général de l'ONU a appelé, conformément a la campagne lancée cette année dont le slogan est ''rejoignez nous dans la riposte au sida. Vous aussi vous êtes concernes'', tous les pays à déployer davantage d'efforts afin de lutter contre la discrimination visant les porteurs de virus afin d'alléger leur souffrance et les aider à accéder plus facilement aux soins et aux prestations nécessaires.
Le secrétaire général de l'ONU a exhorté, en outre, les pays qui interdisent aux personnes vivant avec le VIH d'entrer sur le territoire de lever ces restrictions comme viennent de le faire les USA.
''Je félicite le président Obama concernant l'annonce de la levée de l'interdiction aux personnes vivant avec le VIH d'entrer aux USA'' a déclaré Ban K-Moon.
''J'appelle tous les autres pays ayant de telles restrictions à prendre des mesures pour les lever le plus tôt possible''.
Le programme commun des Nations Unies sur le VIH/Sida rappelle a ce propos que de telles restrictions sont discriminatoires et ne protègent pas la sante publique.
L'organisation mondiale de la sante OMS avait proclamé le 1er décembre journée mondiale du sida, qui est un problème a long terme et exige une riposte fondée sur des preuves et sur les droits humains et nécessitant un solide leadership et un financement soutenu.
Le rapport de l'ONUSIDA montre explicitement que des mesures plus énergiques sont nécessaires pour faire reculer l'épidémie et que le fait de connaitre ''votre épidémie locale'' reste essentiel pour une riposte efficace.
Bien que le nombre de décès ait baisse de plus de 10 pc au cours des cinq dernières années grâce à un accès accru aux traitements, en 2008, 2,7 millions de personnes sont nouvellement infectées, c'est pourquoi les efforts doivent se poursuivre pour mieux sensibiliser les gens au virus du sida et mieux préserver les droits des séropositifs pour continuer a mener une vie avec dignité.
TAP
Rédigé par TAP le 04/12/2009 à 21:48 | Permalien | Commentaires (0)
 
Le SIDA dans les autres pays du Maghreb: Algérie, Tunisie, Mauritanie, Lybie 
Algérie: Propagation inquiétante du VIH sida - 114 nouveaux cas enregistrés durant le premier semestre 2009  01/12/2009
L'Algérie compte 4 045 personnes porteuses du virus (VIH) et 1 011 personnes ayant développé la maladie. Ce sont les derniers chiffres officiels communiqués à l'occasion de la Journée mondiale de lutte contre le sida, célébrée aujourd'hui, 1er décembre.
Mais ces chiffres sont loin de refléter la réalité en l'absence de dépistage précoce, régulier et systématique de la maladie, a indiqué le professeur Abdelwahab Dif, chef de service à l'hôpital Laadi Flici (ex-El Kettar) et président du Comité national de lutte contre les maladies sexuellement transmissibles et sida (CNLIST-SIDA). L'épidémie du VIH/sida progresse à un rythme inquiétant. «Ainsi, 114 nouveaux cas de sida ont été enregistrés durant le premier semestre 2009, ce qui est pratiquement le double des cas enregistrés durant l'année 2008 [60 cas]», dira-t-il, ajoutant que, pour le seul premier semestre de l'année en cours, 553 cas séropositifs ont été recensés contre 585 l'année dernière.
UNAIDS/P.Virot
Selon ce spécialiste, la prévention demeure le seul moyen de faire face à cette maladie et de freiner sa propagation, même si, a-t-il reconnu, «le nombre des personnes infectées en Algérie est nettement inférieur à celui enregistré dans d'autres pays». Il ajoutera que le sida n'est pas seulement un problème de santé, il est devenu depuis 1995 une charge sociale». Ainsi, expliquera-t-il, «si la prise en charge thérapeutique du malade était la prérogative du ministère de la Santé, la prise en charge psychologique et sociale est le devoir de la société tout entière». Le professeur Dif a, d'autre part, déploré «la situation des personnes touchées par le sida qui se présentent pour des soins à un stade très avancé de la maladie, ce qui rend le traitement difficile nécessitant une prise en charge beaucoup plus psychologique que thérapeutique». Il a, dans sens, insisté pour la formation de psychologues spécialisés dans les maladies graves comme le sida, ajoutant que la majorité de ces spécialistes refusent de prendre en charge cette catégorie de malades. S'agissant de l'accès aux traitements, ce spécialiste a exprimé sa satisfaction quant à la disponibilité de la trithérapie dispensée aux patients gratuitement. Le Pr Dif a, en outre, qualifié de «positives», les lois qui obligent les nouveaux mariés à effectuer des analyses pour le dépistage des maladies infectieuses car, a-t-il dit, elles protègent la société de la propagation de ces fléaux. Il a par ailleurs mis en exergue l'intérêt des campagnes de sensibilisation afin de mieux informer la population et de lutter contre cette maladie mortelle.
Le Pr Dif a rappelé certaines mesures qui contribuent à stopper la propagation du sida, comme la prise en charge de la femme enceinte pour éviter la transmission du virus à l'enfant, précisant que 80 nouveaux-nés ont été protégés jusque-là de la contraction du virus de mères séropositives. La prolifération de la prostitution non contrôlée, la migration et l'échange de seringues entre toxicomanes, sont, entre autres, les facteurs dangereux qui contribuent à la propagation du virus HIV, indiquera encore ce spécialiste. Selon lui, la création d'un conseil national qui regroupe sous sa bannière l'ensemble des ministères et institutions nationales aux côtés du secteur privé et de la société civile est nécessaire. Il permettra la mise en place d'un programme national de lutte contre le virus HIV, la consolidation de la relation avec les institutions internationales et de bénéficier du soutien nécessaire dans ce domaine. Plusieurs activités sont prévues aujourd'hui. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a recommandé hier, à la veille de la Journée mondiale du sida, de donner plus tôt des traitements antirétroviraux aux personnes séropositives, avant même l'apparition de symptômes de la maladie.
Amel Bouakba
Rédigé par Amel Bouakba le 01/12/2009 à 15:55 | Permalien | Commentaires (0)
 
