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Sahara

Sahara: le plaidoyer qui a fait sortir Lamamra de ses gonds

Khalid Ibrahim Khaled



Ramtane Lamamra n’est pas du tout content. C’est l’ambassadeur du Maroc aux Nations unies, Omar Hilale, qui est derrière l’abattement du ministre algérien des affaires étrangères, lequel n’a pas apprécié la franche mise au point délivrée par le  diplomate marocain devant la 4ème Commission de l’Onu, selon des sources bien informées à Alger.

En fait, Omar Hilale a saisi son passage devant la commission onusienne pour pointer sans détour l’entière responsabilité de l’Algérie dans la genèse et la persistance de l’affaire du Sahara. C’est surtout la démarche utilisée par le diplomate marocain qui a énormément fâché le chef de la diplomate algérienne.

Un procédé sous forme de questions-réponses courtes qui a déconstruit les prétentions de l’Algérie de n’avoir qu’un simple rôle d’observateur dans le dossier du Sahara. C’est visiblement le succès de ce procédé de questions-réponses auprès de l’assistance à New York, qui a provoqué l’ire de Ramtane Lamamra.

Omar Hilale a posé des questions simples dont la réponse coule de source, du genre : Qui a créé le Polisario et le soutient politiquement et militairement depuis 40 ans ? Ce n’est pas un pays observateur. C’est l’Algérie. Qui mobilise l’ensemble de son appareil diplomatique contre son voisin, le Maroc ? Ce n’est pas un pays observateur. C’est l’Algérie.

Qui refuse de dévoiler à ses propres parlementaires le budget réservé au Polisario ? Ce n’est pas un pays observateur. C’est l’Algérie. Qui embrigade et entraîne des jeunes sahraouis, dans la fameuse Université d’été de Boumerdes, pour commettre des actes de violence, de vandalisme et de destruction au Sahara Marocain ? Ce n’est pas un pays observateur. C’est le voisin algérien.

Puis, le diplomate marocain a demandé à la salle : Qui a préparé et initié le coparrainage de la résolution sur la question du Sahara qui sera adoptée plus tard ce matin par cette Commission ? Ce n’est pas un pays observateur, c’est l’Algérie. Il n’en fallait pas davantage pour que Lamamra sorte de ses gonds.

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