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Auchan du Maroc  27/02/2006
Certaines personnes (une seule en fait) m'ont demandé de râler un peu plus sur mon blog. Le fait est qu'il est très difficle de râler quand on vit dans le plus beau pays du monde. (la phrase précédente est à prendre sur le ton de l'ironie).
En réalité, il y a tellement de chose à dire, que je préfère parfois rester silencieux. L'affaire des journaux ne mérite pas tout le brouhaha que l'on fait autour. L'agitation des lecteurs, et admirateurs des publications condamnées ne servira à rien, et tous les protestataires sont conscients que leurs appels resteront sans réponse. La justice marocaine, télécommandée, est sourde comme un pot. Ou plutôt, elle n'entend que deux fréquences. La première émise de Rabat, la seconde en provenance de comptes en banques bien garnis.
Non, j'ai plutôt été scandalisé cette semaine par le comportement du gouvernement français. Ou plutot par le comportement de nos gouvernements, comparés au gouvernement français.
Petit rappel des faits. Coup sur coup, la France, qui rappelons le est un membre de l'union européenne, a fait face à deux OPA sur des fleurons de son industrie. La réaction du gouvernement ne s'est pas fait attendre. Mittal a été traité de tous les noms par des ministres de la république (attaques à la limite du racisme, méprisant le pouvoir désormais réel de certains de pays du tiers-monde), et Suez a été vite mis à l'abri en intégrant le groupe GDF. La France, un pays libéral, est censée respecter la libre circulation des capitaux. Pourtant, le gouvernement est prêt à remttre en cause ces principes, et à fragiliser le partenariat avec ses voisins européens, pour protéger son économie, ses emplois. La France, malgré toutes les théories du déclin qui foisonnent ces derniers temps, n'est pas un pays qui tombe, au contraire d'un certain pays d'Afrique du Nord qui a souhaité conserver l'anonymat. La France n'a pas besoin de protéger son économie, ni ses entreprises. Ses groupes multinationaux conquièrent tous les ans des parts de marchés à l'étranger, et se permettent même de temps en temps de faire leurs emplettes dans d'autres pays européens, et jusqu'en Amérique du Nord.
Au contraire, au Maroc, puisque c'est de ce pays qu'il s'agit dans ce post, nos ministres des finance successifs n'ont pas vraiment protégé nos fleurons nationaux. Combien de grandes entreprises reste-t-il à vendre pour payer les fonctionnaires ? Combien de journaux dits indépendants oseront parler des cas d'Acima (filiale d'Auchan et de l'ONA) ou de Maroc Télécom.
La chaîne d'hypermarchés français se sentait à l'étroit non seulement en France, mais également dans tout l'UE. Aucun pays européen ne laissera Auchan ouvrir de nouveaux supermarchés sur son territoire. Le développement du groupe atteignait un niveau asymptotique. La solution Maroc, proposée par un groupe local puissant, ne sauvait pas le groupe (restons modestes) mais lui offrait des perspectives de croissance réelles. Un groupe international veut investir au Maroc, marhba. Il n'y a aucun mal à celà, bien au contraire. Comme d'habitude, la rangée d'officiels, coupeur de rubans, mangeurs de petits-fours, se sont alignés pour serrer les mains, et signer les papiers enflammés. Quid de la suite ? Un comportement très marocain, fait à la fois d'inconscience, et de volonté de paraître aux yeux des étrangers. Aucun contrôle, puisque les autorités de la concurrence sont un concept encore inconnu chez nous. Et la seule vue d'un billet de 5€ suffit à faire sourire le plus grognon des fonctionnaires de l'office des changes. Acima a essaimé ses magasins à Casa et Rabat, puis s'est lancée à l'assaut de ces villes éloignées et oubliées du Maroc dit inutile. Même Khouribga a son Acima. L'épicier du coin peut crever. Mettre ses employés à la porte. Arrêter de faire crédit. Des crédits de toute façon, il peut toujours courrir pour en avoir, auprès de nos banques, qui croulent sous les liquidités, mais les gardent bien au chaud. (On ne distribue pas de préservatifs dans les rues au Maroc, mais on empêche l'argent de faire des petits.). Si autorités de la concurrence il y avait, elles se seraient intéressé à la fermeture du supermarché Sol vers Anfa. Les sociétés du groupe ONA ont tout simplement arrêté de lui fournir les produits de base qu'elles fabriquent, car cette enseigne faisait de l'ombre à Acima. Après ça, on autorise la filiale d'auchan à importer des produits sans payer de TVA. Mais quelle est la valeur ajoutée d'auchan là dedans ? Ne pouvait-on pas créer une telle enseigne à partir de capitaux 100% marocains ?

