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Chroniques

La ratification sino-américaine du Protocole de Paris, une grande porte qui s’ouvre à la COP22 pour actionner les instruments de mise en œuvre

Mostafa KHEIREDDINE


Une grande porte qui s’ouvre à la COP22 pour actionner les instruments de mise en œuvre


La ratification sino-américaine du Protocole de Paris, une grande porte qui s’ouvre à la COP22 pour actionner les instruments de mise en œuvre

Une ratification à effet entrainant pour les autres puissances polluantes

La ratification sino-américaine du Protocole de Paris, une grande porte qui s’ouvre à la COP22 pour actionner les instruments de mise en œuvre

A prime à bord, convient-il de rappeler que l’Accord de Paris dans son article 2 « vise à renforcer la riposte mondiale à la menace des changements climatiques, dans le contexte du développement durable et de la lutte contre la pauvreté ».

Pour atteindre un tel objectif, des efforts de réduction des émissions des Gaz à Effet de Serre (GES) sont nécessaires pour contenir l’élévation de la température sous le seuil critique de 2°c voire 1,5°c, mais aussi, importe-il de prévoir un renforcement des capacités d’adaptation et de résilience à ces changements climatiques.
Une date historique dans la ratification du protocole de Paris, vient d’être enregistrée en marge du sommet du G20 en chine. En effet, avec la ratification des deux grandes puissances polluantes dans le monde, en l’occurrence les Etats unis et la Chine, du protocole de Paris, une nouvelle étape s’ouvre dans le processus de réduction du réchauffement climatique.

L’importance de cette ratification vient du poids prépondérant, des émissions des GES, à l’origine des dérèglements climatiques, émanant de ces deux pays, respectivement de 24% pour la Chine et 18% pour les Etats Unis, et qui longtemps, ont prétexté que leur adhésion à ce processus pourrait avoir des impacts négatifs sur leur croissance économique.

Pour la Convention-Cadre des Nations unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC), à aujourd’hui, 26 pays, ont ratifié le protocole de Paris, et qui sont responsables de 39% des émissions de GES. Pour qu’il puisse entrer en vigueur, l’accord doit être ratifié par 55 pays représentant 55% des émissions mondiales de gaz à effet de serre.

Une ratification à effet entraînant pour les autres puissances polluantes:

Cette ratification est un signal encourageant fort, et aura un effet entrainant pour les autres puissances émettrices des GES, telles que la Russie, le Japon, le Brésil et l’Union européenne (11%) n’ayant pas encore ratifié le protocole de Paris.

Prévue en 2020, tout laisse présager que l’entrée en vigueur de l’accord de Paris pourrait avoir lieu en 2017 ou 2018. Pour dire que la COP22 prévue à Marrakech en novembre 2016, est d’ores et déjà, une étape d’action.

Chaque pays des 195 Etats signataires de l’accord de Paris, est tenu de mettre en œuvre une batterie de mesures pour lutter contre les changements climatiques à travers des programmes et stratégies nationales qui concourent vers l’élimination des subventions aux énergies fossiles et le recours aux énergies renouvelables.

Mostafa KHEIREDDINE
Urbaniste senior
Université de Montréal
Chercheur en sciences de la ville