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Une histoire de père Noel  Mercredi 30 Décembre 2009
Une page à tourner , une deuxième peut être. Une année à oublier et à chasser du calendrier décennal. Une envie aussi : Voir le père Noël , barbe rasée portant un blue jean le jour et un pyjama soyeux avec des chaussettes rouges le soir. De l'autre coté une charmante petite fille pleure réclamant la présence parentale ou des frites Mc Do , juste pour compléter le décor.
Les temps ont changé , radicalement, heureusement peut être ; retenez cette phrase
« l'orgueil humilié ne pardonne pas ! » , mais pardonner qui ou quoi : une certaine déception amoureuse ; très basique à mon goût , un peu superficiel même. Parce que finalement pour voir qu'il fait noir , on n' a pas besoin d'être une lumière ! Rousseau disait « Quand un homme ne peut croire ce qu'il trouve absurde, ce n'est pas sa faute, c'est celle de sa raison » et il a raison et j'ai raison aussi de faire confiance à ma raison . pas au Père Noël !
Rédigé par Kamal Bennani le Mercredi 30 Décembre 2009 à 23:57 | Permalien | Commentaires (0)
 
Articles 
Les investisseurs marocains préfèrent le dividende au programme de rachat  Jeudi 18 Juin 2009
Depuis la fin du cycle haussier sur le marché boursier marocain, nous avons assisté à un phénomène de multiplication des annonces relatives aux programmes de rachat d’actions de plusieurs sociétés cotées (une quinzaine au total) en vue de «régulariser le marché».
Nous allons essayer d’analyser de plus près les principales motivations de ces programmes et de savoir si cet instrument mis à la disposition des dirigeants impacte favorablement la valorisation du titre coté.
Dans la théorie financière, l’annonce d’un programme de rachat constitue un signal donné par le management quant à la valorisation du titre objet du programme. En exécutant effectivement le programme, la société émet deux signaux forts pour le marché :
- Le cours en Bourse reflète une sous-valorisation intrinsèque du titre ;
- La société dispose d’un matelas de trésorerie confortable qu’elle compte utiliser pour racheter ses propres actions.
Toutefois, le lancement d’un programme de rachat d’actions est un signal à faible coût, car il est assez facile d’obtenir l’accord des actionnaires. Les dirigeants de la firme ne s’engagent pas, ils s’octroient la possibilité d’acheter des actions sur le marché boursier. Dans cette perspective, le programme de rachat ressemble fortement à une option gratuite dont les dirigeants bénéficient lorsque le cours boursier dévie de la «vraie» valeur de l’entreprise. En effet, l’annonce d’un programme de rachat d’actions dépend de la volatilité des rentabilités boursières et du nombre d’actions concernées. Cependant, toutes les firmes ne disposent pas en permanence d’un programme de rachat d’actions actif. L’option de rachat d’actions n’a de valeur que lorsque l’entreprise possède des fonds à investir dans elle-même et lorsque les dirigeants sont aptes à repérer les erreurs de valorisation par le marché. Dans ces circonstances, l’option est activée par les dirigeants qui achètent réellement des actions.
L’opération de rachat constitue aussi un outil de rémunération beaucoup plus flexible que le dividende. Ce dernier est caractérisé par une sorte de stabilité dans le temps avec un mode de versement régulier. Par contre, en cas de rachat d’actions, les entreprises n’ont pas l’obligation de renouveler leurs programmes chaque année et la sanction de celles qui annoncent des programmes non suivis de réalisations est difficile a apprécier, voire inexistante. De plus, les entreprises qui réalisent effectivement leurs programmes ont la possibilité de racheter un pourcentage du capital inférieur à celui annoncé. La flexibilité inhérente aux programmes de rachat incite ainsi les entreprises à annoncer un programme de rachat avec un volume maximal d’actions à racheter. En revanche, la réalisation de ce programme (décision et montant) dépend notamment du niveau de free cash-flow de l’entreprise. Autrement, les rachats seront d’autant plus élevés que les cash-flows disponibles dans l’entreprise sont importants et que les opportunités de croissance de celle-ci sont faibles.
Il est à signaler aussi qu’une entreprise peut décider d’une annulation de titres détenus après une opération de rachat par une opération de réduction de capital. L’impact sur la valorisation du titre est immédiat : Il est relatif. En réduisant le nombre d’actions en circulation, l’entreprise augmente d’autant le bénéfice net par action. Le gâteau reste le même, mais le nombre de convives est réduit. Et comme le calcul du PER se fait en fonction du BNPA (cours de Bourse/BNPA), plus le BNPA augmente et plus le PER baisse. Le titre devient un peu plus attrayant en termes de comparables boursiers. Ces artifices techniques ne suffisent pas à inverser une tendance sur un titre. Ils contribuent en revanche à fidéliser certains fonds d’investissement, friands de ces mesures. Ils permettent aussi à des entreprises disposant d’une trésorerie excédentaire de trouver une allocation créatrice de valeur pour les actionnaires.

