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Un histoire à Ch...  23/07/2010
Elle ne compte pas me lâcher de sitôt. Même si mon combat ne fait que commencer, elle est determinée à me pourrir la vie après l'avoir bien empoisonnée. Elle court derrière moi voila quelques années, et elle a fini par bien me prendre. En réalité, je lui ai laissé le champs libre, après une récolte que je croyais exceptionnelle. Mais les « circonstances de la vie » ont fini par lui ouvrir le chemin de mon existence. Apparemment, je ne suis pas sa victime unique : maigre consolation, car une souffrance partagée est une souffrance supportable, me diriez vous !
Elle retournerait certainement comme un cancer après une chimio, mais je suis un coriace ;un infatigable combattant et un éternel résistant ! Voila ! La messe n'est pas encore dite parce que toute cette histoire n'est pas dutout catholique. Ah , lucidité , quand tu nous tiens, tu nous fais bien tourner la tête !
Rédigé par le 23/07/2010 à 01:42 | Permalien | Commentaires (0)
 
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Une histoire estivale  16/06/2010
Il ne fait pas encore assez chaud pour pouvoir se decouvrir entièrement. Par ce temps ensoleillé mais sans chaleur suffisante le risque de prendre un coup de froid, est réel. Nous sommes qu’au début d’une saison estivale amputée de sa parrure aoutienne , nécessaire pour le bronzage de la rentrée ; ainsi l’esthetique cedra sa place à une dietetique de circonstance. Et les circonstances ne sont pas encore favorables au réchauffement des cœurs. Pathétique ! plutôt climatique et qui sait , au lieu de prendre un coup de soleil dont les conséquences dépassent « les couches supérieures de l’epiderme » , un simple coup de fil pourrait faire l’affaire ; juste un coup de fil !
Rédigé par le 16/06/2010 à 18:35 | Permalien | Commentaires (0)
 
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Une histoire de trentaine ( ou presque!)  19/04/2010
Aujourd°hui je passe un cap important dans ma vie , le tournant tant attendu , la trentaine.
Le premier acte était plat , le deuxième banal et le troisième , forcément trompeur. Mais maintenant , je peux enfin embrasser la vie comme j°ai toujours voulu le faire parce que j°ai le goût de bâtir , de créer et de laisser un peu de moi quelque part .

La trentaine , c°est vouloir me révéler , m°épanouir intérieurement et surtout être vraie comme un oiseau qui prend son envol et qui regarde le paysage qui prend forme devant lui à l°horizon.

La trentaine est la période ou l°age physique et mental se retrouvent pour former la jeunesse de l°âme afin de mieux nous accompagner pour dépasser les caps suivants.

La trentaine est cette symbiose entre la puissance et la simplicité , la raison et la sensibilité , le bien être et le bonheur ; une décennie à vivre pleinement , joyeusement.

La trentaine est enfin le théâtre du grand chamboulement de la vie , de la rencontre mûrie et réfléchie , la rencontre d°une Vie.
Rédigé par le 19/04/2010 à 22:20 | Permalien | Commentaires (0)
 
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Une histoire de bonheur  25/02/2010
La cruauté est dans le détail. Parfois insoupçonnable, limite hasardeux. Un ami pseudo philosophe m’a confié une fois une sorte de sagesse à la Jacques Salomé du genre « le bonheur est dans le don de soi » ! impressionnant , maintenant que j’ai la clé du bonheur , il ne me reste alors qu’à ouvrir les grandes portes de la prestation de service pour compte de tiers ! De la philantropie à tire larigot ! Une sorte de « clan des gagnants. Pathétique à mon gout. Réduire le bonheur à un manuel de bonnes pratiques est une offense à tous ceux croient que sa quete est une entreprise infructueuse. C’est aussi barrer la route à tous ces coachs qui pullulent pour nous « apprendre à vivre en harmonie avec nous-mêmes. Et si j’arrete d’ecrire n’importe quoi et d’aller attaquer mon majestueux Big Mac avec son Coca glacé, parce que ca, c’est un vrai bonheur !
Rédigé par le 25/02/2010 à 23:59 | Permalien | Commentaires (0)
 
