Accueil
Envoyer à un ami
Version imprimable
Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager
Chroniques

Le choix d’être heureux

Dalal CHRAIBI



Le bonheur est une quête sans fin. Même s’il demeure inaccessible pour la plupart des personnes, tout le monde en rêve ! Le bonheur a fait l’objet de plusieurs études et recherches en sociologie, en psychologie, en neurosciences et même en économie pour essayer de le décrypter, le qualifier et le quantifier. Une étude américaine récente a révélé que notre bien être dépendait de trois facteurs principaux : la génétique, l’environnement et nos choix dans la vie.

Concernant la génétique, les scientifiques ont dé- montré que certaines personnes étaient prédis- posées à l’aptitude au bonheur plus que les autres. Ces derniers avaient tendance à réagir positivement et ils avaient moins de risque de tomber dans la dépression. Et ce, parce qu’ils produisent naturellement plus de sérotonine (un neurotransmetteur qui régule notre humeur). Il a aussi été prouvé que notre joie de vivre est en partie conditionnée par des paramètres extérieurs, notamment l’éducation et l’environnement socioculturel et politique.

Bien que notre humeur et notre bien être soient déterminés par des facteurs génétiques et culturels, une grande partie du bonheur dépend entièrement de nous, de nos choix dans la vie et du sens qu’on donne à notre existence. Cela veut dire que le malheur n’est pas une fatalité, et que l’on peut contribuer à aspirer au bonheur.

Être heureux est un état stable d’harmonie et d’équilibre intérieur qui se cultive, se construit et se développe avec le temps. Pour atteindre cet état de contentement et le ressentir, il faut être en paix avec soi même. On doit accepter ses défauts et ses faiblesses et savoir vivre avec. Il faut connaître ses points forts, ses capacités et savoir les utiliser. Il importe, aussi, de s’aimer suffisamment soi même et prendre conscience qu’on est les maitres de notre propre bonheur. La béatitude dépend également de la manière dont la personne s’adapte aux circonstances. 

C’est pour cette raison, que certaines personnes sont heureuses alors qu’elles ne possèdent même pas le minimum vital. Pour être heureux, il faut éviter de perdre toute son énergie et son temps dans la conquête des choses matérielles. En effet, cette quête interminable de la richesse nous rend frustrés et nous empêche de vivre et de savourer le moment présent. Or, pour être heureux il faut apprendre à saisir le moment et à intensifier la joie qu’on ressent et arrêter de porter la charge du passé ou d’attendre un futur qui ne se réalisera probablement jamais.

Il y a une qualité essentielle pour espérer atteindre la félicité : la sagesse ! Seulement, pour l’acquérir il faut travailler sur soi. La sagesse nous permet d’apprécier ce que l’on possède à sa juste valeur. Et c’est en étant sage que l’on peut être satisfait de son existence et de soi même. Car la sagesse nous apprend à changer notre perception et notre vision des choses, ce qui nous permet d’être serein, de positiver et de profiter ainsi de tous les instants qui se présentent.

Finalement le bonheur est en nous et on n’a pas besoin d’aller le chercher ailleurs, comme a dit Pythagore: « Les maux qui dévorent les hommes sont le fruit de leurs choix, et ces malheureux cherchent loin d’eux les biens dont ils portent la source ».