Quid des entreprises endettées ?
L’endettement contraint les entreprises à réduire la distribution de cash aux actionnaires et donc de limiter les rachats d’actions propres. Cette constatation théorique peut être expliquée d’une autre manière. Ainsi, comme indiqué précédemment, le rachat peut être utilisé pour distribuer les free cash-flows aux actionnaires. Cette opération a ainsi un impact sur la structure financière de l’entreprise ; elle permet la réduction de la valeur de l’actif de l’entreprise et la hausse de son ratio de levier. Dans ce cas, les entreprises dont le ratio de levier est en dessus de ce qui est perçu par les investisseurs comme optimal, ne sont pas incitées à procéder à des rachats afin de ne pas augmenter davantage leur dette. Par contre, les entreprises de caractère opposé (c’est-à-dire celles dont le ratio de levier est en dessous de ce qui est optimal) ont intérêt à activer leurs programmes de rachat afin d’atteindre la structure de financement optimale. Dans ce cas, un ratio d’endettement faible incite les entreprises à réaliser effectivement leurs programmes de rachat.
Au final, il serait intéressant d’examiner en plus des spécificités financières, les aspects du gouvernement d’entreprise afin d’étudier la réalisation des programmes de rachat dans un contexte plus général. Quand en 2004 Microsoft a annoncé son intention de recourir à ce type de pratique, certains investisseurs ont vendu la valeur. Ils en ont déduit que le géant de Redmond n’avait plus d’idée d’investissement et le titre a baissé. Au niveau local , et d’une manière générale, l’annonce des programmes de rachat n’a pas à ce jour renversé les tendances de fonds des titres ; des variations positives ont été enregistrées les jours suivant l’annonce mais la préférence des investisseurs va clairement aux titres offrant un rendement de dividende élevé.

Article publié sur la VIE ECO du 05 Juin 2009
Rédigé par Kamal Bennani le Jeudi 18 Juin 2009 à 03:49 | Permalien | Commentaires (0)
 
Nouvelles 
Moroccan Beauty 3  Jeudi 18 Juin 2009
Mon rendez vous de 18 h , est peut être ma dernière chance pour la convaincre de sortir avec moi. Je l’ai rencontré il y a 3 mois lors d’une fête familiale ; Elle accompagnait sa mère et ne l’a pas quitté une seconde toute la soirée. Ses regards trahissaient sa posture bienséante et sa timidité était de circonstance. Je scrutais ses gestes minutieusement , et je me demandais déjà comment attirer son attention. Sans rien demander , ma petite sœur négociait le prix fort pour me procurer le numéro de téléphone de ma future dulcinée.

Des coups de fil quotidiens et des sms à répétitions sont le bilan de cette quête sentimentale de plus de 3 mois. Elle ne parlait presque jamais. Nos contacts téléphoniques s’apparentait à un long monologue ou j’essaie le plus possible de varier les discours et les sujets afin de pouvoir communiquer , sans résultat. Peut être qu’elle n’a jamais apprécié que je prenne l’initiative de l’appeler en premier sans son aval. Mais au final , j’ai pu décrocher un rendez vous au café le plus chic de la ville. Elle m’a prévenu qu’elle ne pourrait pas rester plus d’une demi heure , parce que , chez elle le couvre feu parental commence au coucher de soleil . Son père est un dur , ou croit faire le dur , comme tous ces paternels , qui en instaurant , un régime militaire pour leurs progénitures femelles , finissent dans le délire paranoïaque de l’honneur à préserver. C’est notre schizophrénie nationale et on n’y peut rien changer , pour l’instant. Et pour l’instant , j’ai une demande de mariage à faire. Ca peut paraitre insensé , mais c’est probablement la seule façon de débloquer sa langue et peut être la conquérir. Des filles qui cherchent des relations sérieuses et durables existent encore de nos jours. Et elle en ferait partie. Il est certain que son silence ne soit peut être que le signe d’une pudeur caractéristique des rares « bnat nass » de ce pays et cette fois je suis déterminé à aller jusqu’au bout.

