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Sahara

Algérie: le chef du Polisario exulte après l’éviction de Saïdani

Khalid Ibrahim Khaled



Dans les rangs du Polisario, la joie est à son comble après le limogeage de Ammar Saïdani, désormais ex-secrétaire général du FLN algérien dont l’éviction, présentée par les relais du régime comme une simple démission, fait tout simplement sourire en Algérie.

Pas même le chef du mouvement séparatiste Brahim Ghali n’a pu cacher sa jubilation de voir la bête noire du Polisario enfin débarqué, selon des sources bien informées dans le QG du mouvement séparatiste à Tindouf. C’est que Ammar Saïdani faisait réellement trembler toute la direction du Polisario. Depuis sa fameuse déclaration du 9 novembre 2015 sur Ennahar TV, Saïdani était devenu le personnage politique algérien la plus haï par le Polisario.

Mais était-il réellement conscient du pétrin dans lequel il mettait le pied lorsqu’il a lancé sur un ton évasif qu’il avait « des choses à dire » sur la question du Sahara occidental, mais qu’il ne les dirai pas (…) de peur d’entraîner le pays dans une autre voie » ? En tout cas, du côté des généraux algériens, l’insinuation de Saïdani avait été ressentie comme une menace à part entière.

Pour les hauts gradés des services de renseignements militaires (ancien DRS), Saïdani était allé trop loin en suggérant en des termes à peine voilés que l’Algérie observe la neutralité dans le dossier du Sahara. La réponse ne s’était d’ailleurs pas fait attendre, les services secrets, dirigés désormais par Athmane Tartag, ont aussitôt tiré une première salve.

Le message avait alors été envoyé par le biais d’un site électronique du Polisario, qui a juxtaposé la photo de Ammar Saïdani avec celle de l’ancien président Mohamed Boudiaf, assassiné en 1992. Plus qu’une menace, le message était un véritable tir de sommation.

Il a fallu qu’il s’en prenne à nouveau, le 6 octobre dernier, au général Tewfik, l’ancien patron du DRS appelé Rab Dzaïr (le Dieu de l’Algérie) pour que Saâdani se voit finalement catapulté hors du cercle du pouvoir.
 
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