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Une histoire de père Noel  30/12/2009
Une page à tourner , une deuxième peut être. Une année à oublier et à chasser du calendrier décennal. Une envie aussi : Voir le père Noël , barbe rasée portant un blue jean le jour et un pyjama soyeux avec des chaussettes rouges le soir. De l'autre coté une charmante petite fille pleure réclamant la présence parentale ou des frites Mc Do , juste pour compléter le décor.
Les temps ont changé , radicalement, heureusement peut être ; retenez cette phrase
« l'orgueil humilié ne pardonne pas ! » , mais pardonner qui ou quoi : une certaine déception amoureuse ; très basique à mon goût , un peu superficiel même. Parce que finalement pour voir qu'il fait noir , on n' a pas besoin d'être une lumière ! Rousseau disait « Quand un homme ne peut croire ce qu'il trouve absurde, ce n'est pas sa faute, c'est celle de sa raison » et il a raison et j'ai raison aussi de faire confiance à ma raison . pas au Père Noël !
Rédigé par le 30/12/2009 à 23:57 | Permalien | Commentaires (0)
 
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Where amazing happens  28/07/2009
Il lui a fallu comme d'habitude moins d'une minute pour s'étaler sur un de ses objets de discussion favoris, sauf que cette fois, la théorie de l'habitus ou celle de l'ascenseur social laissent place à une causerie d'un genre nouveau.....En ce mois d'avril 2008 , il fait plus chaud que d'habitude et sa nouvelle histoire d'amour le met indéniablement dans une situation pour le moins inédite. Le compte à rebours de l'anniversaire de ses trois décades d'existence s'est déclenché et il m'assène avec son sourire sournois : " le mois prochain, mon espérance de vie égalera celle de l'homme moyen du 19eme siècle ou celui des années 40 du siècle dernier , car avec la succession des deux grandes guerres , on avait du mal à dépasser ce seuil!". " Et alors?!" , "Et alors quoi ?? , je suis content d'être né dans un monde ou la médecine assure sur le papier une vie avec au compteur au minimum 70 ans. Tu imagines ? , il me reste 40 ans à vivre , sur le papier. En plus , avec la reprise de mes entraînements , et une petite pause coté clopes , j'y arriverais sans problèmes !"

Changer de discussion me paraissait vitale à cet instant ; je ne voulais pas gâcher les quelques nuits qui me restent de ce précieux préavis de 2 mois sur les chances de survie à 75 ans du Grizzli au moment ou j'ai décidé de vivre au régime "Carpe diem". A cet instant précis et sur un coup de télécommande, il me sert une phrase d'un genre nouveau " Il l'aura son titre MVP cette année, tu verras, déjà en 2006 , le scandale Nash a nourri le débat post saison entre les plus grands consultants mais cette année , c'est KB qui l'aura! , tu verras! " Et soudainement, un pan entier de mon adolescence surgit pour rendre à mon esprit une lucidité volontairement perdue une heure auparavant. Barcelone 1992 , l'épopée MJ , scotty , charles , Karl , Larry et autres ressurgissent pour reformer une envie de revivre les instants de la dream team. Et puis cette finale 2004 , intense et bourrée de stars , j'en garde le souvenir amer de la défaite de LA contre les spurs de Detroit!. "Les pistons , mon ami ! les spurs jouent à San antonio , la fameuse équipe de T.P !" Cette correction mal assumée par mon esprit pédant , j'engage l'échange sur la cérémonie sur médiatisée des noces entre Eva Longoria et ce frenchi de TP , plus populaire au Texas qu'en France.

Il reprend les rênes de la discussion par une suite infinie de chiffres : des moyennes , des PPG , des salaires , des pourcentages de FG et une armada de titres et d'honneurs disputés par plus de 500 joueurs dans une ligue vieille de plus d'un demi siècle ; pour arriver à une seul évidence , une seule réalité immuable et un postulat de base : MJ était , est et sera le plus grand joueur de l'histoire!. " Regardes , même Kobe fait tout pour l'imiter , le numéro qu'il porte est le 24 , et tu sais ce que ça veut dire ? et bein tout simplement c'est 23+1 , et le 23 est le numéro porté par MJ !" " Bon, il est vrai qu'il y a un autre joueur qui porte le numéro 23 et qui s'avère le meilleur scoreur de la ligue mais il joue dans une équipe minable, il ne pourrait jamais égaler MJ " .