Ma condition de fonctionnaire communal , fait beaucoup d’envieux à bien des égards. D’abord , une solde aussi maigre soit elle , me permet au moins de couvrir mes charges courantes. Et puis , il y a tout le reste, tous ces billets glissés à la longueur de nos journées de travail courtes. Ces petits billets qui m’ont permis d’acheter la logan que je compte exhiber fièrement à ma future conquête. Ces billets qui me permettent de faire la fête tous les samedis soirs avec les « copines ». Il faut dire que je ne conçois pas mon travail sans mes billets mauves.

J’arrive enfin à l’heure prévue , commande un café « cassé » , me saisit de mon paquet de clopes pour en griller une pour gérer cette attente angoissante. Elle arrive une dizaine de minutes après accompagnée d’une autre fille. Sa meilleure amie , elle dit. Je suis confus et la présence d’une tierce personne gâche déjà le plaisir de me retrouver en tête à tête avec la fille avec qui , je veux désormais partager ma vie.
Rédigé par Kamal Bennani le Jeudi 18 Juin 2009 à 03:48 | Permalien | Commentaires (0)
 
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Episode premier  Mardi 05 Mai 2009
Une journée fatigante. Trois réunions de suite l’après midi , lui ont ôté le peu d’énergie pour assister au cocktail de départ de l’employé le plus ancien de la société. Il tient à ce que cette cérémonie se passe bien avec beaucoup d’émotions au moment de la remise du billet de pèlerinage comme ultime reconnaissance à Omar , le coursier de la boite. Il a prévu de l’appeler Haj Omar à la fin de son allocution qui sera filmé pour les besoins des « RH ». Il a donné instruction à son assistante de ne pas lésiner sur les moyens. Omar est la seule personne témoin encore de ses débuts dans la banque d’affaires. Ce métier encore méconnu à l’époque et qu’on confondait allègrement avec la Bourse. Omar reste à ce niveau le premier coursier de la JP Morgan du pays. Son statut lui permettait de croiser des personnalités de grand acabit. Je me souviens encore de la tête qu’il a faite quand il a vu Naybet , son idole footballistique, dans mon bureau entrain de siroter son thé à la menthe et feuilletant son portefeuille actions.

Omar part donc en retraite dans une semaine et d’ici la , il ne sait pas comment il doit réagir à ces rumeurs qui commencent à se propager comme une peste , l’obligeant à éteindre définitivement son téléphone et à se contenter de sa boite email pour communiquer avec ses proches collaborateurs. Bien entendu , Omar ne doute de rien , sauf peut être de la nature du cadeau qu’il l’attend à la fin de la cérémonie…. .

Personne ne doute encore de la gravité de la situation. Les dernières positions prises par la salle de marché pour compte propre se sont avérés calamiteuses. Spéculer sur une baisse prolongée des matières premières ont tout simplement couté l’équivalent des fonds propres de la Banque. Et il a fait ça sans informer les autorités de tutelle , via un tour de passe-passe comptable avec une filiale domiciliée au Luxembourg. Il ne peut s’empêcher de penser aux Ponzi , Madoff , Kerviel ; car il sait qu’il va bientôt faire partie de cette liste et faire la une des journaux nationaux et même internationaux.

Son avocat et ami de longue date lui a conseillé de partir définitivement à l’étranger pour ne pas risquer les conséquences d’une action de justice massive. Comme son affaire sera sur médiatisé , la pression de l’opinion publique fera que le juge réfléchirait deux fois avant de toucher le contenu du cachet , même libellé en millions de dirhams. En réalité , lui seul sait qu’une réaction en cascade mettrait en péril tout le système et dans un pays sous développé, la « planche a billet » n’existe pas pour faire comme les autres afin de sauver leurs institutions.
Il ne s’agit donc pas d’une affaire de dépôt de bilan fortuite mais tout simplement de milliards de dirhams partis en fumée parce qu’il a estimé que le pétrole devrait toucher le niveau des 20 dollars le baril avec l’aggravation de la crise et l’arrivée de la grande dépression promise par toutes les têtes bien pensantes de l’économie internationale. Sauf qu’au fonds , rien n’a changé , dans les marchés , il y a des hauts et des bas ; et il est bien placé pour le savoir ! Et les marchés sont repartis à la hausse prévoyant des jours meilleurs pour le capitalisme et la finance. Il sait qu’on a provoqué la braderie pour tout rafler par la suite. Exactement comme on provoque une pandémie de grippe pour vendre des masques et du Tamiflu !