Un post un peu brouillon, écrit sous le coup de la colère (qu'on ne vienne pas m'accuser de ne plus râler). Je ne m'élève pas ici contre l'investissement étranger, et je ne me pose pas en chantre du protectionnisme, mais puisque nous imitons la France dans ses moindres mouvements, pourquoi ne pas s'inspirer de son nouvel élan patriotique pour nous aussi arrêter de brader nos maigres entreprises à des cpitaux étrangers, irrespectueux sur notre sol des règles les plus élémentaires de savoir vivre qu'ils se vantent de respecter dans les pays dits civilisés. Pour nous développer, il nous faudra un jour arrêter de faire des courbettes, et imposer nos règles du jeu (à quand un magasin Hugo Boss sur le Bd El Massira ?).

Sur le même modèle, je posterai peut-être un jour comment Maroc Télécom rempli les poches de vivendi Universal en vidant celles des marocains (avec la bénédiction de notre cher ministre des finances), ou comment Lydec fait de même pour sa maison mère Suez.
Les journaux indépendants, qui sont autrement plus lus que ce blog, devraient montrer qu'ils en ont en s'attaquant aussi à des sujets économiques. Les consommateurs marocains, qui sont aussi des travailleurs, leur en seront un jour éternellement reconnaissants.
aa aa
Rédigé par aa aa le 27/02/2006 à 04:55 | Permalien | Commentaires (3668)
 
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Conditions critiques ?  13/02/2006
Lu sur telquel :

"Abdelaziz Alami, ex-patron de la BCM et l’un des grands banquiers de ce pays, s’est reconverti dans l’écriture. L’ancien président de la filiale de l’ONA, débarqué dans des conditions assez critiques, prépare un livre sur son enfance à Fès. “C’est tout simplement l’histoire d’un enfant”, rassure-t-il. Autrement dit, pas de mémoires sur le microcosme capitalistique du pays. Dommaaage..."

Le pseudo trublion de la presse dite indépendante m'étonnera toujours. Il est capable de faire de bonne choses, mais aussi de tomber bien bas parfois. L'histoire nous éclairera un jour sur les protections dont à bénéficié cette publication, au moins à ses débuts.

Le passage ci-dessus, repris dans leur numéro de février fait partie de ces moments où le journal perd de vue qu'il est distribué sur l'ensemble du territoire national, et non pas uniquement dans le kiosque à journaux de la mamounia. L'ex-patron de la BCM a été débarqué dans des conditions critiques ? L'homme avait 40 d'expérience professionnelle derrière lui, et part à la retraite. Il a peut-être été un peu poussé vers la sortie, mais cela a du se faire selon des méthodes classiques dans le milieu. Une conversation discrète, dans une ambiance feutrée, et un gros chèque. Vous appelez ça des conditions critiques ? Mais où est installée la rédaction de Telquel ? A Genève ? Los Angeles ?
Pour voir des conditions critiques, il faut détourner les yeux des banquiers du bd Mly Youssef et de l'avenue Hassan II, et les poser...n'importe où ailleurs au Maroc. Un type qui a un Bac+10, plus de 25 ans, et qui n'a pas un seul jour d'expérience professionnelle, ça c'est une condition critique. Un autre qui a 40 d'expérience professionnelle en bas d'une rue, avec une blouse bleue et une plaque rouge à courir après des voitures, et à qui personne n'a jamais proposé de retraite, ça c'est une condition critique. Les exemples foisonnent, et si je ne vous ai pas ennuyés jusque là, je risque bien de le faire en continuant.
Et puis, si Abdelaziz Alami, qui est, il faut le reconnaître un personnage important du paysage économique, pas seulement par son ex-position (et son exposition), mais aussi par son ouverture culturelle, n'a pas écrit un livre au vitriol sur le microcosme dans lequel il a vécu, c'est peut-être qu'il ne lui en veut pas tant que ça. Qu'il lui est peut-être même reconnaissant à un certain milieu, réputé fermé, de l'avoir accepté et intégré. De plus, sa pseudo "reconversion" est plutot une confirmation de son intérêt pour l'art. L'homme a en effet doté la BCM d'une structure de mécénat, et avait déjà publié des recueils de poésie durant son mandat.

