Les employés de l¹entreprise M¹dina Bus ont observé durant la journée de lundi une grève de vingt quatre heures après l¹échec des réunions tenues avec la direction de l¹entreprise à propos de leurs revendications, selon les syndicats. Du côté de l¹administration de l¹entreprise, on assure que 60 % des revendications ont été satisfaites et que le dialogue est toujours ouvert entre les deux parties, ajoutant qu¹il n¹y a pas de raisons pour ce débrayage notamment en cette conjoncture.
Lundi matin, les lève-tôt des différentes zones de la métropole ne se sont rendus compte de l¹absence des engins de M¹dina Bus qu¹après quelques instants d¹attente aux différents arrêts de bus. Du coup, c¹est la ruée vers les taxis blancs qui se sont faits rares aux environs de huit heures du matin, moment où les employés et fonctionnaires se dirigent vers leur travail. La cause n¹est autre que le débrayage des employés de la société M¹dina Bus à la suite de l¹appel des quinze syndicats qui les représentent, selon des sources syndicales. Ces employés, selon la même source, revendiquent entre autres une révision des salaires en respectant les accords conclus à la suite du dialogue social, les primes de panier et des risques, la promotion interne, la réintégration de syndicalistes renvoyés. Les quinze syndicats ont appelé à la grève générale à la suite de l¹échec d¹une réunion tenue entre eux et la direction générale de l¹entreprise le samedi entre 18 heures et minuit. Du côté de l¹administration, une source affirme que le dialogue est toujours ouvert entre les deux parties depuis l¹arrivée de l¹opérateur qui a pu régler même certains problèmes hérités de l¹ancienne RATC. «C¹est le seul opérateur qui est en règle dans le secteur. Tous les droits des employés sont assurés et le tout se déroule dans un cadre transparent. De même, plus de 60% des revendications des employés ont été satisfaites et même certains problèmes hérités de l¹ancienne RATC ont été réglés malgré l¹environnement qui est non régulé» a souligné cette source précisant que l¹entreprise est en train de moderniser sa flotte en vue de mieux servir le citoyen. Et d¹ajouter qu¹il y a des non-dits pour le recours à cette grève qui sape l¹entreprise au lieu de la soutenir.
Rappelons que les lignes du transport urbain en exploitation dans la Région du Grand Casablanca s¹élevaient, à fin décembre 2005, à 84 lignes sur un réseau de 146 lignes prévues dans le cadre des conventions de concessions signées entre les autorités de la ville et les opérateurs du secteur. Les 126 lignes devraient être exploitées en partage entre la société M¹dina Bus et les autres concessionnaires et 20 autres lignes seront exploitées en exclusivité par la société M¹dina Bus.
Rappelons également que la concession du secteur du transport urbain de la ville, exploité jusqu¹au mois d¹Août 1984, exclusivement par la Régie autonome de transport urbain à Casablanca (RATC), a connu plusieurs interventions, avec l¹arrivée de quatre sociétés en 1985, 12 sociétés en 1987, 22 sociétés en 1999, puis l¹entrée en concurrence en novembre 2004, de la société M¹dina Bus dans le cadre d¹une convention de gestion déléguée. Les bénéficiaires de cette convention sont les communes urbaines de Casablanca, Mohammédia, Nouaceur, Médiouna, Ain Harrouda, Béni Yakhlef, Bouskoura, Ouled Salah, Lahraouine et Tit Mellil.
AL-Bayane
Darbeida