Omar vient de franchir la porte avec le sachet comportant du doliprane 1000 pour faire face à cette migraine qui le persécute depuis plus de trois jours et sur un geste inhabituel de sa part , il se saisit de la télécommande , allume la Télé : « patron , on parle de vous ! »

To be suivre











Rédigé par Kamal Bennani le Mardi 05 Mai 2009 à 23:45 | Permalien | Commentaires (0)
 
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Moroccan Beauty 2  Dimanche 03 Mai 2009

J’ai beaucoup de respect envers mon père. J’ai toujours obéi à ce qu’il me demande et je fais tout pour ménager sa colère. Je l’accompagne chaque matin au magasin , depuis 12 ans déjà. Je me souviens encore de ce jour , quand je lui avais annoncé que je viens d’être fraichement diplômé. Une licence en histoire , décrochée en quatre années de dur labeur. Une vrai performance pour cette époque ou la grève et l’échec ont ponctué la vie de milliers d’étudiants. J’étais fier de ce que j’ai accompli. Et mon père devrait l’être aussi. Toute sa vie , il n’a cessé de nous rappeler que c’est grâce à lui que nous étions bien élevé , bien instruits et toujours mangé à notre faim et surtout garantit notre dignité et celle de ma mère. Ma mère , cette femme à l’esprit simple avait les larmes aux yeux le jour de ma consécration et priait toujours Dieu que je puisse devenir médecin ou ingénieur ! Mais voila , mes connaissances approfondies de la dynastie Abbâsside ou la responsabilité directe du pape Urbain II dans le déclenchement des croisades n’intéressaient personne y compris les plus arabisants de nos responsables politiques. J’ai du attendre ce mois sacré de ramadan , ou juste avant la prière des « taraouihs » , mon père s’est rendu au domicile du Caïd pour lui remettre une enveloppe contenant trente mille dirhams et une demande d’emploi. Au poste de fonctionnaire municipal à l’arrondissement du coin . Avec ma licence , je peux prétendre à l’échelle 10 dans 3 ou 4 ans à l’occasion d’une des innombrables débrayages . J’étais satisfait de ma nouvelle situation parce qu’ avec les pourboires , je pourrais prétendre à une vie stable et décente. Et puis je serais inévitablement amadoué et respecté.

Parfois , mon travail prenait des allures plaisantes : lors des avant dernières élections , j’ai découvert le nom du nouvel élu à la télé le soir avant même qu’on finisse le comptage des bulletins ! Ce jour la ; le candidat victorieux , a distribué des moitiés de billet de 200 dhs à toute la population du quartier , y compris les partisans des autres camps !

Mon quotidien paisible et mes journées de travail étaient courtes. Chaque jour , après le déjeuner , je rejoignais la bande de mes amis , fonctionnaires municipaux aussi , pour trainer dans les cafés du centre ville. Notre objectif était double : « arranger des affaires » et espionner la vie des gens. Notre statut nous imposait une connaissance totale de notre environnement. Qui fait quoi , qui se marie avec qui , pourquoi tel type déménage ou comment se fait il que le pharmacien change de voitures tous les ans ! jusqu’au jour , ou Saïd , un de mes amis , Moqadem de son état d’un autre quartier , m’appelle pour me demander : « Ton père s’appelle bien Miloud D. ….. ; il faut que tu viennes voir ça , j’ai une demande de certificat de célibat à délivrer au nom de Miloud D ……… » Il doit y avoir une erreur ! Une autre sonnerie de téléphone me délivre de mon angoisse naissante : mon père « bipait » pour me signifier que je dois le rejoindre en urgence au magasin….