Autant d'imprécisions et de non sens dans un billet aussi court ? Aurait il été écrit dans des conditions critiques, que nous aurions du mal à imaginer ?


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Rédigé par aa aa le 13/02/2006 à 18:46 | Permalien | Commentaires (5)
 
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Le guide Michelin du Maroc  30/07/2005
Je ne sais pas si vous avez noté cette façon originale qu'à notre presse nationale de faire de la pub. Je ne parle pas des nombreux encarts publicitaires qui parsèment nos magazines, et autres journaux. Non, je veux parler de ces articles soit disants objectifs dans lesquels un soit-disant journaliste fait l'éloge d'un produit, jusqu'à se discréditer, et rendre ridicules ses propos. Les amateurs d'automobiles ne peuvent que sourire quand ils lisent les tests de véhicule réalisés par L'Economiste ou Le Matin. Parce qu'il a été invité à tester l'auto en Espagne (ou ailleurs), le porte-plume se sent obligé de louer sa qualité de finition exemplaire, ou sa tenue de route proche de la perfection, et ce même s'il parle de la Palio ou de la récente Logan, qui sont plus proches de la boite de conserve sur roues que de la Rolls (sans porter de jugement sur cette dernière). En conclusion de ces articles, l'auteur finit en général par un commentaire sur-réaliste sur le prix, surtout quand il a eu l'occasion de tester une voiture haut de gamme. La phrase finale ressemble souvent à "courez acheter ce véhicule extraordinaire, qui coûte seulement 595 000 Dhs". Si l'effet comique est l'effet recherché, alors l'objectif est atteint. Pour parfaire l'ensemble, je leur conseillerai personnellement de placer cet article dans la rubrique société, entre un paragraphe sur les enfants des rues, et un un article sur les diplômés chômeurs. Effet de contraste garanti.
Plus fort encore, Maroc Hebdo nous propose désormais, de façon hebdomadaire, un article sur un restaurant. Une pseudo critique gastronomique nous décrit chaque semaine un restaurant différent où elle est allée, et où elle mange à chaque fois divinement. S'ensuit en général un listing exhaustif de tout ce qui est écrit sur l'addition (mais paye-t-elle vraiment ?). Il y a environ 15 jours, nous apprenions avec plaisir de la plume même de notre goûteuse mystère qu'elle avait attrapé une indigestion. Façon très appétissante de commencer un article sur un restaurant, et tellement originale. Pour ne pas mettre en cause le restaurant dont elle avait dévalisé la cuisine la semaine dernière, elle confesse qu'elle a surement attrapé ça chez elle où "elle a forcé sur les fruits". Pour garder le rythme (il faut bien vivre), elle ne s'accorde pas une semaine de répit, et à peine remise de ses troubles digestifs, elle décide de s'attaquer à un nouveau restaurant casablancais. Comme d'habitude, elle en ressort ravie, et le fait savoir de façon directe. "C'était très bon" suffira au lecteur habitué à avaler tout ce qu'on lui sert. Cet article de Maroc Hebdo s'apparent un peu à un guide Michelin de Casablanca où tous les lieux visités sont touchés par la grâce, et obtiennent tous 3 étoiles. Pour pousser encore plus loin le mimétisme avec le fameux guide gastronomique, Maroc Hebdo a même inséré une photo de Bibendum.
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Rédigé par aa aa le 30/07/2005 à 23:58 | Permalien | Commentaires (15)
 