Le Sida vu par la presse Marocaine 
Journée mondiale contre le Sida, une occasion pour redoubler d'efforts contre ce fléau   30/11/2009
Le Maroc célèbre, le 1er décembre, à l'instar de la communauté internationale la 22ème journée mondiale de lutte contre le Sida, une occasion pour renforcer les actions et redoubler les efforts pour faire face à ce fléau.
En cette journée placée cette année sous le thème "l'accès universel à la santé et droits de l'Homme", le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, appelle à s'engager "à défendre les droits de l'Homme de toutes les personnes vivant avec le VIH, de celles qui sont vulnérables à l'infection et des enfants et des familles touchés par l'épidémie".


En cette période de crise économique, "mettons à profit l'action contre le sida pour progresser dans la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement", affirme M. Ban Ki-moon.

Des signes de progrès sont visibles dans le cadre des efforts visant à faire reculer l'épidémie de sida dans certains pays, souligne-t-il, ajoutant que les ressources consacrées à la lutte contre le sida donnent des résultats et sauvent des vies.

Les nouveaux cas d'infection, relève le SG de l'ONU, augmentent plus vite que le nombre de personnes mises sous traitement et le sida reste l'une des principales causes de décès prématurés dans le monde.

"Alors que nous célébrons la Journée mondiale de la lutte contre le sida, la voie à suivre est claire : nous devons poursuivre les activités qui sont efficaces, mais nous devons aussi prendre d'urgence des mesures plus ambitieuses pour assurer, comme nous en avons pris l'engagement, l'accès universel à des programmes de prévention, de traitement, de soins et de soutien d'ici à 2010", indique M. Ban Ki-moon.

Cet objectif ne peut être atteint qu'en envisageant le VIH à la lumière des droits de l'homme, argumente le SG de l'ONU, appelant à lutter contre toute forme de stigmatisation et de discrimination liée au VIH.

A cette occasion, il a renouvelé son appel à éliminer les lois, les politiques et les pratiques punitives qui entravent l'action contre cette maladie, notamment les mesures restreignant les déplacements des personnes vivant avec le VIH. "Pour être efficaces, les actions contre le sida ne doivent pas punir mais protéger", ajoute-t-il.

Environ 59 pays imposent des restrictions à l'entrée sur leur territoire aux personnes vivant avec le VIH.

Les personnes vivant avec le VIH peuvent être d'excellents guides pour aider à élaborer de meilleures méthodes du point de vue de la prévention, de la santé et de la dignité humaine.

M. Ban Ki-moon préconise de reconnaître leurs contributions et promouvoir leur participation active à tous les aspects de l'action contre le sida.

Le nombre des nouvelles infections par le VIH a diminué de 17 pc ces huit dernières années, selon des données publiées dans le rapport intitulé "Le point sur l'épidémie de sida en 2009", précise un communiqué du Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA) et l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).

Depuis 2001, date de la signature de la Déclaration d'engagement des Nations Unies sur le VIH/sida, le nombre des nouvelles infections en Afrique subsaharienne a baissé approximativement de 15 pc, soit environ 400.000 nouvelles infections de moins en 2008, selon la même source.

Le rapport souligne qu'au-delà du pic et de l'évolution naturelle de l'épidémie, les programmes de prévention apportent un réel changement.

Le rapport constate toutefois que la programmation de la prévention est souvent éloignée des réalités et "que si nous arrivions mieux à amener les ressources et les programmes là où ils seraient le plus efficaces, nous progresserions plus vite et sauverions davantage de vies".

Les données montrent qu'à 33,4 millions, le nombre de personnes vivant avec le VIH dans le monde n'a jamais été aussi élevé, ce qui s'explique par la prolongation de leur survie, grâce aux effets bénéfiques des thérapies antirétrovirales, et par la croissance démographique.

Le nombre des décès dus au sida a baissé de plus de 10 pc ces cinq dernières années, davantage de personnes accédant désormais aux traitements indispensables à leur survie.

L'ONUSIDA et l'OMS estiment que, depuis l'avènement des traitements efficaces en 1996, quelque 2,9 millions de vies on pu être sauvées.

Le concept d'une Journée mondiale de lutte contre le sida est né en 1988 lors du Sommet mondial des ministres de la santé sur les programmes de prévention du sida.

Depuis cette date, chaque année, les institutions des Nations Unies, les gouvernements et tous les acteurs de la société civile dans le monde se rassemblent pour faire campagne autour de thèmes particuliers liés au sida. Les slogans de soutien à la Journée mondiale du sida ont été conçus pour palier les lacunes et souligner l'importance de la sensibilisation aux droits de l'Homme.
MAP
Rédigé par MAP le 30/11/2009 à 15:19 | Permalien | Commentaires (0)
 

RECHERCHE

PROFIL

Rak ALCS
Rak ALCS

ARCHIVES

  • Mars  (0)
  • Février  (0)
  • Janvier  (0)

SONDAGE

Pensez-vous que la presse marocaine parle assez du Sida?
Oui assez
pas assez
un peu
très peu
GALERIE


NOS LIENS

INFOS
RSS comment

ATOM comment