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Sahara

Le Polisario accablé par la percée diplomatique du Maroc en Afrique

Khalid Ibrahim Khaled



Dans le QG du Polisario à Tindouf, l’ambiance n’est vraiment pas à la joie, et le chef du Polisario est accablé par la percée diplomatique réalisée par le Maroc en Afrique, surtout après la tournée du roi Mohammed VI en Afrique de l’Est qui a été couronnée par le discours de la Marche verte prononcé, pour la première fois, depuis la capitale sénégalaise, Dakar.

D’après des sources bien informées dans les camps de Tindouf, Brahim Ghali a été particulièrement ulcéré par l’insistance du souverain marocain sur le retour assuré du Maroc à l’Union africaine (UA). Ceci, en dépit des manœuvres de l’Algérie, qui fait des pieds et des mains dans les coulisses diplomatiques africaines pour avorter ce retour.

Mais l’argument de Mohammed VI est imparable : le Maroc dispose d’une « écrasante majorité » d’Etats africains qui sont pour la réintégration du Maroc après 32 ans d’absence de l’organisation panafricaine, en protestation justement contre l’admission de la présumée république du Sahara revendiquée par le  Polisario. C’était en 1984 et cette admission aurait été inconcevable sans les pressions exercées par les présidents algériens et libyens de l’époque, Houari Boumediene et Mouammar Kadhafi à coups de pétrodollars.

A présent, le plus grand souci du chef du Polisario et, avec lui Ramtane Lamamra, le chef de la diplomatie algérienne, c’est de voir le retour du Maroc à l’UA se traduire par une poussée vers la sortie de la soi-disant république sahraouie. Surtout qu’une majorité de 28 États africains ont officiellement exprimé cette volonté, le 18 juillet dernier.

Ils avaient adressé une motion au président en exercice de l’UA, en vue de la suspension de la RASD des activités de l’organisation panafricaine et de tous ses organes. Les craintes du Polisario et de l’Algérie sont en fait largement justifiées au regard de ce qui va suivre. Le roi a en effet pris l’initiative  d’organiser, le 16 novembre à Marrakech, un sommet africain dédié au climat, en marge de la COP22 qui se déroule actuellement dans le Royaume.

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