Sauf qu'à ce moment précis, un slogan avec des notes musicales très américaines me fait sursauter à la vue d'une tenue "wine and gold" estampillé 23 avec un titre "where elevation happens" ! " Elevation , parcequ'il monte très haut , il n'a que 23 ans et il a une détente à la MJ , mais bon , il n'est pas le seul , il y a dwight , chris , KG et j'en passe , ils sont tous aussi forts! , et puis Kobe reste le meilleur !"

"Il s'appelle LBJ , et si tu veux demain , on regardera son match contre les raptors , la seule franchise canadienne de la ligue !" poursuit il . Tu feras la comparaison avec Kobe et tu verras que malgré ses 29 ans, il est le meilleur joueur cette année". Il ne s'est pas trompé. Et depuis ce jour, je ne me suis pas trompé non plus. L'équipe minable s'est transformée en une machine à broyer les autres et à Auburn Hills à 20 Km de Detroit, un certain n° 23 est entrain d’exécuter des peines de morts aux stars d'antan.

Sur la ligne des lancers francs, on entend bruyamment " MVP, MVP......!"
Kamal Bennani
Rédigé par Kamal Bennani le 28/07/2009 à 14:56 | Permalien | Commentaires (0)
 
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Cogito  19/06/2009
Il était 17h15 quand je me suis enfin décidé à composer ce numéro de téléphone recueilli la veille du générique de l’émission dont je suis devenu accro depuis 7 ans déjà. Le nom a changé , l’animateur aussi , le concept remodelé mais le plaisir de regarder est toujours le même.

Je ne me pose même pas la question de comment les choses vont se dérouler , mais je reste tenté par l’expérience. Et puis j’attirerais l’attention, d’une certaine manière. Mes chances de gagner dépendront du niveau de mes concurrents. C’est tout. Je crois aussi en ma bonne étoile. Et puis franchement , l’important est de participer, n’est ce pas ?!

Allo….je voudrais participer…..d’accord , c’est noté, rendez vous vendredi prochain… Tour des habous , parfait. Bye.

Je ne redoutais pas non plus , ce test de sélection , d’ailleurs , je pense que j’ai répondu à 90% des questions. De la culture générale de base. Je pense que le champs de mes connaissances est assez large pour cocher les bonnes cases.

Une semaine après , je m’apprête à passer à la télé. Je prends le train et je ne suis pas seul . Mon compagne est une personne curieuse et l’idée de visiter des studios de télé et de croiser les visages cathodiques l’enchante énormément. C’était un train de nuit. Un train qui arrive très tard. Et l’enregistrement des trois jours d’émission se fait en une seule matinée. Trois jours , si je suis qualifié en finale. Mais c’est une autre histoire. J’arrive à l’heure prévue , ce qui est un fait assez rare pour un train marocain et je m’endors illico.

Ma cousine m’accompagne aussi pour faire partie aussi de « mon public ». Nous arrivons dans le studio assez tôt et une fois le café avalé , j’ai commencé à mettre ma première tenue pour l’apparition du premier jour. Mon adversaire du jour est un étudiant de 20 ans qui, au delà de la timidité apparente , présente les premiers signes de trac ! ça me rassure certes , mais je pense que je suis envahi par la peur. En plus , pour accéder au plateau , il faut entrer en courant !

Le présentateur est sympathique et drôle .Ses diatribes arrachent le sourire à tout le monde L’autre animatrice est plus télégénique finalement qu’autre chose. D’ailleurs les maquilleuses ont tardé pour la rendre présentable.

