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Sahara

La position de la France sur le dossier du Sahara expliquée à la lumière des travaux des Nations Unies

Pascal Fritscher



La position de la France sur le dossier du Sahara expliquée à la lumière des travaux des Nations Unies
Les diverses visites de Christopher Ross, Envoyé personnel du Secrétaire général des Nations Unies pour le Sahara, au Maroc et dans les pays voisins, l’Algérie et la Mauritanie, ont été l’occasion pour certains médias de pointer du doigt le rôle de la France dans la question du Sahara. Ainsi, la presse algérienne et certains responsables du Polisario ont affirmé que la France était le principal facteur de blocage du dossier du Sahara. D’autres auteurs appellent le gouvernement français à respecter le droit international et les résolutions des Nations Unies en la matière. 
 
Pourtant, la position française est des plus justes et objectives, tout en étant extrêmement claire dans sa formulation. La France a toujours soutenu l’action des Nations Unies et du Conseil de sécurité pour la recherche d’une solution politique négociée juste et durable. Par ailleurs, la France soutient la proposition d’autonomie présentée par le Maroc qui est selon elle, la seule solution crédible, sérieuse et réaliste.
 
Au regard des travaux des Nations Unies portant sur le Sahara, cette position correspond en tout point à ce qui est demandé par le Conseil de sécurité à ses Etats membres et aux parties au différend.
 
En effet, toutes les résolutions pertinentes du Conseil de sécurité appellent les parties à négocier pour trouver une solution politique, pacifique, juste et durable. Dans cette optique, le Maroc a proposé en 2007, un plan d’autonomie négociable dans ses modalités de mise en œuvre. Cette proposition a marqué le sérieux de l’engagement marocain, qui a fait ici preuve d’un grand sacrifice puisqu’il a considérablement réduit sa marge de négociation au profit du bien commun. Les autres parties ont, quant à elles, campé sur leurs positions initiales et continuent de le faire jusqu’à ce jour.
 
Cette démarche du Maroc a été encouragée et continue de l’être à l’occasion de chaque résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies, depuis 2007. Celui-ci ne cesse de saluer la proposition d’autonomie, considérée comme crédible et sérieuse, ainsi que les efforts du Maroc dans ce sens.
 
Par ailleurs, les dernières résolutions de l’Assemblé générale des Nations Unies sur le Sahara se placent dans la droite ligne adoptée par le Conseil de sécurité et appellent à la poursuite des efforts engagés.
 
Dès lors, il est concevable qu’à la lumière des dernières résolutions du Conseil de sécurité, le Maroc soit la seule partie à avoir fait des efforts sincères et à s’être engagé de bonne foi dans les négociations en vue d’aboutir à une solution politique juste et durable. 
 
A partir de là, la position française ne peut être différente car elle est dictée par le bon sens, le respect des travaux des Nations Unies et le respect de la légalité internationale. Ainsi, lors de son allocution devant le parlement marocain en date du jeudi 4 avril 2013, le président français François Hollande a réitéré le soutien de la France à l’initiative marocaine pour la négociation d’un statut d’autonomie de la région du Sahara, qu’il a qualifié de « (…) base sérieuse et crédible en vue d’une solution négociée à la question du Sahara ». 
 
On peut alors se demander si les actions de dénigrement à l’égard de la France dans les médias algériens ne relèvent pas d’une tentative de diversion visant à détourner l’attention de la communauté internationale du travail malsain accompli par le clan algéro-polisarien dans les camps de Tinfouf.