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L'analphabétisme chronique est il une menace dans votre pays ?  27/07/2005
Le blog de Larbi [url:http:// www.larbi.org] affiche en ce moment les résultats d'un sondage dont la question était: "L'extrémisme islamiste est il une menace dans votre pays ?". Appréciez la schizophrénie de nos compatriotes (du moins de l'échantillon supposé être représentatif), et qui a répondu Oui à 73%, alors que le PJD est supposé (d'après notre chère presse "libre") être aux portes du gouvernement.

On peut commencer par s'interroger sur la qualité de l'échantillon choisit. Les américains sont réputés pour leur méconnaissance du terrain, bien qu'ils aient été contraints de s'améliorer, poussés par les circonstances. Est on sur que ce sondage ne ressemble pas à celui du Financial Times qui, au lendemain du référendum en France, annonçait la victoire du Oui, après avoir sondé 15 personnes, à la porte d'un bureau de vote du 7ème arrondissement de Paris, venues acquitter leur devoir électoral avant d'aller rejoindre les greens du Golf National à bord de leur Porsche ?

On m'accusera bien sur de tout confondre, et de mélanger allègrement l'islamisme extrémiste avec l'islamisme modéré prôné par un parti disposant de toutes ses autorisations légales. La limite est assez floue, et certains membres du PJD, notamment de son organe de presse, font de fréquent aller-retours de part et d'autres d'une frontière bien peu hermétique. La différence est trop ténue pour que l'on puisse la laisser apprécier par une partie trop importante de la population qui n'a jamais mis les pieds dans une école. La démocratie est une chose, la quiétude du peuple en est une autre, autrement plus importante. L'Islam est la religion de la nation, soit. En tant que telle, il devrait être interdit de l'utiliser à des fins politiques. La loi sur les partis qui est en cours d'élaboration devrait interdire toute référence religieuse dans les programmes que ne manqueront (d'ici quelques décennies) d'élaborer nos politiciens. Prenez une personne au hasard dans la rue, et assurez vous qu'elle ne sait ni lire ni écrire (1 sur 2 d'après les statistiques). Demandez lui ensuite si elle voterait pour un parti qui dispose d'un programme clair pour la lutte contre le chômage et l'analphabétisme (oui, je sais, les mots programme et clair relèvent ici de l'utopie), ou bien contre un parti qui se réclame islamiste et dont les meetings ne se différencient des réunions Tupperware que par le fait que toutes les femmes y sont voilées (même celles qui l'enlèvent quand elles voient une caméra, un appareil photo, ou une mercedes Classe S), et qu'il y a des hommes (barbus). La réponse vous la connaissez, son choix se portera forcément sur le deuxième parti, car votre sondé se sentirait coupable de ne pas voter pour ceux qui se réclament du parti de Dieu.

Je me plains ainsi, et je suis sûr de me faire des nouveaux ennemis (après si peu de temps passé dans la blogosphère, quel dommage), parce que je crains que notre pays tire bien peu d'enseignements de l'amère expérience de son voisin algérien qui a connu, pendant près de dix ans, un massacre où les pires actes ont été commis, sous couvert de l'appartenance à des groupements islamiques. Le mythe du marocain "derouich", qui se contente du peu qu'il a et ne cherche pas de problèmes, a vécu. Après les attentats de Londres, le premier suspect présumé était marocain. Il en a été de même pour les 3 attaques terroristes majeures qu'a connu le monde ces deux dernières années. Des kamikazes marocains ont même frappé sur notre propre sol (le lien de cette dernière attaque avec des organisations terroristes islamistes n'a jamais été formellement établi, et il tout aussi probable que les auteurs aient été portés par le sentiment de ras-le-bol qui prédomine dans certains environnements).