Ça y est , les projecteurs s’allument ; le jingle est lancé , il fait très chaud!
Kamal Bennani
Rédigé par Kamal Bennani le 19/06/2009 à 02:11 | Permalien | Commentaires (0)
 
Articles 
Les investisseurs marocains préfèrent le dividende au programme de rachat  18/06/2009
Depuis la fin du cycle haussier sur le marché boursier marocain, nous avons assisté à un phénomène de multiplication des annonces relatives aux programmes de rachat d’actions de plusieurs sociétés cotées (une quinzaine au total) en vue de «régulariser le marché».
Nous allons essayer d’analyser de plus près les principales motivations de ces programmes et de savoir si cet instrument mis à la disposition des dirigeants impacte favorablement la valorisation du titre coté.
Dans la théorie financière, l’annonce d’un programme de rachat constitue un signal donné par le management quant à la valorisation du titre objet du programme. En exécutant effectivement le programme, la société émet deux signaux forts pour le marché :
- Le cours en Bourse reflète une sous-valorisation intrinsèque du titre ;
- La société dispose d’un matelas de trésorerie confortable qu’elle compte utiliser pour racheter ses propres actions.
Toutefois, le lancement d’un programme de rachat d’actions est un signal à faible coût, car il est assez facile d’obtenir l’accord des actionnaires. Les dirigeants de la firme ne s’engagent pas, ils s’octroient la possibilité d’acheter des actions sur le marché boursier. Dans cette perspective, le programme de rachat ressemble fortement à une option gratuite dont les dirigeants bénéficient lorsque le cours boursier dévie de la «vraie» valeur de l’entreprise. En effet, l’annonce d’un programme de rachat d’actions dépend de la volatilité des rentabilités boursières et du nombre d’actions concernées. Cependant, toutes les firmes ne disposent pas en permanence d’un programme de rachat d’actions actif. L’option de rachat d’actions n’a de valeur que lorsque l’entreprise possède des fonds à investir dans elle-même et lorsque les dirigeants sont aptes à repérer les erreurs de valorisation par le marché. Dans ces circonstances, l’option est activée par les dirigeants qui achètent réellement des actions.
L’opération de rachat constitue aussi un outil de rémunération beaucoup plus flexible que le dividende. Ce dernier est caractérisé par une sorte de stabilité dans le temps avec un mode de versement régulier. Par contre, en cas de rachat d’actions, les entreprises n’ont pas l’obligation de renouveler leurs programmes chaque année et la sanction de celles qui annoncent des programmes non suivis de réalisations est difficile a apprécier, voire inexistante. De plus, les entreprises qui réalisent effectivement leurs programmes ont la possibilité de racheter un pourcentage du capital inférieur à celui annoncé. La flexibilité inhérente aux programmes de rachat incite ainsi les entreprises à annoncer un programme de rachat avec un volume maximal d’actions à racheter. En revanche, la réalisation de ce programme (décision et montant) dépend notamment du niveau de free cash-flow de l’entreprise. Autrement, les rachats seront d’autant plus élevés que les cash-flows disponibles dans l’entreprise sont importants et que les opportunités de croissance de celle-ci sont faibles.
Il est à signaler aussi qu’une entreprise peut décider d’une annulation de titres détenus après une opération de rachat par une opération de réduction de capital. L’impact sur la valorisation du titre est immédiat : Il est relatif. En réduisant le nombre d’actions en circulation, l’entreprise augmente d’autant le bénéfice net par action. Le gâteau reste le même, mais le nombre de convives est réduit. Et comme le calcul du PER se fait en fonction du BNPA (cours de Bourse/BNPA), plus le BNPA augmente et plus le PER baisse. Le titre devient un peu plus attrayant en termes de comparables boursiers. Ces artifices techniques ne suffisent pas à inverser une tendance sur un titre. Ils contribuent en revanche à fidéliser certains fonds d’investissement, friands de ces mesures. Ils permettent aussi à des entreprises disposant d’une trésorerie excédentaire de trouver une allocation créatrice de valeur pour les actionnaires.