A suivre
Rédigé par Kamal Bennani le Dimanche 03 Mai 2009 à 15:14 | Permalien | Commentaires (0)
 
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Where amazing happens  Mardi 28 Avril 2009

Il lui a fallu comme d'habitude moins d'une minute pour s'étaler sur un de ses objets de discussion favoris, sauf que cette fois, la théorie de l'habitus ou celle de l'ascenseur social laissent place à une causerie d'un genre nouveau.....En ce mois d'avril 2008 , il fait plus chaud que d'habitude et sa nouvelle histoire d'amour le met indéniablement dans une situation pour le moins inédite. Le compte à rebours de l'anniversaire de ses trois décades d'existence s'est déclenché et il m'assène avec son sourire sournois : " le mois prochain, mon espérance de vie égalera celle de l'homme moyen du 19eme siècle ou celui des années 40 du siècle dernier , car avec la succession des deux grandes guerres , on avait du mal à dépasser ce seuil!". " Et alors?!" , "Et alors quoi ?? , je suis content d'être né dans un monde ou la médecine assure sur le papier une vie avec au compteur au minimum 70 ans. Tu imagines ? , il me reste 40 ans à vivre , sur le papier. En plus , avec la reprise de mes entraînements , et une petite pause coté clopes , j'y arriverais sans problèmes !"

Changer de discussion me paraissait vitale à cet instant ; je ne voulais pas gâcher les quelques nuits qui me restent de ce précieux préavis de 2 mois sur les chances de survie à 75 ans du Grizzli au moment ou j'ai décidé de vivre au régime "Carpe diem". A cet instant précis et sur un coup de télécommande, il me sert une phrase d'un genre nouveau " Il l'aura son titre MVP cette année, tu verras, déjà en 2006 , le scandale Nash a nourri le débat post saison entre les plus grands consultants mais cette année , c'est KB qui l'aura! , tu verras! " Et soudainement, un pan entier de mon adolescence surgit pour rendre à mon esprit une lucidité volontairement perdue une heure auparavant. Barcelone 1992 , l'épopée MJ , scotty , charles , Karl , Larry et autres ressurgissent pour reformer une envie de revivre les instants de la dream team. Et puis cette finale 2004 , intense et bourrée de stars , j'en garde le souvenir amer de la défaite de LA contre les spurs de Detroit!. "Les pistons , mon ami ! les spurs jouent à San antonio , la fameuse équipe de T.P !" Cette correction mal assumée par mon esprit pédant , j'engage l'échange sur la cérémonie sur médiatisée des noces entre Eva Longoria et ce frenchi de TP , plus populaire au Texas qu'en France.

Il reprend les rênes de la discussion par une suite infinie de chiffres : des moyennes , des PPG , des salaires , des pourcentages de FG et une armada de titres et d'honneurs disputés par plus de 500 joueurs dans une ligue vieille de plus d'un demi siècle ; pour arriver à une seul évidence , une seule réalité immuable et un postulat de base : MJ était , est et sera le plus grand joueur de l'histoire!. " Regardes , même Kobe fait tout pour l'imiter , le numéro qu'il porte est le 24 , et tu sais ce que ça veut dire ? et bein tout simplement c'est 23+1 , et le 23 est le numéro porté par MJ !" " Bon, il est vrai qu'il y a un autre joueur qui porte le numéro 23 et qui s'avère le meilleur scoreur de la ligue mais il joue dans une équipe minable, il ne pourrait jamais égaler MJ " .

Sauf qu'à ce moment précis, un slogan avec des notes musicales très américaines me fait sursauter à la vue d'une tenue "wine and gold" estampillé 23 avec un titre "where elevation happens" ! " Elevation , parcequ'il monte très haut , il n'a que 23 ans et il a une détente à la MJ , mais bon , il n'est pas le seul , il y a dwight , chris , KG et j'en passe , ils sont tous aussi forts! , et puis Kobe reste le meilleur !"

"Il s'appelle LBJ , et si tu veux demain , on regardera son match contre les raptors , la seule franchise canadienne de la ligue !" poursuit il . Tu feras la comparaison avec Kobe et tu verras que malgré ses 29 ans, il est le meilleur joueur cette année". Il ne s'est pas trompé. Et depuis ce jour, je ne me suis pas trompé non plus. L'équipe minable s'est transformée en une machine à broyer les autres et à Auburn Hills à 20 Km de Detroit, un certain n° 23 est entrain d’exécuter des peines de morts aux stars d'antan.

