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Chroniques

Une Bombe à retardement

H.L


Une femme voilée sommée de se dévêtir sur une plage de la côte d’Azur.


La force d’une image réside dans le fait qu’elle se passe de commentaire. 

Celle-ci, fait partie des photos qui peuvent faire beaucoup de dégâts dans les têtes et chez les âmes fragiles. Répondre au mal par l’humiliation n’a jamais été une solution. Le mal se nourrit de l’humiliation, encore plus celui de la radicalisation. 

Les humiliations subies ne s’oublient jamais elles se transforment de génération en génération. Celle subit par cette femme sur cette plage de la côte d’Azur sous le regard de vacanciers dont trois femmes en maillot de bain et lunettes noires, cette humiliation va résonner longtemps d’abord dans la tête de cette femme et de sa famille. Mais aussi dans beaucoup d’autre têtes. 
Elle va donner du grain à moudre à tous ces fanatiques qui exècrent la notion du vivre ensemble. Et va flatter l’égo rance des partisans du chacun chez soi. 

Cette photo va circuler sur tous les réseaux sociaux comme une trainée de poudre, elle va générer des bombes de ressentiment et de haine chez des jeunes fragiles, qui n’attendent qu’un doigt « bien vaillant » pour appuyer sur le détonateur. 

Cette femme est doublement humiliée dans son corps et son être, d’abord par ceux qui l’ont convaincu que montrer son corps est un péché et en suite par ces policiers en arme qui la somme de se dévêtir au vu de tout le monde. 

L’humiliation des femmes comme moyen de lutter contre le radicalisme!! 
On aurait voulu faire le contraire on s’y serait pas pris autrement. 

Considérer cette femme voilée(elle ne l'est pas, ce qu'elle porte est une façon de s 'habiller à la maghrébine), sur une plage comme un trouble à l’ordre publique c’est résonner comme ceux qui lui ont imposé de cacher son corps qui pourrait provoquer les pulsions de l’homme et troubler « l’ogre » publique tapit en lui. Le corps de la femme devient objet et lieu de confrontation entre ceux qui veulent la couvrir et ceux qui veulent la dévêtir. 

Méfions nous, 
La haine de l’humilié est tenace et échappe à toute raison.