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Sahara

Algérie- Polisario: Qu’est ce qui fait courir Lamamra ?

Khalid Ibrahim Khaled



Le retour prochain du Maroc au sein de l’Union Africaine devient une préoccupation obsédante pour Alger. Pour s’en convaincre, rien qu’à observer la fièvre qui s’est emparée de la machine diplomatique algérienne, puisqu’elle ne recule même plus devant les méthodes les plus éculées pour tenter d’enrayer une dynamique qui est en train de laminer le Polisario.

L’agitation actuelle du chef de la diplomatie algérienne est à situer dans ce contexte. Ramtane Lamamra n’a pas hésité à défier le ridicule pour réunir précipitamment un colloque dans la capitale algérienne, auquel il a accolé le qualificatif pompeux d’international. Le thème désigné pour cette rencontre, qui s’est déroulée le 29 novembre dans l’anonymat international le plus complet, n’est pas moins ampoulé: « contribution de l’Algérie à la décolonisation en Afrique ».

En fait, le chef de la diplomatie algérienne prend le train en marche. Piqués au vif par le succès des visites du roi Mohammed VI dans un grand nombre de pays africains, dont beaucoup ont au passage révisé leur soutien au Polisario, les algériens veulent jouer sur le même terrain que le Maroc.

Lamamra a ainsi promis une prochaine rencontre économique à Alger, avec l’objectif prétentieux de promouvoir la coopération entre les hommes d’affaires algériens et leurs homologues africains, d’explorer les opportunités d’investissement au service « des intérêts communs des peuples africains ».

Mais la ficelle est un peu grosse et les quelques assistants au colloque avaient vu Lamamra venir. Celui-ci n’a pas tardé à annoncer que cela était tributaire du soutien des peuples du continent à la cause du Polisario et à la solidarité avec la république sahraouie, la RASD.

Pourtant, l’activisme de Lamamra en faveur d’une république théorique méconnue de l’Onu et de toutes les grandes capitales, ne s’arrête pas là. Le diplomate algérien en chef continue de manœuvrer en connivence avec la présidente de la Commission de l’UA.

Car après avoir retardé arbitrairement la diffusion de la demande du Maroc aux pays membres pour la réintégration de l’organisation panafricaine, Nkosazana Dlamini-Zuma a rejeté en totale contradiction avec son devoir de neutralité, les lettres de soutien au Maroc émanant des Etats membres de l’UA.

Mais à ce niveau, le Maroc demeure serein. Il dispose du soutien d’une large majorité d’Etats membres, supérieure à celle requise par l’Acte Constitutif de l’UA. Et tous ces Etats membres ont communiqué à Mme Zuma des lettres de soutien, formelles et juridiquement valides, à la décision du retour du Maroc à l’Organisation panafricaine dès le prochain Sommet, soit en janvier 2017.

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