Sur la ligne des lancers francs, on entend bruyamment " MVP, MVP......!"
Rédigé par Kamal Bennani le Mardi 28 Avril 2009 à 14:56 | Permalien | Commentaires (0)
 
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Cogito  Mercredi 22 Avril 2009
Il était 17h15 quand je me suis enfin décidé à composer ce numéro de téléphone recueilli la veille du générique de l’émission dont je suis devenu accro depuis 7 ans déjà. Le nom a changé , l’animateur aussi , le concept remodelé mais le plaisir de regarder est toujours le même.

Je ne me pose même pas la question de comment les choses vont se dérouler , mais je reste tenté par l’expérience. Et puis j’attirerais l’attention, d’une certaine manière. Mes chances de gagner dépendront du niveau de mes concurrents. C’est tout. Je crois aussi en ma bonne étoile. Et puis franchement , l’important est de participer, n’est ce pas ?!

Allo….je voudrais participer…..d’accord , c’est noté, rendez vous vendredi prochain… Tour des habous , parfait. Bye.

Je ne redoutais pas non plus , ce test de sélection , d’ailleurs , je pense que j’ai répondu à 90% des questions. De la culture générale de base. Je pense que le champs de mes connaissances est assez large pour cocher les bonnes cases.

Une semaine après , je m’apprête à passer à la télé. Je prends le train et je ne suis pas seul . Mon compagne est une personne curieuse et l’idée de visiter des studios de télé et de croiser les visages cathodiques l’enchante énormément. C’était un train de nuit. Un train qui arrive très tard. Et l’enregistrement des trois jours d’émission se fait en une seule matinée. Trois jours , si je suis qualifié en finale. Mais c’est une autre histoire. J’arrive à l’heure prévue , ce qui est un fait assez rare pour un train marocain et je m’endors illico.

Ma cousine m’accompagne aussi pour faire partie aussi de « mon public ». Nous arrivons dans le studio assez tôt et une fois le café avalé , j’ai commencé à mettre ma première tenue pour l’apparition du premier jour. Mon adversaire du jour est un étudiant de 20 ans qui, au delà de la timidité apparente , présente les premiers signes de trac ! ça me rassure certes , mais je pense que je suis envahi par la peur. En plus , pour accéder au plateau , il faut entrer en courant !

Le présentateur est sympathique et drôle .Ses diatribes arrachent le sourire à tout le monde L’autre animatrice est plus télégénique finalement qu’autre chose. D’ailleurs les maquilleuses ont tardé pour la rendre présentable.

Ça y est , les projecteurs s’allument ; le jingle est lancé , il fait très chaud!
Rédigé par Kamal Bennani le Mercredi 22 Avril 2009 à 02:11 | Permalien | Commentaires (0)
 
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Moroccan beauty  Lundi 20 Avril 2009
Une vraie tête de con ! à chaque fois que je le croise , je ne peux pas m’empêcher de penser à la structure de sa tête dégarnie avec une singulière forme ovale qui rappelle les méchants héros des desseins animés de la fin des années 80. Je pense aussi à ses premiers jours, quand il était un simple sbire au service d’un indic lui-même au service du patron. Pas le vrai. Par ce que celui-ci n’apparaît jamais. Pour le moment.

Il sait qu’il a besoin de temps et de beaucoup de patience pour grappiller les échelons le menant vers la grande porte. En attendant, il scelle une alliance préméditée avec une parfaite inconnue, imposée par sa tribu et dont le visage lui rappelle les bonnes femmes des feuilletons égyptiens, qu’il affectionne particulièrement.

J’imagine son réveil très matinal avec un relent de rats crevés, et une masse de graisse gisante à ses cotés. Son premier réflexe est très religieux. Une fois sa prière exécutée dans un mouvement auto programmé, il lance vers sa compagne une première insulte censée rappeler à tous les occupants de son étroite demeure qu’il compte bien pourrir la vie à tous ceux qui oseront lui faire une quelconque quête.

Son café avalé, son éternelle tenue portée, il prend sa vieille caisse pour se diriger vers « le local ». Allergique aux stations radios prônant le civisme sur les routes et animés par « ces nouveaux mécréants » il met sa cassette fétiche de musique populaire afin de supporter la bataille des klaxons qui s’annonce rude dès le premier carrefour. Et bien sur, il ne se laissera pas faire par tous ces automobilistes nouvelle génération qui au lieu de se serrer la ceinture comme il fait, ignore la présence de sa carcasse sut les routes pas très goudronnées de la ville.