Quid des entreprises endettées ?
L’endettement contraint les entreprises à réduire la distribution de cash aux actionnaires et donc de limiter les rachats d’actions propres. Cette constatation théorique peut être expliquée d’une autre manière. Ainsi, comme indiqué précédemment, le rachat peut être utilisé pour distribuer les free cash-flows aux actionnaires. Cette opération a ainsi un impact sur la structure financière de l’entreprise ; elle permet la réduction de la valeur de l’actif de l’entreprise et la hausse de son ratio de levier. Dans ce cas, les entreprises dont le ratio de levier est en dessus de ce qui est perçu par les investisseurs comme optimal, ne sont pas incitées à procéder à des rachats afin de ne pas augmenter davantage leur dette. Par contre, les entreprises de caractère opposé (c’est-à-dire celles dont le ratio de levier est en dessous de ce qui est optimal) ont intérêt à activer leurs programmes de rachat afin d’atteindre la structure de financement optimale. Dans ce cas, un ratio d’endettement faible incite les entreprises à réaliser effectivement leurs programmes de rachat.
Au final, il serait intéressant d’examiner en plus des spécificités financières, les aspects du gouvernement d’entreprise afin d’étudier la réalisation des programmes de rachat dans un contexte plus général. Quand en 2004 Microsoft a annoncé son intention de recourir à ce type de pratique, certains investisseurs ont vendu la valeur. Ils en ont déduit que le géant de Redmond n’avait plus d’idée d’investissement et le titre a baissé. Au niveau local , et d’une manière générale, l’annonce des programmes de rachat n’a pas à ce jour renversé les tendances de fonds des titres ; des variations positives ont été enregistrées les jours suivant l’annonce mais la préférence des investisseurs va clairement aux titres offrant un rendement de dividende élevé.

Article publié sur la VIE ECO du 05 Juin 2009
Kamal Bennani
Rédigé par Kamal Bennani le 18/06/2009 à 03:49 | Permalien | Commentaires (0)
 
Nouvelles 
Moroccan Beauty 3  18/06/2009
Mon rendez vous de 18 h , est peut être ma dernière chance pour la convaincre de sortir avec moi. Je l’ai rencontré il y a 3 mois lors d’une fête familiale ; Elle accompagnait sa mère et ne l’a pas quitté une seconde toute la soirée. Ses regards trahissaient sa posture bienséante et sa timidité était de circonstance. Je scrutais ses gestes minutieusement , et je me demandais déjà comment attirer son attention. Sans rien demander , ma petite sœur négociait le prix fort pour me procurer le numéro de téléphone de ma future dulcinée.

Des coups de fil quotidiens et des sms à répétitions sont le bilan de cette quête sentimentale de plus de 3 mois. Elle ne parlait presque jamais. Nos contacts téléphoniques s’apparentait à un long monologue ou j’essaie le plus possible de varier les discours et les sujets afin de pouvoir communiquer , sans résultat. Peut être qu’elle n’a jamais apprécié que je prenne l’initiative de l’appeler en premier sans son aval. Mais au final , j’ai pu décrocher un rendez vous au café le plus chic de la ville. Elle m’a prévenu qu’elle ne pourrait pas rester plus d’une demi heure , parce que , chez elle le couvre feu parental commence au coucher de soleil . Son père est un dur , ou croit faire le dur , comme tous ces paternels , qui en instaurant , un régime militaire pour leurs progénitures femelles , finissent dans le délire paranoïaque de l’honneur à préserver. C’est notre schizophrénie nationale et on n’y peut rien changer , pour l’instant. Et pour l’instant , j’ai une demande de mariage à faire. Ca peut paraitre insensé , mais c’est probablement la seule façon de débloquer sa langue et peut être la conquérir. Des filles qui cherchent des relations sérieuses et durables existent encore de nos jours. Et elle en ferait partie. Il est certain que son silence ne soit peut être que le signe d’une pudeur caractéristique des rares « bnat nass » de ce pays et cette fois je suis déterminé à aller jusqu’au bout.

Ma condition de fonctionnaire communal , fait beaucoup d’envieux à bien des égards. D’abord , une solde aussi maigre soit elle , me permet au moins de couvrir mes charges courantes. Et puis , il y a tout le reste, tous ces billets glissés à la longueur de nos journées de travail courtes. Ces petits billets qui m’ont permis d’acheter la logan que je compte exhiber fièrement à ma future conquête. Ces billets qui me permettent de faire la fête tous les samedis soirs avec les « copines ». Il faut dire que je ne conçois pas mon travail sans mes billets mauves.

