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Analyses

Election de D. Trump : ubérisation ou le rejet de la politique

Essahal Mohammed



Essahal Mohammed
Essahal Mohammed
Voilà un homme inconnu dans le monde la politique commence sa compagne électorale sur un escalator d’une grande surface, il a réussi à évincer 16 opposants de poids lourd en les éliminant un par un, grâce à une communication plus proche et plus écoutée dans l’initiative d’une ubérisation de la politique.

Certes, c’est une candidature exceptionnelle qui a été beaucoup médiatisée, elle s’est soldée par une victoire qui ressemble à celle de l’année 2000, vu que la candidate Clinton a remporté le vote populaire, mais il reste insuffisant pour briguer le poste du président à la maison blanche, cependant, le collège électoral a voté massivement D.Trump.

Un candidat venant de la télé réalité qui croit fermement à l’ubérisation de la politique se présente seul contre les lobbies économiques, les établissements financiers et les ténors de la politique américaine, D.Trump, symbole du rêve américain, s’impose comme un candidat anti-establishment, un antisystème qui maintient la pensée unique, bref un candidat de la majorité silencieuse.

Il a réussi à sensibiliser la classe moyenne, il n’a pas besoin de la presse pour redorer son image et le présenter comme un véritable homme politique, c’est un homme de la négociation qui peut toucher toute la clientèle américaine, et en dix mois, il a sorti ses rivaux par Ko, il n’est ni vendable ni achetable, c’est un homme du 21éme siècle malgré ses 70 ans.

Certes, D.Trump est le candidat du changement, sa victoire a ébranlé tous les concepts classiques de la politique pour mettre le monde entier dans l’aléa politique où les invariants politiques qui réglementent la communauté politique internationale sont désormais dépassés.

Il a réussi à monter de doit l’échec de la pratique des sondages, comme il a méprisé les arabes, les migrants, les musulmans et etc.

Au contraire de sa rivale centriste qui s’est déplacé un peu vers la gauche grâce à Bernie Sanders, D.Trump, et malgré ses déclarations très violentes et parfois contradictoires, il a développé une communication très proche du citoyen électeur, sous le thème de la grande Amérique forte, il a cassé les codes de la politique américaine même si ses promesses restent difficiles à appliquer comme :

Placer l’intérêt américain en premier lieu,
Se dégager de tous les conflits sans expliquer comment, et à quel prix,
L’OTAN n’est qu’un gouffre financier,
Supprimer l’agence de protection de l’environnement, et abolir l’accord de Paris sur l’environnement,
Revoir tous les accords passés par les USA,
Tourner le dos à l’atlantique et au moyen orient vers le pacifique là où le marché économique indochinois vaut plus de 3,5 milliard de dollars.

Concernant son programme économique, il se focalise particulièrement sur :
Le protectionnisme économique, et la baisse des impôts de 45% à 15%
Surtaxer les produits chinois, Faire revenir les entreprises délocalisées,
Rénover les infrastructures du pays.

Un programme difficile à appliquer, mais il table sur la croissance pour enrichir les américains au contraire de sa rivale Clinton qui parle d’un salaire minimum, ainsi cette élection a bien démontrée que les américains sont plus divisés que l’on pense, mais il reste un choix démocratique, qu’il faut respecter, et en tirer les conséquences.

Ce qui est très important dans le système partisan américain c’est que lendemain des élections on dépasse les clivages politiques pour honorer la patrie et se mettre rapidement au travail sur les questions importantes.

D.Trump reste un homme sans expérience politique et la question du pouvoir se pose lourdement sur le parti républicain, sachant pertinemment le problème du choix de sa future administration, là où presque 4000 fonctionnaires vont faire leurs valises, contrairement à Hilary Clinton, qui avait quasiment préparé son administration.

D. Trump, a pu déjouer toutes les pronostics, en amenant les Etats «swingers » à voter républicain ce qui a provoqué un séisme électoral, même dans l’Arkansas fief des Clinton, au moment où le président Obama en fin de mandat est toujours très populaire, ce qui a été renié par une victoire historique, d’où, l’incertitude qui règne.

L’onde de choc se propage du Mexique, en Europe et au moyen orient, le couple franco-allemand se trouve dans une situation gênante à cause de leur politique migratoire, ce qui exige de l’Europe une réponse rapide et forte comme le caractère fort de D.Trump.

Les sondages d’ELABE montrent que 78% des français, ne sont pas satisfaits de l’élection de Trump, alors que 54% estiment que les relations avec les USA vont se dégrader, pendant que l’inquiétude règne dans le secteur des PME français.

Enfin est ce que la France pourra-t-elle subir l’effet Trump qui est le choix de l’inconnu qui a beaucoup donné de l’enthousiasme à madame le Pen pour emboiter le pas vers l’Elysée, alors N.Sarkosy estime que cette majorité silencieuse l’emmènera lui aussi au pouvoir.