Cependant, son esprit est toujours préoccupé par le contenu de cette émission de télé d’hier soir. Le présentateur mufti, trouve qu’il est tout à fait logique qu’à un certain age, prendre une deuxième femme est un acte légitime pourvu qu’on dispose de moyens pour entretenir un deuxième foyer. Et à ce niveau l’argent ne manque pas. Ses vingt années d’économies seront au rendez vous si la nièce de sa cousine de vingt six ans accepte une union à mi temps. De toute façon, vu son age « avancé » , elle ne dira pas non. Elle ne restera pas insensible à son « offre » constituée de bijoux en or, d’un appartement neuf récemment acquis de chez Addoha et de l’argent pour sa future belle famille.

Son corps frissonne à l’idée de vivre une deuxième nuit de noces. La chair fraîche lui manque affreusement. Certes, dès qu’il sera au paradis, il sera choyé, avec en prime un grand embarras de choix. Mais sa patience est désormais anéantie par cette gaule matinale qui ne le quitte plus depuis la mise au monde de son cinquième gosse……..

A suivre.
Rédigé par Kamal Bennani le Lundi 20 Avril 2009 à 15:47 | Permalien | Commentaires (0)
 
Chroniques 
Légende urbaine  Mercredi 15 Avril 2009
Si la grève des transporteurs a causé un dégât important à l’économie nationale , il serait hasardeux de limiter la problématique du transport public à son aspect matériel. Certes , les petites bourses ont été les premières victimes de ce mouvement à cause principalement de la forte hausse qu’ont connu les produits de base et la relative panique quant à un approvisionnement normal en carburants.

Prenez l’exemple de Casablanca : l’automobiliste lambda a apprécié la circulation urbaine durant cette période. Marcher au bord de la route n’était pas synonyme d’asphyxie à coup de jets de fumée noire. Se permettre une balade sans être agressé par les klaxons est redevenu possible. Enfin , apprécier le soleil printanier de la ville « blanchie » n’était pas un poisson d’avril. Le temps d’une semaine. Le temps que les tractations sans fin entre autorités et grévistes n’aboutissent à une reprise normale ( même pas graduelle !) de notre « enfer urbain » national.

Maintenant que le nouveau code de la route , objet de discorde ayant abouti à cette regrettée grève , a été suspendu , pour ne pas dire enterré , qu’adviendrait de cette circulation surchargée sur des routes de plus en plus exigües ? Elle ne fera certainement , qu’empirer , favorisant l’anarchie , la tension , les pertes de contrôle et par conséquent les accidents et les drames humains. Des solutions , je n’en dispose pas. Marteler l’éternel discours des changements de mentalités ne mène nulle part. S’attendre à un changement de gouvernance locale , c’est croire au miracle. Faire preuve d’un état d’esprit zen en permanence , c’est se voiler la face devant la réalité. Il ne reste qu’attendre un autre ministre téméraire pour essayer de faire passer sa loi : le débrayage qui suivra , ne fera certainement pas que des malheureux!
Rédigé par Kamal Bennani le Mercredi 15 Avril 2009 à 20:17 | Permalien | Commentaires (0)
 
My Blog 
The Yin to his Yang!  Vendredi 27 Février 2009
Ça y est ! je suis banni , honni et « bloqué » selon la nouvelle terminologie msno-facebookarde ! mon crime , je l’ignore et ma faute est impardonnable. Mon héritage génétique contient les germes d’une personnalité complexe mais surtout insensée dans ce monde consumériste. Je suis tombé peut être dans la mauvaise époque. Mes idéaux paraissent décalés par rapport à l’air du temps et limite ringards. Pourrais-je m’en ficher ? je n’ai pas de réponse. Pour l’instant. Parce que pour l’instant, beaucoup de choses ont changé, peut être pour de bon. A ce niveau j’ai une excellente réponse : je ne sais pas ! Les certitudes se muent en doutes et la confiance implose. Place au chaos et un peu de musique. J’écoute Camille, pas son dernier album! Le silence est désormais roi, à l’image de celui qui explose les paniers chaque soir et je m’enfonce dans ma schizophrénie tout doucement. Mais je ne suis pas le seul. Un autre Grizzli est dans le coin….
Rédigé par Kamal Bennani le Vendredi 27 Février 2009 à 16:27 | Permalien | Commentaires (0)