Les limites de la démocratie sont ainsi maintes fois débatu chez nous, mais ce point est réellement essentiel. Les sur-réactions des organes de sécurité nationale sont pointées du doigt, mais il faut reconnaître qu'elles permettent d'éviter que la situation ne dégénère. L'islamisme n'est qu'une partie du problème (désolé pour Nadia Yassine, qui se prend pour le centre du monde, mais qui passe, dans l'esprit de la majorité, après la baguette de pain à 1,20Dh).
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Rédigé par aa aa le 27/07/2005 à 13:40 | Permalien | Commentaires (11)
 
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Google  27/07/2005
Vous pardonnerez cette minute d'auto-congratulation, mais mon blog minable a quand même été référencé sur google, et en deuxième position si l'on tape les mots clés (blog raleur marocain). Je suis juste derrière Si Larbi. Allez, encore un petit effort ... Ce n'est pas un effet d'annonce, mais je tiens vraiment à donner mon point de vue sur la mainmise des dinosaures sur notre pays. J'espère avoir le temps cette semaine...
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Rédigé par aa aa le 27/07/2005 à 09:10 | Permalien | Commentaires (7)
 
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Même l'informatique s'y met  17/07/2005
Encore une raison de raler. J'avais écrit un petit texte d'introduction pour me présenter aux éventuels visiteurs de mon humble blog, mais il n'a pas été sauvegardé. comme en plus ^d'être raleur, je suis paresseux, je ne le retaperai pas. Tant pis pour l'introduction.
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Rédigé par aa aa le 17/07/2005 à 22:29 | Permalien | Commentaires (4108)
 
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Le râleur s'exprime  17/07/2005
Voici mon premier post.
Les adeptes de la presse nationale, qui poussent le vice jusqu'à lire MarocHebdo, ne manqueront pas de tomber dans le numéro de cette semaine sur un droit de réponse accordé au MDS suite au procès "symbolique" mené par l'AMDH et le FVJ. Des victimes d'abus durant les années de plomb ont organisé un procès, auquel avaient été conviées plusieurs "pointures" de l'establishment de notre beau pays. Les convoqués, qui ne se sont évidemment pas présentées, mais qui n'étaient pas non plus attendus, ont été cités dans un long réquisitoire qui servait d'épilogue à cette réunion destinée à exorciser un peu plus un pays qui souffre de ne pas pouvoir raconter son histoire. Aucune des personnalités appelées à la barre n'a commenté l'évènement, à l'exception d'un vieux monsieur qui trouve qu'on ne parle pas suffisament de lui, qui ferait tout pour se faire remarquer, mais dont le nom s'accompagne toujours d'une floppée de casseroles. Mahmoud Archane, puisque c'est de lui qu'il s'agit, n'hésite pas écrire que "cette parodie de procès, suivie d'une litanie grotesque en forme de jugement, relève d'une mentalité rétrograde et subversive et constitue un nouvel élément dans le jalon des provocations dont ces officines possèdent la maîtrise et le secret et qu'elles ne cessent d'utiliser régulièrement contre le pays et ses institutions sacrées". Se comparer à une "institution sacrée", le moins que l'on puisse dire c'est que Archane n'est pas étouffé par la modestie. Et puis on ne lui demande rien au vieux. C'est un procès sans condamnation effective. OK, son nom a été cité, mais il commence à avoir l'habitude, non ? Lui et ses potes dinosaures devraient faire comme leurs lointains ancêtres il y a 65 millions d'années: disparaître. J'avoue que c'est un peu radical, mais ce serait le seul moyen pour voir renaître un semblant de politique au Maroc, avec un peu de jeunesse. A moins que cela gêne certains. Bientôt des posts pour vous dire pourquoi ça me fait raler que la moyenne d'âge dans les partis soit de 80 ans (c'est évident, non ?), et pourquoi des soi-disant leaders jeunes (nadia yassine pour lui faire plaisir, encore une occurence de de son nom sur le Web) sont encore pire que les autres ?







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Rédigé par aa aa le 17/07/2005 à 21:38 | Permalien | Commentaires (4147)