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Sahara

Le Polisario n’arrive pas à déchiffrer les revers rapides qu’il essuie en Afrique

Khalid Ibrahim Khaled



D’après une source bien informée dans les camps de Tindouf, le Polisario et l’Algérie sont désorientés et n’arrivent pas à déchiffrer les changements rapides qui se produisent dans la position de nombreux pays africains, dont certains qu’ils croyaient acquis à leur camp sur le dossier du Sahara occidental, accueillent désormais à bras ouverts le Maroc dans le giron africain.

Derniers indicateurs en date, les annonces officielles de l’Éthiopie et de Madagascar faisant part de leur soutien à la décision du Maroc de réintégrer l’Union africaine. Des déclarations officielles qui font suite à la tournée actuelle du roi Mohammed VI en Afrique, qui s’est rendu à Addis-Abeba, siège de l’UA, puis à Antananarivo.

Ces développements pénibles pour la diplomatie algérienne interviennent dans le sillage d’annonces similaires de plusieurs capitales africaines qui étaient impertinemment classées par Alger dans le camp des soutiens du Polisario. Car avant Addis-Abeba et Antananarivo, le Rwanda et la Tanzanie avaient fait de même, alors qu’une majorité de 28 autres États africains avaient officiellement exprimé, le 18 juillet dernier, leur soutien au retour du Maroc dès le prochain sommet de l’UA prévu en janvier 2017.

Selon la même source, l’amertume des chefs du Polisario est d’autant plus grande que les efforts déployés jusqu’à présent en coulisses par l’Algérie pour bloquer le retour du Maroc se sont révélés désespérément vains. Sur le plan diplomatique et procédural, Alger et le Polisario ont été obligés de constater que les atermoiements de Nkosazana Dlamini-Zuma, la présidente pro-Polisario de la commission de l’UA, avaient lamentablement échoué.

Après des retards inexpliqués dans la distribution de la demande officielle du Maroc aux Etats membres, la sud-africaine Dlamini-Zuma a été rappelée à l’ordre par le président tchadien, Idriss Déby Itno. Ce dernier, en sa qualité de président du prochain sommet de l’UA, avait eu un entretien téléphonique avec le roi du Maroc qui a tiré les choses au clair.

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