J’arrive enfin à l’heure prévue , commande un café « cassé » , me saisit de mon paquet de clopes pour en griller une pour gérer cette attente angoissante. Elle arrive une dizaine de minutes après accompagnée d’une autre fille. Sa meilleure amie , elle dit. Je suis confus et la présence d’une tierce personne gâche déjà le plaisir de me retrouver en tête à tête avec la fille avec qui , je veux désormais partager ma vie.
Kamal Bennani
Rédigé par Kamal Bennani le 18/06/2009 à 03:48 | Permalien | Commentaires (0)
 
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Moroccan Beauty 2  03/05/2009

J’ai beaucoup de respect envers mon père. J’ai toujours obéi à ce qu’il me demande et je fais tout pour ménager sa colère. Je l’accompagne chaque matin au magasin , depuis 12 ans déjà. Je me souviens encore de ce jour , quand je lui avais annoncé que je viens d’être fraichement diplômé. Une licence en histoire , décrochée en quatre années de dur labeur. Une vrai performance pour cette époque ou la grève et l’échec ont ponctué la vie de milliers d’étudiants. J’étais fier de ce que j’ai accompli. Et mon père devrait l’être aussi. Toute sa vie , il n’a cessé de nous rappeler que c’est grâce à lui que nous étions bien élevé , bien instruits et toujours mangé à notre faim et surtout garantit notre dignité et celle de ma mère. Ma mère , cette femme à l’esprit simple avait les larmes aux yeux le jour de ma consécration et priait toujours Dieu que je puisse devenir médecin ou ingénieur ! Mais voila , mes connaissances approfondies de la dynastie Abbâsside ou la responsabilité directe du pape Urbain II dans le déclenchement des croisades n’intéressaient personne y compris les plus arabisants de nos responsables politiques. J’ai du attendre ce mois sacré de ramadan , ou juste avant la prière des « taraouihs » , mon père s’est rendu au domicile du Caïd pour lui remettre une enveloppe contenant trente mille dirhams et une demande d’emploi. Au poste de fonctionnaire municipal à l’arrondissement du coin . Avec ma licence , je peux prétendre à l’échelle 10 dans 3 ou 4 ans à l’occasion d’une des innombrables débrayages . J’étais satisfait de ma nouvelle situation parce qu’ avec les pourboires , je pourrais prétendre à une vie stable et décente. Et puis je serais inévitablement amadoué et respecté.

Parfois , mon travail prenait des allures plaisantes : lors des avant dernières élections , j’ai découvert le nom du nouvel élu à la télé le soir avant même qu’on finisse le comptage des bulletins ! Ce jour la ; le candidat victorieux , a distribué des moitiés de billet de 200 dhs à toute la population du quartier , y compris les partisans des autres camps !

Mon quotidien paisible et mes journées de travail étaient courtes. Chaque jour , après le déjeuner , je rejoignais la bande de mes amis , fonctionnaires municipaux aussi , pour trainer dans les cafés du centre ville. Notre objectif était double : « arranger des affaires » et espionner la vie des gens. Notre statut nous imposait une connaissance totale de notre environnement. Qui fait quoi , qui se marie avec qui , pourquoi tel type déménage ou comment se fait il que le pharmacien change de voitures tous les ans ! jusqu’au jour , ou Saïd , un de mes amis , Moqadem de son état d’un autre quartier , m’appelle pour me demander : « Ton père s’appelle bien Miloud D. ….. ; il faut que tu viennes voir ça , j’ai une demande de certificat de célibat à délivrer au nom de Miloud D ……… » Il doit y avoir une erreur ! Une autre sonnerie de téléphone me délivre de mon angoisse naissante : mon père « bipait » pour me signifier que je dois le rejoindre en urgence au magasin….

A suivre
Kamal Bennani
Rédigé par Kamal Bennani le 03/05/2009 à 15:14 | Permalien | Commentaires (0)